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Ceux qui me lisent régulièrement le savent, les SUV et moi, c'est la guerre ou presque! Heureusement que mon épouse est là pour me forcer, de temps en temps, à accepter les propositions malhonnêtes de certains importateurs toujours pressés de me refourguer leur camelote soiffarde, peu discrète et tellement ennuyante à conduire... Pourtant, cette fois, c'est moi qui ai appelé Renault pour demander à essayer leur dernière création, j'ai nommé le Scenic de quatrième génération.

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Depuis 1996, le monovolume compact de Renault trône en maître dans cette catégorie faisant le bonheur des pères de famille et autres bobos. Mais avec la concurrence des SUV, son étoile a un peu pâli. Le quatrième de la lignée tente donc de renouveler le genre en s’offrant une robe plus affriolante, clairement inspirée de celle de son grand frère l’Espace, avec des faux airs de SUV. Et je vous avoue que je craque! Joliment potelé et parfaitement assis sur ses grandes roues, le Scenic qui me fut confié durant une semaine ne m'a pas mis la honte comme pouvait le faire l'ancien, carré et peu gracieux, loin de mon image BCBG.

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Par contre, je reste toujours un fervent opposant à la politique des petites motorisations (downsizing) dans des voitures lourdes et peu aérodynamiques. Avec le petit 1.5 diesel qui équipait ma voiture d'essai, annonçant 110 chevaux, associé pour l’occasion à la boîte de vitesses à double embrayage EDC, je n'étais pas optimiste à l'heure d'en prendre le volant.

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Dans l'habitacle on retrouve quelques bonnes idées pratiques comme, par exemple, le vaste rangement coulissant entre les sièges ou la modularité des places arrière mais je ne suis vraiment pas fan des sièges. Leur assise est trop molle. Et si l’ergonomie des commandes est évidente, l’écran du GPS est positionné trop loin, et surtout, il est trop petit. Comme je privilégie toujours la position la plus basse au volant, je ne vois absolument pas les limites du véhicule à l’avant à cause de la profondeur importante de la planche de bord.

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C’est dommage car la visibilité périphérique est par ailleurs excellente, avec un angle mort de ¾ avant très limité. En revanche, c’est moins bien vers l’arrière. Les importantes surfaces vitrées apportent aussi une agréable luminosité: c’est agréable, mais je trouve la présentation un peu terne.

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Ce Scénic IV a tout de même quelques arguments à faire valoir: un confort de suspension plutôt prévenant en ville, malgré ses grosses roues de 20 pouces, et surtout une très bonne boîte à double embrayage, parfaitement adaptée aussi à un usage urbain. Mais il manque vraiment un moteur capable d’emmener l’ensemble. Le Scénic est tout de même assez lourd et là, c’est limite dangereux lorsqu'on tente des dépassements sans attendre une visibilité parfaite loin devant. Ou plus simplement lorsqu'on traverse un carrefour en pensant qu'on a le temps.

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Son seul atout passe évidemment par la consommation qui reste, pour beaucoup, le seul argument valable même si un moteur diesel coûte bien plus cher à l'usage qu'un essence. La tenue de route est saine, sans souci, mais le freinage n’est franchement pas terrible sur sol humide.

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A son volant, madame a apprécié la visibilité vers l'avant et la position de conduite élevée. Elle découvrait également les derniers systèmes d'assistance à la conduite présents sur ce Scenic à l'image du régulateur de vitesse adaptatif entre 50 et 160 km/h, d’un système de freinage actif d’urgence opérationnel de 7 à 160 km/h, de l’alerte de franchissement de ligne qui vient donner une vibration au volant, de l’alerte distance sécurité, de l’alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux ou encore de l’avertisseur d’angle mort. Bref, un véhicule qui sonne de partout et qui pousse le conducteur à s'occuper de tout autre chose que de sa conduite mais c'est un autre débat!

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Le prix de cette version du Renault Scenic est fixé à 28.900 euros tvac.

14:28 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, renault, scenic, dci, 110, edc, automatique, robotisée, traction, suv, monovolume, français, roadtest | | |

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On le dit souvent des voitures italiennes, avec elles, tout est dans le style. Et une nouvelle fois, force est de constater qu’Abarth n’a pas raté son objectif avec cette 124 joliment relookée qui attire tous les regards. Avouons néanmoins que les échappements jouent également un rôle dans cet intérêt pour le petit roadster italo-japonais. On en regrette presque de ne pas pouvoir vous transmettre le son à travers les mots...   

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Si vous vous intéressez un temps soit peu à l'industrie automobile, vous n'êtes pas sans savoir que la Fiat 124 Spider est une Mazda MX-5 joliment retravaillée par Fiat qui en a profité pour glisser sous son capot le petit 1.4 Turbo fabriqué en Italie. Un moteur qui profite de son turbo pour se montrer vif et alerte. C’est celui-là que nous retrouvons sous le capot noir mat de l’Abarth 124, porté à 170 chevaux. A l’extérieur, les différences sont évidentes: capot et couvercle de malle noirs mat (optionnels mais tellement Seventies), échappement sport Record Monza, jantes spécifiques et étriers de freins Brembo.

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Touches d’alcantara

A l’intérieur, les différences avec la 124 classique sont minimes. Certes, les sièges badgés Abarth sont spécifiques et quelques mesquines touches d’alcantara viennent donner un petit supplément d’âme et se voient complétées par un cadran rouge pour le compte-tour central tandis qu’une plaque numérotée est collée sur le couvercle du vide-poche placé entre les deux sièges. Le volant, uniquement réglable en hauteur, ne peut cacher ses origines japonaises au même titre que les différents boutons de commande.

