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Le même refrain

Pour son dépoussiérage de mi- carrière, la Lexus IS s’est offert un bouclier avant bien plus agressif, le regard se veut encore plus félin pendant que l’arrière s’est vu légèrement corrigé à travers un bouclier redessiné et des feux revus. Rien de révolutionnaire mais en s’accompagnant de jantes noires (qui restent pour moi définitivement associées aux roues des pneus hiver qui enlaidissent tant les voitures), elle renvoie une impression de sportivité auprès des amateurs qu’il faut immédiatement contredire.

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Mais avant de parler de son comportement, installons-nous à bord pour découvrir un intérieur lui aussi retravaillé. Comme toujours chez Lexus, les lignes se multiplient et cela nuit à la pureté des lignes de la planche de bord. Il faut un certain temps avant de comprendre le fonctionnement du système multimédia caractérisé par un grand écran qui, dans la version 2017, est utilisé dans son entièreté. Le joystick s’avère bien pratique et tout se commande, finalement, depuis la console centrale.

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La position de conduite est bonne et le conducteur se retrouve parfaitement installé dans son cocon avec, face à lui, deux cadrans indiquant d’un côté la vitesse et de l’autre, à la place du compte-tours qui n’apparaît qu’en mode Sport, un indicateur du mode de conduite. Malheureusement, il n’est toujours pas possible d’afficher la vitesse réelle en chiffres ce qui devient rare de nos jours.

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Comme toujours avec les modèles hybrides de la marque, le démarrage se fait en électrique. Le moteur thermique se met en route assez rapidement par la suite mais le silence global demeure impressionnant et participe grandement au confort général offert par la voiture. Le tout incite à une conduite calme et tranquille parfaitement raccord avec la circulation actuelle.

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Ce qui nous pousse à nous interroger sur la pertinence du mode Sport qui cohabite avec les modes Eco et Normal. Il est également possible de désactiver l’ESP mais l’on a vite le sentiment de brusquer la mécanique. Les pneus crissent même si le châssis est bon et les palettes au volant ne gomment pas la sonorité déconcertante de la boîte. Il faut dire que la voiture pèse 1700 kg et que la puissance n’est jamais que de 223 ch. Bref si vous aimez vous éclater de temps en temps au volant, passez votre chemin.

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Mais soyons sérieux, le public-cible de cette voiture est plutôt âgé et adopte majoritairement une conduite tranquille. Le conducteur et ses passagers profiteront au mieux du confort général de la voiture. Les sièges tissus-cuir qui équipaient la voiture essayée proposaient un confort certain sans être des champions du maintien. A l’arrière, la place n’est pas exceptionnelle mais le coffre propose une contenance assez intéressante de 450 litres avec un dossier de banquette arrière rabattable ce qu’il faut souligner si l’on tient compte de la présence des batteries Ni-Mh.

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Du côté des consommations, il faut tabler sur 7,2 l/100 avec, pour notre part, de longs déplacements rapides sur autoroute et des trajets 100% urbains. Il s’agit de chiffres assez intéressants même si la baisse des tarifs de l’essence est encore beaucoup trop lente par rapport au prix du Diesel pour soutenir pleinement la démarche de Lexus. L’annonce récente de Volvo concernant l’arrivée de l’électricité sur tous ses modèles à partir de 2019 semble pourtant donner raison au précurseur nippon.

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Au rayon du tarif, si Lexus précise qu’il y a déjà une Lexus 300h pour 31.900€, il faudra compter 37.490 euros pour acquérir cette version et si vous ajoutez quelques options comme la finition Dynamic Line qui était la nôtre, le toit ouvrant, la peinture métallisée et le Premium Navigation Pack, vous atteindrez 49.150€! Un prix qui reste raisonnable face à la production allemande visée par la berline japonaise.

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Conclusions

Cette nouvelle IS300h ne révolutionne pas l’espèce des berlines hybrides. Et cette maudite boîte de vitesses de type CVT continue à nous irriter. De quoi gâcher tout plaisir de passer en mode Sport et de tenter de jouer avec les palettes au volant. Tout est trop aseptisé, linéaire. Et l’on revient à la position normale du bouton commandant les modes de conduite. C’est finalement celle qui convient le mieux à la Lexus IS300h. Elle lui permet de profiter de sa puissance si le besoin se fait sentir tout en jonglant parfaitement entre l’utilisation du système hybride pour recharger la batterie en descente, se déplacer en tout électrique en ville ou encore utiliser toutes ses ressources sur demande. Le mode Eco est, à l’image du mode Sport, trop extrême et donne très vite un sentiment de danger à cause d’une lenteur excessive.

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Lignes originales

Grand confort

Prix et conso contenus

-

Plaisir absent

Habitabilité arrière

Poids de l’ensemble

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16:52 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lexus, is, 300h, essai, test, semaine, volant, confort, consommation, dimensions, chiffres, berline, japonaise, 2017, raodtest | | |

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La nordique attitude

Que de chemin parcouru par la marque suédoise depuis son acquisition par les Chinois de Geely en 2010. La gamme a été entièrement renouvelée et autant dire que Volvo joue désormais avec de nombreux atouts dans ses mains. A l’image de cette berline S90 particulièrement statutaire dans la variante Inscription très riche en équipements.

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Elle en impose cette suédoise dans sa robe noire et chaussée de jantes de 20 pouces. Elle dégage une classe folle face à des concurrentes allemandes parfois trop ostentatoirement vulgaires. Certes, les lignes sont un peu taillées à la hache d’un bûcheron nordique mais en mouvement, elle est plutôt réussie cette S90. Et puis sa signature lumineuse est incomparable.

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L’intérieur est à la hauteur des prétentions haut de gamme de la voiture avec des matériaux flatteurs comme le cuir et le métal. Les ajustages sont soignés et si la voiture de presse qui nous a été confiée affichait 20.000 km, il faut avouer qu’elle a plutôt bien résisté aux traitements de mes collègues.

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Dans l’habitacle, l’ambiance est chaleureuse et on apprécie le grand écran tactile vertical de série. Il faut un peu de pratique avant d’en maîtriser l’usage mais les geeks apprécieront son fonctionnement très typé tablette Apple. Le démarreur est situé entre les sièges avant, comme sur certaines Saab, mais se passe de clé.

Très bien équipé, notre modèle d’essai avait droit à une sono délirante de 1400 Watts signée Bowers & Wilkins, capable de rendre le son comme dans un studio ou une salle de concert selon vos envies… A l’arrière, l’espace est généreux pour deux adultes et j’ai facilement pu caser mon 1m86 derrière ma place sans changer les réglages ce qui est plutôt rare. On aurait juste apprécié des portières un peu plus larges pour faciliter l’accessibilité. Le coffre frôle les 500 dm3 et atteint la moyenne de la catégorie mais il faudra y plonger pour en atteindre le fond. Son ouverture est bien sûr électrique.

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Son 2.0 à 4 cylindres diesel se montre plutôt discret sauf à froid ou si vous grimpez dans les tours, ce pour quoi il n’est logiquement pas conçu. L’insonorisation est bonne dans l’absolu. Ce D5 à turbos séquentiels reprend fort dès 1500 tours/min et ne faiblit pas avant 4500. Rappelons qu’il développe ici 235 ch pour 480 Nm de couple. Un couple particulièrement généreux qui fournit des relances toujours faciles, même sur autoroute, mais cette S90 ne fait guère mieux qu’une E220d de 194 ch face au chrono. La faute à son poids élevé annoncé à 1815 kg. Mention bien pour le confort de notre modèle d’essai doté de suspensions pilotées en mode confort. Le mode sport change sensiblement la voiture en gommant pas mal de mouvements de caisse mais si la vivacité de la mécanique se trouve accrue, elle n’en devient pas pour autant sportive même si ses quatre roues motrices devraient vous conduire partout en tous temps.

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Parfaitement dans son époque, la S90 est dotée d’une multitude d’aides à la conduite qui donne lieu à des concerts de bruits en tous genres lors des manœuvres en ville. Sans parler de ce freinage d’urgence qui s’enclenche très souvent en ville en prenant les voitures stationnées pour des véhicules à l’arrêt! Heureusement qu’il est désactivable.

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Sur un tracé de plus de 800 km, nous avons consommé 7.4 l/100 en mixant des parcours autoroutiers à vitesse soutenue et des trajets urbains. Quant au tarif, il est voisin des grosses berlines allemandes qui sont en ligne de mire de la S90, à équipement équivalent. Ce haut de gamme est facturé 56.350 € auxquels il faut ajouter 3.900 € pour la finition Inscription et ses nombreux chromes extérieurs mais aussi son superbe cuir nappa et ses inserts en métal.

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Confort royal

Finition luxueuse

Moteur puissant

-

Profondeur du coffre

Systèmes de sécurité trop intrusifs

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10:33 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volvo, s90, d5, 4wd, bva, 8 rapports, diesel, 4 cylindres, 2.0, essai, test, semaine, 235 ch, 480 nm | | |

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Ceux qui me lisent régulièrement le savent, les SUV et moi, c'est la guerre ou presque! Heureusement que mon épouse est là pour me forcer, de temps en temps, à accepter les propositions malhonnêtes de certains importateurs toujours pressés de me refourguer leur camelote soiffarde, peu discrète et tellement ennuyante à conduire... Pourtant, cette fois, c'est moi qui ai appelé Renault pour demander à essayer leur dernière création, j'ai nommé le Scenic de quatrième génération.

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Depuis 1996, le monovolume compact de Renault trône en maître dans cette catégorie faisant le bonheur des pères de famille et autres bobos. Mais avec la concurrence des SUV, son étoile a un peu pâli. Le quatrième de la lignée tente donc de renouveler le genre en s’offrant une robe plus affriolante, clairement inspirée de celle de son grand frère l’Espace, avec des faux airs de SUV. Et je vous avoue que je craque! Joliment potelé et parfaitement assis sur ses grandes roues, le Scenic qui me fut confié durant une semaine ne m'a pas mis la honte comme pouvait le faire l'ancien, carré et peu gracieux, loin de mon image BCBG.

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Par contre, je reste toujours un fervent opposant à la politique des petites motorisations (downsizing) dans des voitures lourdes et peu aérodynamiques. Avec le petit 1.5 diesel qui équipait ma voiture d'essai, annonçant 110 chevaux, associé pour l’occasion à la boîte de vitesses à double embrayage EDC, je n'étais pas optimiste à l'heure d'en prendre le volant.

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Dans l'habitacle on retrouve quelques bonnes idées pratiques comme, par exemple, le vaste rangement coulissant entre les sièges ou la modularité des places arrière mais je ne suis vraiment pas fan des sièges. Leur assise est trop molle. Et si l’ergonomie des commandes est évidente, l’écran du GPS est positionné trop loin, et surtout, il est trop petit. Comme je privilégie toujours la position la plus basse au volant, je ne vois absolument pas les limites du véhicule à l’avant à cause de la profondeur importante de la planche de bord.

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C’est dommage car la visibilité périphérique est par ailleurs excellente, avec un angle mort de ¾ avant très limité. En revanche, c’est moins bien vers l’arrière. Les importantes surfaces vitrées apportent aussi une agréable luminosité: c’est agréable, mais je trouve la présentation un peu terne.

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Ce Scénic IV a tout de même quelques arguments à faire valoir: un confort de suspension plutôt prévenant en ville, malgré ses grosses roues de 20 pouces, et surtout une très bonne boîte à double embrayage, parfaitement adaptée aussi à un usage urbain. Mais il manque vraiment un moteur capable d’emmener l’ensemble. Le Scénic est tout de même assez lourd et là, c’est limite dangereux lorsqu'on tente des dépassements sans attendre une visibilité parfaite loin devant. Ou plus simplement lorsqu'on traverse un carrefour en pensant qu'on a le temps.

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Son seul atout passe évidemment par la consommation qui reste, pour beaucoup, le seul argument valable même si un moteur diesel coûte bien plus cher à l'usage qu'un essence. La tenue de route est saine, sans souci, mais le freinage n’est franchement pas terrible sur sol humide.

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A son volant, madame a apprécié la visibilité vers l'avant et la position de conduite élevée. Elle découvrait également les derniers systèmes d'assistance à la conduite présents sur ce Scenic à l'image du régulateur de vitesse adaptatif entre 50 et 160 km/h, d’un système de freinage actif d’urgence opérationnel de 7 à 160 km/h, de l’alerte de franchissement de ligne qui vient donner une vibration au volant, de l’alerte distance sécurité, de l’alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux ou encore de l’avertisseur d’angle mort. Bref, un véhicule qui sonne de partout et qui pousse le conducteur à s'occuper de tout autre chose que de sa conduite mais c'est un autre débat!

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Le prix de cette version du Renault Scenic est fixé à 28.900 euros tvac.

14:28 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, renault, scenic, dci, 110, edc, automatique, robotisée, traction, suv, monovolume, français, roadtest | | |

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Si le Rédacteur Auto a longuement patienté pour vous parler de la BMW M2, c’est qu’il souhaitait à tout prix la confronter à sa devancière, la terrible 1M. L’occasion s’est présentée il y a peu et c’est une nouvelle fois sur la piste de Philippe Ménage, à Hermalle-sous-Argenteau que les deux M se sont retrouvées. Dans des grands travers mais aussi sur les petites routes ardennaises pour découvrir si la nouvelle venue est mieux que l’ancienne…

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Au départ, en mettant les deux voitures l’une à côté de l’autre, on trouve que la M2 donne un coup de vieux à la 1M surtout de face. Mais finalement, en regardant plus longuement les deux voitures, on finit par apprécier davantage l’arrière de la 1M avec ses ailes élargies de 55 mm et son becquet arrière. La M2 possède également ses quatre sorties d’échappements et ses ailes bodybuildées mais cela donne une impression plus policée à l’arrière en tous cas.

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Au niveau des mensurations, la 1M se révèle plus courte, moins large et aussi haute que la M2. L’exemplaire de la 1M que nous essayons s’offre un superbe toit en carbone, les rétroviseurs assortis et des jantes anthracite qui lui vont à ravir. La M2 est moins chanceuse de ce côté-là, BMW Belgique ayant choisi de la doter de pneus hiver au diamètre fortement réduit. Autrement, les deux voitures s’offrent la même monte pneumatique en 245/35 & 265/35 (Z)R19.