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La position de conduite est satisfaisante même pour les grands gabarits mais à droite, le passager doit composer avec la largeur du tunnel central qui réduit la place pour ses pieds. La qualité de fabrication est plutôt bonne mais les espaces de rangement manquent cruellement et le volume du coffre est toujours minimaliste. De Mazda, l’Abarth a également hérité du système simple et génial d’ouverture manuelle de la capote en restant assis. On déverrouille au centre, on lance la capote en arrière et on l’aide à se coincer dans son emplacement. Facile, rapide et sans risque de panne.

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Plein pot!

Il suffit d'actionner le démarreur pour comprendre que cette Abarth 124 Spider a son caractère bien à elle. L'échappement émet un son rauque tout sauf discret, inévitable signature acoustique des Abarth contemporaines! S'il est amusant, ce bruit finira cependant par indisposer durant les longs trajets, tant ce bourdonnement devient envahissant à la longue. Vous l’aurez compris, cette 124 Spider est destinée aux excursions sur petites routes et donne envie de se lâcher dès que possible.

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Le moteur 1.4 MultiAir de 170 ch n'est pas un grand amateur de hauts régimes, mais son turbo offre un couple généreux (jusqu'à 250 Nm en mode Sport) et le poids-plume du cabriolet (1.060 kg) lui permet d’offrir des sensations. Malheureusement, la boîte automatique qui équipait notre modèle d’essai lissait fortement les sensations et ce ne sont pas les palettes minuscules placées au volant qui donneront un caractère plus sportif à une transmission destinée avant tout aux Américains.

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Au rayon des performances, l'Abarth 124 Spider revendique le 0 à 100 km/h en 6’’8, soit une demie-seconde de mieux que la Mazda MX-5 2.0 de 160 ch. Pour mieux tester les capacités de cette propulsion, nous avions rendez-vous sur la piste détrempée du Centre de Maîtrise du Volant à Hermalle s/Argenteau. L’occasion de prendre l’avis de Philippe Ménage, le propriétaire des lieux.

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Trouver le mode d’emploi

’’Equipée de pneus Pirelli Sotto Zero particulièrement accrocheurs sur la pluie, il n’est pas facile de la faire décrocher sans la forcer. Il faut user abondamment de l’appel/contre-appel mais aussi atteindre une certaine vitesse sous peine d’un fort sous-virage. Un comble pour une propulsion. Cette boîte automatique à six rapports n’est pas non plus idéalement étagée pour ce genre d’exercice parce que la deuxième vitesse est en plein dans la zone creuse du bloc Fiat. Mais une fois le mode d’emploi intégré, on s’amuse au volant et l’amplitude du rayon de braquage permet de l’emmener loin en survirage avant de partir en tête à queue. La présence d’un autobloquant est salutaire pour profiter au mieux de la puissance sur les seules roues arrière.’’

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Sur route ouverte, l'avantage de ce moteur turbo demeure son couple. Le roadster Abarth joue les ballerines en valsant de virage en virage avec délice. La direction est douce mais précise et suffisamment informative, tandis que la position de conduite très reculée permet de sentir au mieux les déhanchements du train arrière. L'Abarth 124 Spider s'apprécie alors pour ce qu'il est: un délicieux jouet pour adultes. A 42.000 euros, cela commence à compter mais le prix de l’exclusivité est toujours justifié! (Photos: Jordan Dozin)

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21:11 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abarth, 124, spider, new, cabriolet, deux, places, italie, 1.4, turbo, essence, 170, chevaux, essai, test, roadtest, piste, maîtrise, cmv, hermalle, argenteau | | |

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Précisons-le tout de suite, je suis plutôt du Sud. J'apprécie le soleil, la bonne chère et les jolies brunes. Alors quand Toyota m'a invité à découvrir la nouvelle GT86 en Laponie, j'ai un peu hésité. Mais pas longtemps. L'idée de faire de grands travers avec la propulsion japonaise m'a rapidement fait oublier mes réticences. Pour rejoindre Rovaniemi, le village du Père Nöel, deux vols m'attendent pour rejoindre d'abord Helsinki avant une courte liaison vers le Grand Nord.

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Pour la première soirée, nous sommes conduits au milieu des forêts enneigées. La conférence de presse est brève. Il faut dire que les nouveautés apportées à la GT86 2017 ne sont pas très nombreuses. De nouveaux boucliers avant et arrière, des feux LED aux quatre coins, un aileron optionnel et des jantes inédites. Heureusement, les pneus sont à nouveau issus de la gamme Michelin Premacy HP et sont toujours en 17 pouces mais ce ne sont, bien évidemment pas ces pneus qui équipent les voitures qui nous seront confiées.

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Dans l'habitacle, le volant est neuf au même titre que l'ordinateur de bord incrusté dans le cadran de droite qui donne des infos inédites comme la vitesse moyenne ou encore des données utiles lors des sorties sur circuit. A l'image du chronomètre dont nous trouverons une utilité lors de mon séjour hivernal. En attendant de goûter à ce joli coupé, mes collègues et moi subissons patiemment les baragouinages du représentant venu du Japon dont l'art du parler pour ne rien dire est indubitablement maîtrisé!

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Une fois cette petite corvée passée, j'ai droit au premier défi de ce séjour, celui du hammam suivi d'un bain dans un lac annoncé à 3°. Très peu pour moi. Ce sera la seule activité à laquelle je ne participerai pas. Mais la nuit qui m'attend est déjà suffisamment excitante pour garder des cartouches en réserve.