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A l’intérieur, les années qui séparent les deux produits munichois ne sont peut-être pas nombreuses mais elles sont plutôt marquées à la charge de la 1M. Certes, la finition est soignée et les ajouts en alcantara lui vont bien. Pour le reste, c’est signé BMW donc c’est sérieux et costaud. Des surpiqûres rouges viennent mettre de la couleur dans l’ensemble et la jante du volant, plus épaisse que dans la M2 nous plait davantage. Les sièges auraient pu être plus étroits pour mieux nous maintenir mais ils ont ainsi l’avantage de correspondre à tous les utilisateurs ou presque.

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Cette 1M affiche un petit 30.000 km au compteur et il faut avouer qu’elle a bien vieilli même si son propriétaire en prend particulièrement soin. Ce qui est amusant, c’est que la M2 de presse affiche plus de kilomètres. Son habitacle est plus bling-bling, comme le veut la mode actuelle qui privilégie les m’as-tu vu, mais en y regardant de plus près, la qualité n’est pas nécessairement meilleure que dans l’ancienne. Certes, la console centrale est redessinée, les boutons de l’airco et de la radio se sont inversés et le tout se veut plus dynamique dans le style mais pour le reste, l’évolution n’est pas flagrante. Ici,  les surpiqûres sont bleues. Toutes deux offrent de vraies places arrière ce qui n’est pas le cas de bon nombre de coupés. Leur coffre est également fonctionnel avec 370 litres pour la 1M et 390 pour la nouvelle.

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Sous le capot de ces deux monstres, nous retrouvons un six en ligne de 3.0 litres mais il est à double turbo en parallèle dans le cas de la 1M pour une puissance de 340 ch à 5.900 trs/min. Il est accompagné d’une boîte manuelle au sixième rapport inutile si ce n’est d’abaisser le régime pendant les fameux cycles d’homologation. Du coup, la troisième connaît une chute de régime avec laquelle il faut composer mais le couple fait alors des miracles. La solution du double turbo permet de développer une puissance plus élevée à haut régime en se débarrassant du fameux temps de réponse propre au turbo unique sans parler d’un encombrement moindre par rapport au gros turbo nécessaire pour atteindre pareille puissance.

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Pour la M2, BMW fait appel à un turbo à double entrée (twin scroll) qui est alimenté en gaz d’échappement par deux conduits séparés jusqu’à la turbine. Celle-ci reçoit ainsi une pulsation à chaque combustion du moteur pour un temps de réponse réduit à bas régime. La bleue propose ainsi 370 ch à 6.500 trs/min. La boîte de vitesses manuelle de cette voiture de presse était plus que fatiguée car nous avons rarement conduit une BMW avec un levier aussi peu ferme avec une fourchette de rapports à la sensation plus que floue…

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Le freinage a souvent été critiqué chez BMW et c’est vrai que dans le cas de la 1M, les disques ventilés et percés sur bol en aluminium sont malheureusement pincés par des étriers flottants. Autant dire qu’ils chauffent vite et qu’il ne faut pas compter sur eux trop longtemps. Une nouvelle fois, avec la M2 et malgré ses énormes disques pincés par des étriers à quatre pistons à l'avant, nous avons dû composer avec un système de freinage passablement éprouvé mais qui a toujours répondu présent lors de notre habituel parcours d’essai sur lequel nous attaquons très fort!

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Et c’est véritablement là que la M2 se révèle. Plus légère que la M4, plus compacte aussi, elle se révèle très efficace sur la route. Son comportement est naturellement sous-vireur et la teutonne est insensible au lever de pied ou au placement aux freins. Reste son comportement sur le bosselé qui ne nous a pas contraint à lever le pied mais qui nous a soudainement fait comprendre que certaines routes de notre habituel tracé étaient particulièrement défoncées.

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Notre passager d’un jour aura eu son lot de sensations fortes mais jamais la BMW ne s’est retrouvée en mauvaise posture! En fait, cette sportive est policée avec des systèmes d’aides à la conduite dignes des Série 1 diesel qui polluent nos routes. Nous avons ainsi été particulièrement surpris lorsque la M2 a freiné à notre place lors d’un dépassement retardé à l’extrême sur l’autoroute. Un comble pour une voiture avant tout destinée aux amoureux de pilotage et surtout, à ceux qui savent encore conduire sans gsm à la main ou autres babioles distrayantes… heureusement, ces bretelles électroniques sont encore déconnectables.

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Le bosselé, c’est également ce qui pose problème à la 1M. Son propriétaire nous a raconté qu’il avait été contraint de laisser filer une 120d sur des petites routes tortueuses de la province du Luxembourg, sa 1M ayant tendance à exploiter toute la largeur de la route dans le bosselé. Plus rigide que la M2, la mamy se veut plus extrême, plus pointue. Elle s’adresse aux vrais spécialistes de la propulsion qui ne seront pas effrayés par d’éventuels coups de raquette car elle se révèle bien moins prévenante que la nouvelle arrivée. Le freinage de l’ancienne est également moins efficace mais les rapports de sa boîte manuelle se montrent mieux verrouillés. Et la poussée du moteur de la 1M est également plus extrême, plus violent avec un véritable coup de pied aux fesses lorsqu’on accélère à fond. La M2 est nettement plus linéaire mais sa sonorité est plus réussie!

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Conclusions

Vous l’aurez compris, même si elles sont affiliées, ces deux BMW se révèlent bien différentes. La M2 répond à une époque où tout est davantage aseptisé, où l’on tente de ne froisser personne. Elle s’équipe de tous les systèmes de sécurité en vogue, coupe même son moteur aux feux et peux se montrer discrète en fonction de la couleur qu’elle adopte. Mais elle reste une belle machine à plaisir lorsque le terrain s’y prête et enchantera son propriétaire par le son de sa mécanique, le côté joueur de son comportement ou encore sa relative fonctionnalité. Mais la boîte manuelle peu précise et son freinage peu endurant terniront le tableau. Par contre, nous n’avons rien à reprocher à la direction qui manquerait de sensibilité selon certains collègues.

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En face, l’ancienne ne manque pas d’arguments. Plus extrême, plus tranchée, plus virile, elle procure un plaisir révolu à celui qui la maîtrise. Celui de dompter une machine de caractère même si certaines aides électroniques sont déjà présentes. Comptez 50.000 euros pour acquérir une voiture qui devrait devenir collector, BMW n’en ayant produit que 2.700 unités!

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08:50 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bmw, m2, 1m, match, rencontre, test, essai, double, allemande, 6 cylindres, nouvelle, ancienne, moderne, biturbo, coupé, sportif | | |

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Lancée en 2013, la deuxième génération du Ford Kuga s’est offert, à la fin de l’année dernière, un rafraîchissement bienvenu. Extérieurement, c’est essentiellement la calandre et les phares qui ont été retouchés pour davantage ressembler au gros Edge. C’est plutôt réussi tandis qu’à l’arrière, le dessin des feux a lui aussi évolué. De profil, on constate que les passages de roues sont plus marqués. Pas de doute, le Kuga gagne vraiment en caractère et ce, sous tous les angles.

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Avec ses 4,52 m de long, le Ford est l'un des SUV les plus grands de sa catégorie mais son habitacle n’est pourtant pas le plus spacieux. Avec 456 litres son coffre s'avère moins volumineux que bon nombre de concurrents, et même que le Renault Kadjar pourtant 7 cm plus court (472 litres).

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Mais le nouveau modèle répond néanmoins à un autre reproche de la clientèle en soignant l'ergonomie de son système multimédia. Le Kuga inaugure en effet la troisième génération du système «SYNC3». Premier constat, la nouvelle interface gagne en ergonomie grâce à une épuration des commandes. Le système devient bien plus intuitif en ne conservant que les commandes principales sous forme de boutons. Le restant étant accessible depuis l'écran tactile, qui lui aussi s'améliore en gagnant en rapidité et fluidité.

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L'autre nouveauté est sa compatibilité avec Apple Carplay et Android Auto. Certaines applications de votre smartphone deviennent désormais accessibles depuis l'écran de l'ordinateur de bord. Et on peut donc y accéder sans quitter les yeux de la route. D'ailleurs, dans la même optique, les commandes vocales deviennent plus évoluées. Vous pouvez désormais indiquer par exemple au système que vous avez besoin d'un café et il se chargera de trouver un bar dans les environs.

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Le véhicule que Ford nous a proposé était motorisé par le nouveau diesel de base, le 1.5 TDCi 120 ch, qui remplace le 2.0 TDCi de 136 ch. Le couple est également en baisse en passant de 330 à 270 Nm. Nous sommes contre le downsizing parce que nous restons persuadés que des petits moteurs dans des voitures toujours plus lourdes entraînent inexorablement des consommations en hausse et une usure des pièces plus importante. Mais ne soyons pas toujours négatifs. Il faut avouer que ce petit moulin s’en est bien sorti aux allures légales. Et que le confort de ce Ford Kuga est appréciable.

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Avec ce petit moteur, le Ford n'est disponible qu'en deux roues motrices et boîte manuelle à six rapports. De quoi alléger l'ensemble même si le poids de ce SUV est tout de même annoncé, à vide, à 1.591 kg. Autant dire que cela se ressent lorsque vous tenter d'hausser le rythme. Alors très vite, vous revenez à des intentions plus sages, ce genre d'engin n'étant pas destiné à battre des records dans la spéciales de Wanne...

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Nous avons parcouru quelques 700 km avec aisance pour une consommation de 6,5 l/100 km en cruisant la plupart du temps. La finition de l’habitacle est correcte et les rangements sont en nombre suffisant. A l’arrière, deux adultes seront à leur aise mais l’assise de la banquette est mince et dure. Le coffre est bien carré, bien conçu: les dossiers arrière sont inclinables en deux positions pour accroître si besoin le volume d’emport tandis que l’aire de chargement reste plane quand la banquette est rabattue. La manœuvre s’effectue automatiquement, à l’aide d’une manette. Un petit rabat vient alors masquer la jointure entre plancher de coffre et dossiers: un détail, certes, mais qui met en confiance et prouve le soin apporté par Ford à la finition du Kuga.

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Le succès des SUV ne cesse de croître même si nous restons largement dubitatifs face à ce phénomène de mode. A nos yeux, une berline ou un break ont bien plus de classe qu’un engin surélevé au look souvent agressif. Les rivaux du Kuga sont donc légion à l’image du Hyundai Tucson (4,48 m, 488 l) qui cartonne en Belgique depuis quelques mois. Il est moins plaisant à conduire que le Kuga, son 1.7 CRDi 115 est mou à la relance. Mais il serre ses tarifs à 26.599 € dans sa finition Style. Le KIA Sportage est également à la fête en Belgique et s’affiche à 25.490 € en Lounge avec les mêmes caractéristiques techniques que son frère coréen.

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Du côté des Japonais, on pense avant tout au Mazda CX-5 (4,56 m, 463 l de coffre) qui vient de s’offrir un lifting lui aussi mais dont le gros diesel 2.2 de 150 ch n’est guère adapté aux taxes de notre royaume. Son tarif débute à 28.590 €. Chez les Européens, le Renault Kadjar (4,45 m, 472 l) est plus proche du public belge: 26.200 € en 1.5 dCi 110 ch, 29.000 € à son deuxième niveau de finition, Bose Edition. Chez Peugeot, l’ennemi s’appelle 3008 (4,45m, 520 l) et il démarre à 29.600 € en 1.6 BlueHDi 115 ch Active.

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Le New Kuga essayé en finition haute, Titanium, était affiché à 29.100 € mais avec les options dont nous disposions (Winter Pack, Lane Keeping System, Active Park Assist, BLIS et système de navigation) il revenait à 33.689 €.

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Look affirmé

Confort inattendu

Connectique à la page

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Aucun agrément de conduite

Prix avec options

Confort places arrière

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15:00 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, ford, kuga, 1.5, tdci, 120, 2wd, route, semaine, test, concurrence, 2017, new, nouveau, relifté | | |

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On le dit souvent des voitures italiennes, avec elles, tout est dans le style. Et une nouvelle fois, force est de constater qu’Abarth n’a pas raté son objectif avec cette 124 joliment relookée qui attire tous les regards. Avouons néanmoins que les échappements jouent également un rôle dans cet intérêt pour le petit roadster italo-japonais. On en regrette presque de ne pas pouvoir vous transmettre le son à travers les mots...   

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Si vous vous intéressez un temps soit peu à l'industrie automobile, vous n'êtes pas sans savoir que la Fiat 124 Spider est une Mazda MX-5 joliment retravaillée par Fiat qui en a profité pour glisser sous son capot le petit 1.4 Turbo fabriqué en Italie. Un moteur qui profite de son turbo pour se montrer vif et alerte. C’est celui-là que nous retrouvons sous le capot noir mat de l’Abarth 124, porté à 170 chevaux. A l’extérieur, les différences sont évidentes: capot et couvercle de malle noirs mat (optionnels mais tellement Seventies), échappement sport Record Monza, jantes spécifiques et étriers de freins Brembo.

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Touches d’alcantara

A l’intérieur, les différences avec la 124 classique sont minimes. Certes, les sièges badgés Abarth sont spécifiques et quelques mesquines touches d’alcantara viennent donner un petit supplément d’âme et se voient complétées par un cadran rouge pour le compte-tour central tandis qu’une plaque numérotée est collée sur le couvercle du vide-poche placé entre les deux sièges. Le volant, uniquement réglable en hauteur, ne peut cacher ses origines japonaises au même titre que les différents boutons de commande.

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La position de conduite est satisfaisante même pour les grands gabarits mais à droite, le passager doit composer avec la largeur du tunnel central qui réduit la place pour ses pieds. La qualité de fabrication est plutôt bonne mais les espaces de rangement manquent cruellement et le volume du coffre est toujours minimaliste. De Mazda, l’Abarth a également hérité du système simple et génial d’ouverture manuelle de la capote en restant assis. On déverrouille au centre, on lance la capote en arrière et on l’aide à se coincer dans son emplacement. Facile, rapide et sans risque de panne.

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Plein pot!