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En effet, une fois le repas englouti, on prend la direction d'un hôtel de glace (Artic SnowHotel à Sinetta). La température n'y dépasse pas les 0°. Notre hôte est un grand Nordique sec comme un bois de sapin finlandais qui manie l'humour avec parcimonie mais à bon escient. On me fournit un double sac de couchage et je suis invité à garder mes sous-vêtements.

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J'hérite d'une cellule à trois places. Les sommiers sont entourés de glace et il y a des peaux pour m'isoler du froid, il n'y a bien sûr pas de fenêtres et une lumière fluo illumine la chambre en continu. Bref, la nuit va être longue. Pas téméraire, je dors tout habillé. Il me faut un certain temps avant de m'endormir mais je me réveille très vite parce que mon nez est froid. Je plonge dans le sac de couchage, je me rendors avant de me réveiller à nouveau parce que j'étouffe. Bref, la nuit sera ponctuée de ces brefs moments de sommeil. Il existe bien un pièce chauffée qui sert de vestiaire mais l'éclairage y est comme en plein jour. Des collègues italiens, venus se rhabiller le matin, auront la surprise d'y croiser un très distingué confrère vêtu de son pyjama Tintin...

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Après cette nuit mouvementée, passage à la douche obligatoire, comme au camping, avant de se retrouver dans une grande salle pour le petit déjeuner. Cela sent l'industrie touristique à plein nez et les touristes asiatiques présents parmi nous semblent apprécier. Le temps de constituer les duos et me voilà au volant d'une rutilante GT86 nappée d'un bleu foncée qui lui sied plutôt bien. La matinée nous réserve un tracé sur routes ouvertes avec des pneus clous réglementaires de 10 mm. Les limitations de vitesse sont drastiques et il n'est pas envisageable d'y déroger sous peine de lourdes amendes. Heureusement, la pause 10 heures est annoncée sportive puisqu'une course de karting sur glace est au programme. Le temps de prendre mes marques lors des qualifications que je termine au quatrième rang et me voilà sur la grille de départ face à mes prestigieux équipiers des 24 Heures de Zolder, j'ai nommé Xavier Daffe et Benoît Galand!

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Je décide de partir gentiment en tentant d'éviter les erreurs et à ma grande surprise, je me retrouve en tête après trois virages! Je poursuis ma progression en tentant de rester propre et surtout, je ne me retourne pas. Lorsque je finis par regarder en arrière, je me rends compte que le second rentre à peine dans le virage d'où je viens de sortir. Incroyable! Et quel plaisir de jeter l'engin en appel-contre appel avant les courbes! Me voilà vainqueur d'une médaille en chocolat. Je reprends la route pour la fin de cette matinée où le soleil nous fait l'honneur de nous accompagner. De quoi nous offrir une luminosité plutôt rare ici en cette période de l'année. Et selon le staff qui nous entoure, ce sera la plus belle journée des quinze jours qu'ils ont passé ici.

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Trois ateliers nous sont proposés dans l'après-midi. Le premier consiste à drifter sur deux cercles à la circonférence différente. Le petit, très verglacé, se négocie en deuxième à 50 km/h tandis que le second, nettement plus amusant, s'enroule en troisième à 80 km/h. Nous profitons de la facilité de la GT86 dont toutes les aides à la conduite sont évidemment coupées.

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Facile à maîtriser sur un filet de gaz, elle pardonne tout. C'est un slalom qui nous attend ensuite tandis que le soleil se couche déjà à l'horizon. C'est là que le chrono entre en jeu. Pour déterminer s'il est plus agile avec la mode Track enclenché que sans aucune assistance, nous utilisons le chrono du tableau de bord et l'exercice en devient encore plus ludique. De quoi être bien chaud pour le dernier exercice, les tours de la piste enneigée.

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Malheureusement, la nuit tombée ne facilite pas le repérage et nous gardons la mode Track enclenché. Nous sommes le dernier groupe de journalistes de l'événement et je me vois mal faire des dégâts. Mais j'ai néanmoins apprécié la facilité d'utilisation de cette propulsion accessible. La position de conduite est toujours aussi bonne, le petit volant est plus agréable que l'ancien et le confort est préservé.

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On se sent mieux à même de dévorer des kilomètres qu'à bord d'une Mazda MX-5 pour n'en citer qu'une. Reste à digérer un prix à la hausse puisqu'il faut débourser 33.400 euros pour la version Sport en boîte manuelle et 34.900 si vous préférez l’automatique. Voilà pour mes impressions à chaud, sur la neige, en attendant de retrouver ce coupé sur notre traditionnelle base d'essai.

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Mais la journée n'est pas finie. Pour couronner le tout, je suis invité à une petite séance de drift en compagnie de Frederic Aasbo, un champion norvégien pilote d'une Toyota 86-X motorisée par un 3.4 V6 turbo de... 1.172 ch au couple gargantuesque de 1.594 Nm, le tout contenu dans un poids de 1.280 kg! La nuit est tombée complètement lorsqu'il emmène un premier collègue entre deux murs de neige pour une petite démonstration qui se termine en tournant autour de moi.

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Je m'installe à mon tour à sa droite. Pour l'occasion, le moteur est dégonflé à 800 ch mais le turbo complètement rougi est visible à travers la carrosserie et le jeune homme ne ménage pas ses efforts. Il doit manipuler une boîte à crabots issue de la Nascar mais ses pneus cloutés de type WRC lui permettent toutes les fantaisies.