Il suffit d'actionner le démarreur pour comprendre que cette Abarth 124 Spider a son caractère bien à elle. L'échappement émet un son rauque tout sauf discret, inévitable signature acoustique des Abarth contemporaines! S'il est amusant, ce bruit finira cependant par indisposer durant les longs trajets, tant ce bourdonnement devient envahissant à la longue. Vous l’aurez compris, cette 124 Spider est destinée aux excursions sur petites routes et donne envie de se lâcher dès que possible.

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Le moteur 1.4 MultiAir de 170 ch n'est pas un grand amateur de hauts régimes, mais son turbo offre un couple généreux (jusqu'à 250 Nm en mode Sport) et le poids-plume du cabriolet (1.060 kg) lui permet d’offrir des sensations. Malheureusement, la boîte automatique qui équipait notre modèle d’essai lissait fortement les sensations et ce ne sont pas les palettes minuscules placées au volant qui donneront un caractère plus sportif à une transmission destinée avant tout aux Américains.

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Au rayon des performances, l'Abarth 124 Spider revendique le 0 à 100 km/h en 6’’8, soit une demie-seconde de mieux que la Mazda MX-5 2.0 de 160 ch. Pour mieux tester les capacités de cette propulsion, nous avions rendez-vous sur la piste détrempée du Centre de Maîtrise du Volant à Hermalle s/Argenteau. L’occasion de prendre l’avis de Philippe Ménage, le propriétaire des lieux.

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Trouver le mode d’emploi

’’Equipée de pneus Pirelli Sotto Zero particulièrement accrocheurs sur la pluie, il n’est pas facile de la faire décrocher sans la forcer. Il faut user abondamment de l’appel/contre-appel mais aussi atteindre une certaine vitesse sous peine d’un fort sous-virage. Un comble pour une propulsion. Cette boîte automatique à six rapports n’est pas non plus idéalement étagée pour ce genre d’exercice parce que la deuxième vitesse est en plein dans la zone creuse du bloc Fiat. Mais une fois le mode d’emploi intégré, on s’amuse au volant et l’amplitude du rayon de braquage permet de l’emmener loin en survirage avant de partir en tête à queue. La présence d’un autobloquant est salutaire pour profiter au mieux de la puissance sur les seules roues arrière.’’

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Sur route ouverte, l'avantage de ce moteur turbo demeure son couple. Le roadster Abarth joue les ballerines en valsant de virage en virage avec délice. La direction est douce mais précise et suffisamment informative, tandis que la position de conduite très reculée permet de sentir au mieux les déhanchements du train arrière. L'Abarth 124 Spider s'apprécie alors pour ce qu'il est: un délicieux jouet pour adultes. A 42.000 euros, cela commence à compter mais le prix de l’exclusivité est toujours justifié! (Photos: Jordan Dozin)

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21:11 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abarth, 124, spider, new, cabriolet, deux, places, italie, 1.4, turbo, essence, 170, chevaux, essai, test, roadtest, piste, maîtrise, cmv, hermalle, argenteau | | |

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Il pleut sur Francorchamps le jour où Wilfried Merafina m’a donné rendez-vous pour découvrir la jolie berlinette qui constitue le peloton de la Lamera Cup disputée en France. Une silhouette propulsion de 300 chevaux sans assistance. Modestie et circonspection obligatoires!

L’ambiance est détendue dans le stand où je suis accueilli en ce jour pluvieux d’octobre. Ancien pilote de monoplace en France, Wilfried Merafina est heureux de faire découvrir son bébé à la presse belge mais aussi à des clients potentiels. Il faut dire que la Lamera Cup 2017 passera par Francorchamps à la mi-mai. L’occasion pour certains pilotes du cru de découvrir une voiture sympa qui ne ressemble à rien d’autre.

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Tour du propriétaire

C’est Olivier Bouche qui m’accompagne pour découvrir l’exemplaire qui trône au milieu du stand. Pilote-amateur éclairé, le Marchois a déjà participé à quelques courses de la Cup et il se montre enchanté par l’expérience. Cinq exemplaires s’apprêtent à prendre la piste sous nos yeux. Il s’agit d’une silhouette dans le sens noble du terme avec un châssis tubulaire accueillant le moteur entre l’habitacle et les roues arrière. La carrosserie est en polyester mais contrairement à une Fun Cup, le capot est séparé des ailes arrière.

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Avec ses portes-papillon, elle offre un look très compétition. Cette architecture mécanique permet d’avoir un équilibre parfait de l’ensemble. La motorisation est signée Ford. Il s’agit de l’ancien 2.5 L 5 cylindres de la Focus RS abaissé à 300 ch. Le couple de 400 Nm est envoyé aux roues arrière sans le moindre artifice. Seule la direction assistée vient soulager le pilote mais pour le reste, c’est du pilotage à l’ancienne. D’autant que les pneus sont absolument de série, des Continental 245/35 R18. Les palettes derrière le volant nous plongent dans l’ambiance tandis que le volant est semé de boutons divers et variés.

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Consignes de prudence

«C’est vraiment dommage qu’il pleuve parce que tu ne pourras guère te faire une idée du potentiel de l’auto sur Francorchamps, nous confie Olivier. Tu dois absolument appliquer les règles du pilotage en freinant en ligne droite et en accélérant avec les roues droites parce que l’auto ne pardonne pas mais tu verras, elle est très progressive. Le moteur est très linéaire mais il pousse! Nous faisons deux saisons complètes avec, en respectant les prescriptions du constructeur. En 2017, le championnat visitera Magny-Cours, Francorchamps, Nogaro, Le Castellet, le Val de Vienne, Valence ou Jarama et Dijon. Cela représente 116 heures de roulage et 89 heures de course!

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La boîte est exclusivement conçue pour la Lamera et elle vient d’une société française qui s’appelle 3MO performance. C’est une Sadev mais moins coûteuse! Autre conception intelligente, les 4 demi-trains sont faits avec les même pièces. L’auto revient à 65.000 euros htva. Autant dire que le but n’est pas de faire de l’argent mais de vendre un service. La fiabilité est un impératif. Au niveau du comportement, c’est nettement mieux qu’une Fun Cup. Et c’est moins impressionnant qu’une TCR ou qu’un petit proto du Belcar. C’est un engin idéal pour les gentlemen drivers, que l’on peut mettre entre toutes les mains. Certains viennent faire une course sans avoir jamais couru de leur vie et n’en repartent pas traumatisés!»

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Visiblement le concept fonctionne bien chez nos amis français puisque ce sont des pelotons d’une trentaine de voitures qui prennent part à des courses de 10 ou 12 heures ce qui permet aux pilotes de maximiser le temps de roulage. Malheureusement, l’équipe de Merafina a connu un coup dur en début d’année lorsque l’atelier a brûlé, perdant une dizaine de voitures dans la catastrophe...

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Confiance progressive

L’heure est venue de plonger à bord. Pour les mécaniciens qui m’installent, c’est de la routine. Il s’agit pour moi d’embrayer en appuyant sur la manette de gauche et en tenant le pouce sur un bouton à gauche du volant. La position de pilotage est évidemment parfaite et la visibilité est bien meilleure que dans une Fun Cup d’autant qu’un écran centrale avec vision vers l’arrière via une caméra équipe la voiture. On se croirait à bord d’une GT3! Mais dans sa hâte, il oublie de me préciser où se trouve le bouton des essuie-glace. Je m’élance avec une certaine appréhension. Il faut dire que les voitures de course que j’ai fréquentées jusqu’à présent, même si c’était aussi des propulsions, étaient dotées d’ABS et d’ESP tellement rassurants lorsqu’il pleut!