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Même celle de passer en travers complet devant notre base pour repeindre les collègues de neige fraîche. Quel taquin ce Norvégien! Lorsque nous quittons l'habitacle de cette machine à plaisir, impossible de savoir qui du stalagmitique ou du stalactite monte ou descend...

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Après cette longue journée riche en émotions, je rejoins un hôtel en béton avec une douche et une chaleur bienvenues. Il reste une matinée à vivre sur place et pour nous occuper, les organisateurs nous proposent une balade en luge tirée par des chiens. Je suis moyennement attiré mais je joue le jeu. Nous formons des duos. L'un est assis juste à hauteur des chiens et l'autre est debout, à l'arrière, les pieds posés sur les patins et doit "diriger" la luge pendant la balade.

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Une nouvelle fois, j'ai le sentiment de participer à une grosse opération touristique et commerciale mais je joue le jeu. La ferme qui nous reçoit compte 300 chiens! Nous quittons la base dans une odeur de déjections canines assez forte mais le grand air nous gagne et nous profitons du spectacle des forêts enneigées. Malheureusement, nous sommes constamment entourés des moto-neiges des organisateurs qui surveillent le déroulement de la balade et du coup, celle-ci perd en authenticité. Sans compter les nombreux arrêts des équipages qui nous devancent. Et puis ce village du Père Noël apparu au milieu de nulle part il y a une grosse dizaine d'années nous fait penser à un Banneux voué entièrement au commerce du bonhomme à la barbe blanche made in USA!

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Ainsi se termine notre voyage en Laponie. Une expérience intéressante qui restera gravée dans ma mémoire. Reste à tester cette Toyota GT86 2017 sur notre réseau belge pour tenter de déceler les fines améliorations apportées à ce joli coupé toujours aussi authentique! (Les belles photos sont l'oeuvre du très talentueux Jeroen Peeters, les moins bonnes proviennent de mon iPhone)

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11:08 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Lifestyle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toyota, gt86, 2017, roadtest, essai, laponie, finlande, grand, nord, neige, glace, karting, drift, aasbo, artic, snowhotel | | |

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Face au scepticisme de certains à son arrivée, l’Audi R8 n’a pas tardé à opposer l’implacable vérité des chiffres pour s’imposer dans le monde des GT. Avec 27.000 exemplaires produits en huit ans, elle écrase la Lamborghini Gallardo, sa sœur de sang, construite à 14.000 exemplaires en… dix ans. Mais que va bien pouvoir apporter cette seconde génération? (Photos: www.alexisbernard.com)

Ne nous voilons pas la face, les évolutions stylistiques de cette deuxième mouture de la R8 sont subtiles. Certes en y regardant de plus près, on peut dénombrer de nouvelles plissures dans la carrosserie, les poignées dissimulées dans les flancs tandis que l’écope latérale est plus imposante et que le tout est élargi de 4 cm pour une longueur et une largeur inchangées. Cette version Plus est reconnaissable à son aileron arrière en carbone mais aussi à ses freins en carbone-céramique montés d’office.

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Un V10 sinon rien
Par rapport à sa devancière, la nouvelle R8 n’est plus disponible qu’avec un V10 atmosphérique. Un moteur comme on n’en fait plus, disponible en 540 ou 610 ch dans le cas qui nous occupe. Le vilebrequin à manetons décalés et l’ordre d’allumage spécifique lui donnent un tempérament digne d’une mécanique de compétition avec des envolées orgasmiques dans les très hauts régimes. Le rupteur se déclenche à 8.900 trs/min mais s’il est atteint à des vitesses vertigineuses cela se produit sans brusquerie. Il est accouplé à la boîte robotisée à double embrayage et sept vitesses. Celles-ci s’égrènent en programme auto D ou S et en fonction du mode choisi (confort, auto, dynamique ou individuel) sans oublier le bouton orné d’un drapeau à damier (mode Performance) qui vous propulse dans une autre dimension au niveau de la vitesse de passage des rapports, du comportement relâché ou encore du son. Vous pouvez également opter pour les palettes, une nouvelle fois trop courtes à notre goût, pour reprendre la main sur l’automatique.

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Performances ahurissantes
Incroyable! Certes, nous ne testons pas des V10 toutes les semaines mais de mémoire d’essayeur, nous avons rarement goûté à un moulin aussi performant. Et si la météo n’était pas avec nous durant notre essai trop bref, les chronos annoncés par Audi semblent néanmoins parfaitement plausibles. En effet, le 0 à 100 km/h annoncé en 3″2 est jouable tandis le km DA est parcouru en 19″6. Les autoroutes allemandes nous ont permis de grimper brièvement mais très rapidement à 280 km/h réels ce qui laisse à penser que les 330 km/h promis ne sont pas utopiques. Bref, cette R8 V10 Plus est un engin stratosphérique qui vous propulse à des vitesses largement prohibées en moins de temps qu’il n’en faut pour vous en rendre compte. Dans un confort et avec une facilité déconcertante. Il faut d’ailleurs se forcer pour ne pas oublier que les automobilistes que vous doublez n’imaginent même pas que l’on puisse se déplacer à pareilles vitesses. Mais là où cette R8 devient véritablement diabolique, c’est sous la pluie.