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Je trouve le bouton des essuie-glace au milieu des Combes... ouf

Un tour pour tester le freinage et la tenue de route et j’y vais plus franchement dans la ligne droite des Combes. La puissance est bien présente et le passage des rapports est viril. J’adore cette commande de boîte sèche qui me rappelle celle de la Lotus Evora GT4. Les freins sont réglés sur l’avant et il faut vraiment doser la pression si on ne veut pas bloquer les roues. Je rétrograde et je remets les gaz une fois les roues droites en évitant au maximum les vibreurs. Il faut aussi rester hors-trajectoire et là, j’avoue que j’ai du mal. Il faut aussi éviter les vibreurs au moment de la ré-accélération.

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Les tours s’enchaînent, la confiance augmente et je double un beau paquet de voitures. Il faut dire que la fréquentation de la piste est variée avec des BMW, des Fun Cup ou encore des Porsche-taxis. Comme les mauvais pilotes, je suis très prudent en courbe et je profite de la puissance dans les lignes droites pour larguer tout le monde. Ou presque. Une autre Lamera me rattrape et au vu de ses trajectoires fantaisistes mais efficaces, je comprends rapidement qu’il s’agit d’un ‘‘vrai’’ pilote.

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L’analyse de Stéphane Lémeret

Le pilote-journaliste s’est élancé après moi et est rentré avant mais c’est bien lui qui m’a doublé. Pas assez amusante pour le pilote du TCR Benelux la Lamera?

«Non, certainement pas. C’est bien plus sympa que la Fun Cup que j’ai pilotée juste avant. Je ne suis pas étonné d’apprendre que les meilleurs tournent ici en 2’42’’ contre 2’59’’ pour la plus rapide des Fun Cup aux 25 Heures. Bref, c’est le chaînon manquant entre celles-ci et les voitures de type TCR ou même certaines petites GT qui peuvent effrayer les amateurs. Mais j’ai trouvé la direction un peu bizarre avec cette obligation de beaucoup tourner le volant pour enfin tourner. Du coup, on manque de précision pour viser la corde. Et puis je l’ai trouvée trop sous-vireuse à mon goût avec une répartition des freins trop axée sur l’avant. On dirait qu’elle manque de développement... Ou alors c’est un choix délibéré pour les pilotes qui ont pu la conduire aujourd’hui n’aillent pas se mettre dans les rails.»

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En effet, elle était très nettement sous-vireuse même si j’ai réussi à la faire légèrement survirer en remettant à dessein, les gaz trop tôt en sortant de la Source. Il faut dire que l’équipe n’était pas pressée de me faire rentrer aux stands et les 20 minutes prévues ont été largement exploitées. De plus en plus en confiance, j’étais au rupteur, à fond de sixième, au freinage des Combes aux alentours de 230 km/h. Mais même en choisissant de freiner au panneau 200 m, j’ai réussi à décrocher l’arrière mais en gardant un filet de gaz, l’auto s’est remise dans la trajectoire et je n’ai même pas pu signer un tête-à-queue, ce qu’un certain Jean-Pierre Van de Wauwer avait réussi le matin! Pour le reste, même une sortie bien trop large à Blanchimont n’a pas déstabilisé l’engin et j’ai, là aussi, gardé un filet de gaz pour revenir sur le parcours.

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Un produit convaincant

Vous l’aurez compris, j’aurais pu encore longtemps tourner mais il faut avouer que physiquement, cette Lamera est une vraie voiture de course. Même si la direction est assistée, elle demande une certaine poigne au niveau du pédalier. L’aileron n’est pas là pour amuser la galerie et son appui est bénéfique. En fait, ce sont les pneus qui limitent les performances de l’engin et qui réclament une certaine circonspection en courbe.

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Sur le sec, cela doit être une toute autre histoire et l’auto doit être particulièrement gratifiante. Comme nous le disait Olivier Bouche, elle permet de rouler à 90% sans se faire peur même si, comme toujours, seuls les vrais pilotes pourront en exploiter le plein potentiel. Et puis comme souvent avec ce genre d’essai, il est bien difficile de s’imaginer au coeur du peloton, au coeur de la course. Mais avec ses portes-papillons et son look à nul autre pareil, la Lamera séduit et pourrait bien attirer quelques compatriotes les 13 et 14 mai 2017 lors de son passage en Belgique sur le plus beau circuit du monde!

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18:58 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Circuit, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, course, spa, francorchamps, test, propulsion, lamera, cup, ford, 300ch, 400nm, france, pluie, track | | |

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Nous ne nous en cachons pas, au Rédacteur de l'automobile, on craque devant les Italiennes. Et je vous parle de voitures! Lassé par les éternelles BMW Série 3 et autres Audi A4 totalement semblables à celle du voisin, je préfère de loin opter pour une voiture originale. La Jaguar XE répondait déjà largement à ce critère mais cette année, c'est la nouvelle Alfa Giulia qui remporte mes suffrages à l'heure de choisir la voiture qui m'aura le plus marqué lors de mes essais 2016.

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Les lignes de la carrosserie sont superbes et les raccords particulièrement peu nombreux. Le capot est posé sur les ailes avant et la calandre est évidemment centrée sur le mythique triangle central sur lequel figure le sigle de la marque milanaise. Les lignes arrière sont également très épurées et les flancs sont joliment bombés. Notons néanmoins les joints de portière assez importants.

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Position de conduite

A bord, cela fleure bon le cuir et la couleur des sièges se retrouvent sur le tableau de bord et les contre-portes. En revanche, même si les plastiques moussés sont généreusement utilisés et plutôt bien assemblés, l’aspect du plastique de la console centrale autour du levier de vitesse, manque de cachet, sans parler de la solidité apparente des boutons placés sur cette console. À bord, malgré le fait que cette Giulia soit plus courte de quelques centimètres que les familiales d’outre-Rhin, elle offre tout de même trois à quatre centimètres supplémentaires pour les jambes des passagers arrière qui, après avoir franchi le maintien latéral un peu gênant lors de l’accès, seront bien installés.

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Mais les rangements auraient plus être plus nombreux et plus volumineux, tant dans les contre-portes que dans la boîte à gants. Face à lui, le conducteur retrouve une évocation des deux gros compteurs Alfa mais surtout un volant à trois branche au cerceau très fin qui appelle à la conduite. Cela tombe bien, c’est pour ça qu’on est là! Les sièges auraient pu offrir un maintien mieux marqué même si dans la plupart des cas, il s’avère suffisant.

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Où sont passés les 180 chevaux?

Malgré un poids très raisonnable pour sa taille (1.445 kg annoncés grâce à des portes, ailes avant et toit en aluminium), les relances du 2.2 diesel, tout de même vigoureuses, ne nous semblent pas complètement à la hauteur des 180 chevaux annoncés. Et le couple de 450 Nm qui les accompagne n’est guère perceptible. Certes, la molette DNA joue pleinement son rôle en offrant un ressenti bien plus dynamique dans le mode D mais la puissance nous semble plus proche des 150 chevaux. Peut-être est-ce l’excellente boîte automatique à 8 rapports d’origine ZF qui adoucit excessivement les choses?