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Aquaplanage aux abonnés absents
Forte de ses quatre roues motrices, elle se joue des conditions délicates avec une facilité déconcertante. Il faut dire que notre exemplaire était chaussé de ContiWinterContact (245/35 ZR19 et 295 à l’arrière) ce qui facilitait le dialogue entre la route et la machine. Cela nous a rappelé cette aventure vécue à bord de la Viper V10 première du nom que nous avions rentrée chez l’importateur dans les mêmes conditions mais à 100 km/h tellement elle nous échappait à la moindre accélération. Ici, la R8 s’est véritablement jouée du vent et de la pluie.

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Sur le sec, son comportement est neutre dans la majorité des cas. Seuls des réglages plus affinés permettent de libérer quelque peu le train arrière. Notamment en optant pour le mode Performance qui offre alors un mordant étonnant et des placements millimétrés. On retrouve l’équilibre typique d’un coupé à moteur central mais l’avant ne nécessite pas d’être chargé pour pivoter et le sous-virage ne fait pas partie de son vocabulaire. Toujours avec ce mode extrême, les passages de rapport sont ultra-rapides, les coups de gaz au rétrogradage font de l’effet et si vous libérez l’échappement, vous êtes sûr de voir les voies se libérer à votre approche tellement elle impressionne.

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Freins carbone/céramique sifflants
Seul bémol à notre courte lune de miel, les freins sifflaient constamment alors que nous n’avons guère poussé le système dans ses derniers retranchements. Certes, la R8 V10 Plus mise à notre disposition était déjà passée entre les mains de collègues amateurs de sorties sur circuit mais vu le prix des galettes et le peu de kilomètres parcourus par cette voiture de presse, on a bien du mal à lui trouver des excuses. Et pour avoir testé les freins après une petite séance de pilotage au milieu des champs, nous n’avons guère été impressionnés par les distances de freinage.
Plus étonnant, cette GT utilise les artifices habituels pour diminuer la consommation moyenne. Stop & Start, CoD (cylinder on demand) soit la coupure en alternance de chaque banc de cinq cylindres ou encore technique de roue libre lorsqu’on évolue en mode Confort tentent de maîtriser au mieux la consommation. Ce qui ne nous a pas empêchés d’être à 20l/100 durant un essai de trois jours où la belle allemande a largement été sollicitée.

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Confort de berline
Comme les Audi les plus récentes (TT et A4 pour ne citer que celles-là), la R8 reçoit une instrumentation totalement digitale avec laquelle vous pouvez opter pour plusieurs vues. Deux indicateurs avec GPS central, cartographie imposante ou encore données liées à la radio ou aux données de conduite. La position de conduite est parfaite, surtout avec les sièges sport montés sur notre exemplaire et le volant nous a plu. Comme nous l’avons dit plus haut, les palettes auraient pu être plus généreuses mais les boutons rappelant ce que l’on peut trouver chez certaines italiennes nous ont séduits. En fait, le luxe et le confort de cette GT atteignent un niveau aussi époustouflant que ses sensations. A faible allure, en ville, la R8 se révèle agréable à vivre et pour vous donner une idée, alors que les véhicules sportifs accrochent souvent leur spoiler avant sur la rampe menant à notre garage, la R8 n’a absolument pas raclé le sol. Le compromis hauteur/confort/sportivité semble pertinent.

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Notre R8 V10 Plus gris Daytona perlé s’offrait 28.800 euros d’options portant le total à plus de 215.000 euros (prix de base: 186.500 €)! Parmi les options nous avions droit à l’échappement sport (2.268 €), les phares au laser (4.000 €), le cuir étendu dans l’habitacle (3.678 €), divers encarts décoratifs en carbone sans intérêt mais tout aussi coûteux (2.147 €) sans oublier le garnissage en carbone Sigma du compartiment moteur à 4.000 euros... (Photos: www.alexisbernard.com)

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GT diaboliquement confortable
Performances hors norme
Multimédia et connectivité

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Freins carbone/céramique
Consommation élevée
Style sans charme

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11:41 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, roadtest, audi, r8, plus, gt, v10, allemande, 2016, nouvelle, new, 186.500, euros, 610, ch, exclusif, premium, unique, scoop | | |

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Ayant été relativement déçus par la dernière Clio RS, nous nous réjouissions de goûter à nouveau à cette petite bombe devenue Trophy pour l'occasion. Et là, ce fut une nouvelle fois la douche froide. Non pas que cette auto soit mauvaise ou ratée, non, ce qui nous ennuie c'est d'abord l'utilisation abusive de cette appellation Trophy, synonyme pour nous de sportivité, d'engins sortis de la piste ou des spéciales de rallye pour donner le sourire aux amateurs de sensations qui veulent se faire plaisir sur des portions de routes peu fréquentées. Ici, nous n'avons eu droit qu'à une évolution pâlotte de la dernière Clio RS.

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Ils ont beau dire, chez Renault, cette boîte n'est pas sportive. Trop lente, trop indécise lors des moments clés, elle ne nous permet pas de nous sentir à l'aise à bord de cette auto. Alors si elle rassure les acheteurs des pays émergents qui n'ont pas l'habitude de maîtriser une petite traction de 220 ch, elle ne doit pas constituer une offre unique parce que les pilotes apprécient de changer de rapport lorsqu'ils le désirent et non selon les bons vouloirs d'une boîte à double embrayage E.D.C qui aurait pourtant été revue, selon le losange, pour plus de réactivité. Seules les longues palettes au volant sont parfaites!

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Et que dire de ces cinq portes qui sont elles aussi imposées alors que jamais un père de famille n'optera pour une Clio RS Trophy, trop content de trouver dans la gamme des Kangoo et autres Scénic bien plus adaptés à ses besoins. Nous pourrions également nous plaindre du petit 1.6 Turbo qui ne remplacera jamais le 2.0 atmo de la précédente génération. Pour l'occasion, ce moteur reçoit un turbo plus gros, un circuit d'admission optimisé ainsi qu'une nouvelle cartographie, ce qui lui permet de gagner 20 ch (220 au total). Le couple passe quant à lui de 240 à 260 Nm, et même 280 Nm sur les 4e et 5e rapports. Il n'est pas désagréable et il se révèle particulièrement volontaire lorsqu'on fait appel à sa pleine puissance.

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Sur le plan du style, les changements sont subtils: un blanc mat allié à un toit noir brillant, des jantes de 18 pouces spécifiques et des inscriptions Trophy sur la lame avant et les portières arrière. Dans l'habitacle, on note l'apparition d'excellents sièges sport en cuir chauffants, qui ont le mérite de mieux le distinguer de celui des Clio plus banales. Mais la finition reste très perfectible: les décorations façon carbone sont légères et cet intérieur tout plastique devient difficile à justifier avec un tarif de 29.500 € hors option… Un surcoût de 4.300 € par rapport à la Clio RS classique.

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Côté performances, les 20 ch supplémentaires ne transfigurent pas la voiture. On gagne ainsi un petit dixième sur le 0 à 100 km/h et le 400 m départ arrêté (respectivement effectués en 6"6 et 14"5). Le surcroît de puissance se fait surtout sentir à haute vitesse, comme en témoigne le kilomètre départ arrêté, qui progresse de presque une seconde (26"4 contre 27"1 sur la RS normale). L'ensemble moteur/boîte fonctionne toujours selon trois modes, sélectionnables grâce au bouton RS Drive situé entre les sièges avant. En mode normal, cette Renault Sport semble sous Prozac: le moteur se fait discret et la boîte EDC passe les rapports très tôt, en se montrant parfois hésitante. De quoi vous laisser dubitatif lorsque vous transportez belle-maman avec le plus grand soin et que les suspensions brisent vos efforts.

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En mode Sport, les choses deviennent plus intéressantes, avec une sonorité mécanique légèrement plus présente, une transmission plus réactive, une direction plus ferme et un ESP plus permissif. Enfin, le mode Race oblige à passer la boîte en mode séquentiel et déconnecte totalement le contrôle de stabilité. C'est clairement dans les deux derniers modes que les progrès de la Clio R.S. Trophy sont les plus évidents. La boîte réagit de façon plus vive qu'auparavant aux impulsions sur les palettes. Mieux verrouillé, l'amortissement digère désormais très bien les routes bosselées si fréquentes dans notre royaume. Quant au train arrière, il participe à la mise en virage lorsque l'on rentre sur les freins. Mais ces derniers restent peu aisés à doser, la pédale manquant de feeling et de progressivité. Et si la motricité est correcte sur le sec, on ne peut s'empêcher de penser que la Clio R.S. Trophy serait un outil bien plus efficace avec un différentiel autobloquant. Surtout lorsque les sept jours d'essai se sont déroulés essentiellement sous la pluie...

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Conclusions

Nous en sommes conscients, cet essai pourra paraître un peu dur aux amoureux de la marque au losange. Pourtant, nous avons plutôt bien vécu cette semaine à bord de la petite bombinette française. Elle se révèle agréable dans les trajets boulot-dodo et ne se réveille que sur demande contrairement à d'autres petits bolides rapidement fatigants. Seulement voilà, nous gardons de si bons souvenirs de la Clio RS III qu'il nous est difficile d'accepter cette nouvelle RS qui vit pleinement avec son temps. Un temps où la vitesse est désormais largement prohibée et où les amateurs de sensations fortes sont priés d'aller s'amuser sur circuit. Mais nous continuons à croire qu'une déclinaison à boîte manuelle et en trois portes, même si elle coûterait de l'argent à Renault, serait largement plus répandue chez nous parce qu'elle ciblerait davantage les passionnés...

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15:55 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renault, clio, rs, trophy, essai, test, semeine, volant, routes, roadtest, 220 ch, 4 cylindres, 1.6, turbo, 280 nm, traction, boîte, double, embrayage, edc | | |

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Souvent à la traîne dans le peloton des citadines turbulentes, l’Opel Corsa OPC nous revient avec la nouvelle génération accompagnée d’un autobloquant optionnel qui change la vie. Elle motrice en sortie de virage, le sous-virage est inexistant mais il faut tenir fermement le volant. Et ne pas déconnecter l’ESP sous peine de retrouver un train avant totalement hors de contrôle. Mais le confort est plutôt étonnant et la discrétion de son look appréciable par les temps qui courent.

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Pour transformer une Opel Corsa en une version OPC, la solution passe par les inévitables appendices sportifs. Parmi eux, on notera cette petite lèvre sur le capot à la manière d’une Porsche 911 GT3 RS, une double sortie d'échappement avec diffuseur, un gros becquet arrière, des jantes 18 pouces ou encore des étriers de freins 4 pistons Brembo (disponibles avec l’OPC Extreme Performance Pack avec l'autobloquant d'une valeur de 2.400€). Finalement c'est dans l'habitacle que la spécificité de la Corsa la plus sportive déçoit un peu. Car si l’on excepte la sellerie Recaro (820€), l'instrumentation, le volant à méplat, le pédalier et le levier de vitesse (trop gros et peu ergonomique), ça manque de fantaisie!