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Sur la route, la Giulia se montre efficace et très stable grâce à son train arrière imperturbable. Et malgré l’absence de suspensions pilotées sur cette version, elle apparaît à la fois confortable et très bien amortie, y compris sur les déformations parfois sévères de notre essai. Travaillant avec une belle progressivité, les suspensions de notre Alfa ne sont jamais perturbées par les changements d’appui, même brutaux. Un joli travail des metteurs au point qui procure de surcroît une belle motricité permettant de ré-accélérer tôt pour ceux qui apprécient une conduite dynamique. Seul bémol, cette direction précise et très directe s’avère trop légère, y compris en appui, ce qui empêche de bien sentir le niveau d’adhérence et ses évolutions. Heureusement, l’ESP veille au grain et agit avec discernement, sans jamais être castrateur.

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Fantaisie interdite

Malheureusement, les amateurs de glisse en seront pour leurs frais puisqu’il n’est pas possible de déconnecter l’ESP. Ainsi va le monde actuel qui veut votre sécurité à tout prix! La sonorité de ce nouveau moteur diesel est assez présente à froid mais elle s’estompe avec la montée en température. Par contre, alors que notre exemplaire d’essai affichait un peu plus de 3.000 km, nous avons dû composer avec des coupures inopinées de l’écran central, nous privant de la radio avant de se rallumer quelques secondes après sans que nous n’ayons rien demandé.

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Affichée à 38.630€ en prix de départ, l’Alfa Giulia 2.2 JTDm 180 Super ECO (99g de CO²) est moins chère que l’Audi A4 2.0 TDi S-tronic S Line (45.587€) ou que la Mercedes C250d (43.923€) mais un rien plus chère que la BMW 320d à 38.390€ avec une boîte Steptronic. Pour prendre une autre propulsion aux dents longues, sachez qu’une Infiniti Q50 2.2d est à 37.500€ avec 170 ch et une boîte auto.

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Lignes réussies

Position de conduite

Comportement naturel

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Espaces de rangement

Volume du coffre

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19:36 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alfa, romeo, giulia, jtdm, 2.2, 180, ch, propulsion, nouvelle, essai, test, route, diesel, boîte, automatique, voiture, année, voiture de l'année, 2016, italie, berline, familiale | | |

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Ce n’est pas sans certains à priori que nous avons pris possession de cette Porsche 911 Carrera 4S Cabriolet. Trop grosse, trop banale, trop connue. Et puis le charme opère. Délicatement, inévitablement, insidieusement. Les kilomètres défilent, nos passagers s’emballent et puis l’envie de poursuivre la route toute la nuit. Quels sont donc les ingrédients de cette drogue savamment distillée?

Des lignes connues, un intérieur sobre et une sonorité trop étouffée seront les seuls défauts que nous retiendrons de cet essai. Autant les citer d’entrée de jeu pour ne plus y revenir par la suite. Parce que ces lignes connues depuis 50 ans font encore mouche auprès des passants. Il faut dire que le superbe rouge carmin de notre voiture d’essai plaisait beaucoup. Hérésie diront pourtant les tifosis! A l’intérieur, c’est effectivement très sobre et austère mais on se sent bel et bien à bord d’une 911. Petit bémol pour la largeur du combiné reprenant tous les cadrans face au conducteur. Certains indicateurs, comme le niveau du réservoir, nous obligeaient à nous pencher pour pouvoir les lire. Mais la finition est absolument sans défaut ainsi que la position de conduite bien aidée par les sièges sport à 2.500 euros!

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Confort remarquable

La première réflexion de nos passagers concernait d’abord le confort. Qu’ils viennent d’un coupé sportif ou d’une compacte, tous s’extasiaient devant le confort de cette 911 véritablement conçue pour avaler les kilomètres en toute sérénité. Nos mauvaises routes sont avalées en toute décontraction. Mais pour goûter à la quintessence de notre bolide allemand, il nous faut nous éloigner des routes encombrées. Nous plaçons la molette de sélection des programmes, positionnée sur le volant sport GT optionnel, sur S et le témoin de l’échappement sport s’allume tandis que le Start & Stop n’est plus disponible. La poussée est franche mais pas encore sauvage.

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Suffisante pour impressionner ceux qui n’ont pas l’habitude de tels engins surtout sur nos petites routes ardennaises. Mais il reste pourtant une étape à franchir en tournant à nouveau la molette d’un quart de tour pour la positionner sur Sport+. Là, la suspension durcit et la boîte passe en mode rapide, rétrogradant de plusieurs rapports pour nous offrir la pleine puissance. Les 420 chevaux du petit 3.0 turbo sont présents même si la sonorité n’impressionne guère. Si vous appuyez sur le centre du petit bouton en question, vous bénéficiez d’un boost de 20 secondes, histoire de dégoûter définitivement vos suiveurs.

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Freinage en béton

En décapotant, vous bénéficiez d’une visibilité améliorée, celle-ci n’étant pas le point fort du cabriolet lorsqu’il est couvert. Vous vivez alors les sensations au maximum et lorsqu’est venu l’heure de ralentir, vous pouvez toujours compter sur des freins très impressionnants. Les distances de freinage sont réduites comme jamais. Technologiquement, cette Porsche 911 Carrera 4S est assez impressionnante mais la place nous manque pour vous détailler le différentiel vectoriel de couple ou l’essieu arrière directionnel. Toujours est-il que même sous la pluie, cette 911 est absolument souveraine même s’il ne faut pas oublier la taille des Pirelli P Zero. Nous avons d’ailleurs réussi à l’embarquer, sur route détrempée, dans un travers joliment maîtrisé (et ce en mode Confort), preuve s’il le fallait encore que la répartition de puissance, malgré les quatre roues motrices, privilégie toujours le train arrière.

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Mais sous le soleil, elle est définitivement facile à conduire vite et ça, pour une 911, c’est un petit miracle. De quoi faire la moue chez les puristes. Qui regretteront également ce sifflement continu en provenance de l’arrière. Cette turbine qui siffle pour garantir un couple de 500 Nm disponible de 1.700 à 5.000 trs/min, soit tout bonnement la plage d’un Diesel ordinaire.

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Prix hallucinant

Affichée à 135.036 €, la Porsche dont nous avions hérité se voyait greffée de 37.000 € d’options pour atteindre la somme hallucinante de 172.000 € pour une Porsche dotée d’un petit 3.0 6 cylindres à plat de seulement 420 ch. Mais tout est payant à l’image de la bande pare-soleil sur le pare-brise (121 €), du régulateur de vitesse (363 €), des tapis de sol (205 €) ou encore de l’emblème Porsche sur les appuie-têtes (230 €).