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Du souffle!
Cela n’est plus une surprise mais cela reste remarquable, ces petits moulins turbocompressés poussent fort. Identique à celui de la génération précédente, le petit 4 cylindres 1.6 Turbo développe désormais 207 ch à 5.800 tr/mn pour un couple de 245 Nm (280 avec Overboost) entre 1.900 et 5.800 tr/min, soit 15 ch et 15 Nm de plus qu'auparavant. Ce qui lui vaut des performances dans la moyenne du segment avec un 0 à 100 km/h abattu en 6″8 et une vitesse maximale de 230 km/h. Les plus écolos d’entre vous regretterons l'absence de Start&Stop et d'injection directe qui font grimper les émissions de CO2 à 174 g/km.

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Pour tout vous dire, nous on s’en moque parce que ce moulin convient parfaitement aux 1.293 kg de la bestiole. Pêchu à bas régime grâce à l'effet turbo et plutôt généreux dans l'allonge et les reprises (couple jusqu'à 5.800 tr/min), il ne s'essouffle qu'à l'approche des 6.000 tr/min. Un caractère vaillant mis en exergue par l'échappement Remus chantant et se laissant aller à quelques petites déflagrations au lever de pied. Nous aurions préféré une sonorité plus marquée mais il est vrai qu’au quotidien, cela peut vite devenir lassant.

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Comportement amélioré
Le point fort de la nouvelle Corsa OPC est incontestablement son comportement routier. Pourtant, la base est toujours celle de l'ancienne génération. Mais les modifications apportées au châssis sport et le nouvel amortissement mécanique auto-réglable Koni apportent une certaine rigueur à l’ensemble.
Le fonctionnement de ce système est simple; il agit presque comme un amortissement piloté en s'adaptant aux fréquences de rebonds enregistrées par la voiture. Terriblement efficace pour le dynamisme mais également pour le confort car même si le tarage reste ferme, c'en est fini de la planche de bois de l'ancien modèle.

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Et puis, la prise de roulis est inexistante tout comme le sous-virage. In fine, c'est l'effet du différentiel à glissement limité Draxler sur la direction qui surprend. Cette dernière étant précise mais plutôt légère, le système a tendance à guider le train avant dans les virages tout en assurant une motricité optimale véritablement bluffante. On se croirait au volant d’une quatre roues motrices tant le train avant accroche mais il faut tenir fermement le volant. Par contre, nous n’avons guère été convaincus par le mode Competition de l’ESP. Sur le réseau routier belge défoncé, l’Opel reprend ses mauvais travers et vous emmène dans des sous-virages inefficaces et le dosage à l’accélération redevient primordial.

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Laquelle choisir?
A l’heure du bilan, et en tenant compte de ses habituelles concurrentes, Ford Fiesta ST (21.850€/182 ch/1.286 kg), Peugeot 208 GTI (22.970€/208 ch/1.235 kg) et Renault Clio RS (25.200€/200 ch/1.279 kg), l’Opel Corsa OPC (22.350€/207 ch/1.203 kg) reprend des couleurs face aux françaises. La Peugeot est trop bourgeoise, la Renault trop consensuelle mais la Ford garde l’avantage à nos yeux grâce à son comportement précis, joueur mais sain. Cela dit, il faut souligner les progrès de cette Opel Corsa OPC qui encourageront les ingénieurs de la maison à l’heure de définir les réglages de la prochaine Astra OPC…

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Comportement en progrès
Look sympa et discret
Sièges Recaro
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Intérieur basique
Sonorité discrète

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15:40 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opel, corsa, opc, essai, test, roadtest, extreme, performance, pack, brembo, recaro, 207, ch, 1.6, turbo, traction, sportive, gti, 1.300kg, 22.350, euros | | |

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Alfa Romeo. C’est la marque qui nous vient à l’esprit lorsque nous dressons le bilan de cette semaine passée en compagnie de la nouvelle Jaguar compacte. D’abord à cause d’un comportement dynamique inattendu à bord de cette diesel à boîte automatique. Mais aussi par ses imperfections qui font tout son charme. De là à prétendre qu’elle va pouvoir se hisser au niveau de la concurrence essentiellement allemande, il y a un pas que nous ne franchirons pas encore.

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Souvenez-vous. Nous sommes au début des années 2000 et Ford achète Jaguar et tente de placer la marque au félin dans le segment des familiales accessibles. Mais la Jaguar X-Type est un désastre. Le châssis n’est pas bon, et les diesels qui la motorisent sont issus de la gamme Ford: un 2.0d de 130 ch et un 2.2d de 155 ch. Ces moteurs ont été remaniés par les ingénieurs Jaguar mais cela ne suffit pas. L’opération est un fiasco et même si certaines sociétés de location la prennent dans leur gamme, l’image de la marque en prend un sérieux coup. Le modèle est abandonné lors du rachat par les Indiens de Tata. Et puis en 2015, c'est le retour de la marque au félin dans le segment des familiales compactes avec l'arrivée de la XE.

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Air de famille

Le plus gros reproche que certains font à la petite dernière, c’est de ressembler au reste de la gamme. Un comble lorsqu’on sait que c’est la politique d'une certaine concurrence où il est souvent bien difficile de reconnaître les modèles entre eux. La XE a droit à une face avant assez agressive accompagnée ligne de toit effilée et d’une poupe manquant de personnalité. Mais l’ensemble est une réussite malgré tout. Malheureusement, cette ligne de toit en pente douce complique l’accessibilité aux places arrière où la hauteur est comptée si vous mesurez plus d’1m85. A l’avant, l’habitabilité est correcte. Et pour en terminer avec l’espace à bord, pointons le coffre au volume correct mais aux formes irrégulières, transmission arrière oblige. Vous l’aurez compris, la XE n’est pas la voiture la plus pratique du marché.