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Le budget est conséquent mais le plaisir offert est incomparable en termes d’efficacité, de confort et de motricité malgré le petit bémol dû au manque de vocalises. A se demander si les échappements Sport facturés 2.843 € sont vraiment nécessaires…

+

Comportement magique

Freinage en béton

Confort de limousine

-

Sonorité discrète

Intérieur sobre

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21:00 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, routier, porsche, 911, carrera, 4s, cabriolet, new, nouvelle, 4wd, été, plaisir, 2016 | | |

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Face au scepticisme de certains à son arrivée, l’Audi R8 n’a pas tardé à opposer l’implacable vérité des chiffres pour s’imposer dans le monde des GT. Avec 27.000 exemplaires produits en huit ans, elle écrase la Lamborghini Gallardo, sa sœur de sang, construite à 14.000 exemplaires en… dix ans. Mais que va bien pouvoir apporter cette seconde génération? (Photos: www.alexisbernard.com)

Ne nous voilons pas la face, les évolutions stylistiques de cette deuxième mouture de la R8 sont subtiles. Certes en y regardant de plus près, on peut dénombrer de nouvelles plissures dans la carrosserie, les poignées dissimulées dans les flancs tandis que l’écope latérale est plus imposante et que le tout est élargi de 4 cm pour une longueur et une largeur inchangées. Cette version Plus est reconnaissable à son aileron arrière en carbone mais aussi à ses freins en carbone-céramique montés d’office.

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Un V10 sinon rien
Par rapport à sa devancière, la nouvelle R8 n’est plus disponible qu’avec un V10 atmosphérique. Un moteur comme on n’en fait plus, disponible en 540 ou 610 ch dans le cas qui nous occupe. Le vilebrequin à manetons décalés et l’ordre d’allumage spécifique lui donnent un tempérament digne d’une mécanique de compétition avec des envolées orgasmiques dans les très hauts régimes. Le rupteur se déclenche à 8.900 trs/min mais s’il est atteint à des vitesses vertigineuses cela se produit sans brusquerie. Il est accouplé à la boîte robotisée à double embrayage et sept vitesses. Celles-ci s’égrènent en programme auto D ou S et en fonction du mode choisi (confort, auto, dynamique ou individuel) sans oublier le bouton orné d’un drapeau à damier (mode Performance) qui vous propulse dans une autre dimension au niveau de la vitesse de passage des rapports, du comportement relâché ou encore du son. Vous pouvez également opter pour les palettes, une nouvelle fois trop courtes à notre goût, pour reprendre la main sur l’automatique.

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Performances ahurissantes
Incroyable! Certes, nous ne testons pas des V10 toutes les semaines mais de mémoire d’essayeur, nous avons rarement goûté à un moulin aussi performant. Et si la météo n’était pas avec nous durant notre essai trop bref, les chronos annoncés par Audi semblent néanmoins parfaitement plausibles. En effet, le 0 à 100 km/h annoncé en 3″2 est jouable tandis le km DA est parcouru en 19″6. Les autoroutes allemandes nous ont permis de grimper brièvement mais très rapidement à 280 km/h réels ce qui laisse à penser que les 330 km/h promis ne sont pas utopiques. Bref, cette R8 V10 Plus est un engin stratosphérique qui vous propulse à des vitesses largement prohibées en moins de temps qu’il n’en faut pour vous en rendre compte. Dans un confort et avec une facilité déconcertante. Il faut d’ailleurs se forcer pour ne pas oublier que les automobilistes que vous doublez n’imaginent même pas que l’on puisse se déplacer à pareilles vitesses. Mais là où cette R8 devient véritablement diabolique, c’est sous la pluie.

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Aquaplanage aux abonnés absents
Forte de ses quatre roues motrices, elle se joue des conditions délicates avec une facilité déconcertante. Il faut dire que notre exemplaire était chaussé de ContiWinterContact (245/35 ZR19 et 295 à l’arrière) ce qui facilitait le dialogue entre la route et la machine. Cela nous a rappelé cette aventure vécue à bord de la Viper V10 première du nom que nous avions rentrée chez l’importateur dans les mêmes conditions mais à 100 km/h tellement elle nous échappait à la moindre accélération. Ici, la R8 s’est véritablement jouée du vent et de la pluie.

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Sur le sec, son comportement est neutre dans la majorité des cas. Seuls des réglages plus affinés permettent de libérer quelque peu le train arrière. Notamment en optant pour le mode Performance qui offre alors un mordant étonnant et des placements millimétrés. On retrouve l’équilibre typique d’un coupé à moteur central mais l’avant ne nécessite pas d’être chargé pour pivoter et le sous-virage ne fait pas partie de son vocabulaire. Toujours avec ce mode extrême, les passages de rapport sont ultra-rapides, les coups de gaz au rétrogradage font de l’effet et si vous libérez l’échappement, vous êtes sûr de voir les voies se libérer à votre approche tellement elle impressionne.

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Freins carbone/céramique sifflants
Seul bémol à notre courte lune de miel, les freins sifflaient constamment alors que nous n’avons guère poussé le système dans ses derniers retranchements. Certes, la R8 V10 Plus mise à notre disposition était déjà passée entre les mains de collègues amateurs de sorties sur circuit mais vu le prix des galettes et le peu de kilomètres parcourus par cette voiture de presse, on a bien du mal à lui trouver des excuses. Et pour avoir testé les freins après une petite séance de pilotage au milieu des champs, nous n’avons guère été impressionnés par les distances de freinage.
Plus étonnant, cette GT utilise les artifices habituels pour diminuer la consommation moyenne. Stop & Start, CoD (cylinder on demand) soit la coupure en alternance de chaque banc de cinq cylindres ou encore technique de roue libre lorsqu’on évolue en mode Confort tentent de maîtriser au mieux la consommation. Ce qui ne nous a pas empêchés d’être à 20l/100 durant un essai de trois jours où la belle allemande a largement été sollicitée.

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Confort de berline
Comme les Audi les plus récentes (TT et A4 pour ne citer que celles-là), la R8 reçoit une instrumentation totalement digitale avec laquelle vous pouvez opter pour plusieurs vues. Deux indicateurs avec GPS central, cartographie imposante ou encore données liées à la radio ou aux données de conduite. La position de conduite est parfaite, surtout avec les sièges sport montés sur notre exemplaire et le volant nous a plu. Comme nous l’avons dit plus haut, les palettes auraient pu être plus généreuses mais les boutons rappelant ce que l’on peut trouver chez certaines italiennes nous ont séduits. En fait, le luxe et le confort de cette GT atteignent un niveau aussi époustouflant que ses sensations. A faible allure, en ville, la R8 se révèle agréable à vivre et pour vous donner une idée, alors que les véhicules sportifs accrochent souvent leur spoiler avant sur la rampe menant à notre garage, la R8 n’a absolument pas raclé le sol. Le compromis hauteur/confort/sportivité semble pertinent.

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Notre R8 V10 Plus gris Daytona perlé s’offrait 28.800 euros d’options portant le total à plus de 215.000 euros (prix de base: 186.500 €)! Parmi les options nous avions droit à l’échappement sport (2.268 €), les phares au laser (4.000 €), le cuir étendu dans l’habitacle (3.678 €), divers encarts décoratifs en carbone sans intérêt mais tout aussi coûteux (2.147 €) sans oublier le garnissage en carbone Sigma du compartiment moteur à 4.000 euros... (Photos: www.alexisbernard.com)

+
GT diaboliquement confortable
Performances hors norme
Multimédia et connectivité

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Freins carbone/céramique
Consommation élevée
Style sans charme

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11:41 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, roadtest, audi, r8, plus, gt, v10, allemande, 2016, nouvelle, new, 186.500, euros, 610, ch, exclusif, premium, unique, scoop | | |