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La conduite en exergue

Nous sommes probablement les seuls essayeurs à le faire mais nous roulons très souvent sans musique. Et là, le verdict est souvent sans appel. Alors comme tout diesel qui se respecte, le 2.0d de la Jaguar, propriété du groupe JLR, est bruyant à froid mais il se montre aussi très présent, en bruit et en secousses, lors des redémarrages du start & stop. Par contre, la puissance de180 ch et le couple de 430 Nm sont bel et bien présents. La boîte automatique ZF à huit rapports est plutôt plaisante en usage quotidien mais si vous souhaitez du répondant, laissez-la toujours en position S. Une position Sport qui concerne aussi l’électronique. Et là, c’est une bonne surprise qui nous attendait.

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Nous étant retrouvés sur une route très sinueuse au beau milieu de la nuit, nous avons pu goûter pleinement à la légèreté de la voiture (coque à 75% en aluminium) et à son train arrière propulseur. D’un splendide équilibre, la XE se laisse guider du bout des doigts, direction très directe et précise oblige, et enchaîne les virages à la manière d’une sportive, sans prise de roulis et en se calant parfaitement sur ses appuis. Bref nous avons découvert une vraie voiture à conduire comme l’étaient les Alfa du siècle passé… Vivement l’essai d’une version essence au caractère plus affirmé.

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Légères contrariétés

A l’intérieur, les espaces de rangement sont suffisamment nombreux mais la qualité de finition laisse encore à désirer pour une voiture dite «premium». Il subsiste trop de plastique sur le tableau de bord et l’absence de garnissage de la partie inférieure de la plage arrière est inexcusable à ce prix. Nous ne sommes pas non plus convaincus par l’emplacement des commandes de lève-vitre ou encore par les deux tiges cachées dans le coffre (que nous avons longtemps cherchées) et qui servent à déverrouiller le dossier (1/3-2/3) de la banquette arrière. Si le volant et la commande de boîte qui se lève au démarrage appartiennent désormais à la marque, le reste de la planche de bord est dépourvue de cette touche anglaise si présente dans d’autres modèles.

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Comme pour justifier sa place sur le marché, la Jaguar XE n’est pas donnée (37.490€ pour la finition Pure, modèle d’accès de la 2.0d en boîte auto). Heureusement, sa dotation de série est nettement plus riche que chez ses concurrentes allemandes et l’entretien est gratuit pendant 3 ans! On appréciera aussi les 4 exécutions et les options à prix plus intéressants qu’ailleurs. Et si Jaguar prévoit 3 ans de garantie, sa valeur résiduelle inconnue va lui compliquer la vie au sein des flottes; compte tenu du faible rejet de CO2 et de l’image de marque, elle devrait pourtant être bonne.

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Super châssis, plaisir de conduite

Proposition originale

3 ans de garantie et d’entretien gratuit

Consommations contenues (6,5 l/100 km)

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Finition perfectible

Moteur sonore

Habitabilité moyenne

09:27 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jaguar, xe, 2.0d, diesel, berline, anglaise, essai, test, roadtest, new, 180ch, 430nm, propulsion, 37.490, euros, prix, tarif | | |

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Tout le monde connait, dans son entourage, un indécrottable fan de BMW. Pour lui, la marque munichoise représente le sommet de la technologie, de la sportivité et de la qualité. Au vu de certains produits apparus ces derniers temps, très éloignés de l’esprit de la marque, nous les regardions désormais avec une certaine condescendance. Jusqu’à ce que nous goûtions à cet ovni de la production automobile appelé i8!

Quel engin! Nous l’avions admiré en photos avant de le découvrir sur les stands des salons de l’auto et puis la voilà, dans la rue, parmi tous ces déplaçoirs appelés monovolume, SUV ou encore Crossover. Au milieu de ces engins disgracieux se ressemblant tous, l’i8 prend toute sa dimension d’engin futuriste. Un peu comme si Pininfarina ou Bertone avaient commercialisé l’un de leur jolis prototypes en plein âge d’or de la carrosserie italienne. Ce qu’ils n’ont jamais eu les moyens de faire. De moyens, il n’en manque visiblement pas chez BMW qui ne cesse d’annoncer, trimestre après trimestre, des records de profitabilité. Alors quand il s’est agi de mettre en chantier la production, certes de limitée, de ce coupé hybride, le feu vert a vite été donné et cinq ans après son apparition au Salon de Francfort 2009, l’i8 était dans la rue.

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Technologie de pointe

Sur le plan technique, la difficulté a consisté à l’alléger au maximum pour compenser le surpoids de sa chaîne de traction électrique, et ce, tout en maîtrisant son coût. Pour y parvenir, BMW a joué à fond la synergie avec le reste de sa gamme. Ce coupé reprend ainsi le procédé de fabrication largement automatisé de l'i3 pour sa coque en fibre de carbone, mais aussi son moteur électrique pour entraîner ses roues avant. La partie d’assemblage continue avec un train avant à double triangulation dérivant de celui d'une série 5, une crémaillère de direction à assistance électrique de X3 et un train arrière multibras inspiré de celui de l'actuelle série 3, sur lequel est installée une mécanique que l'on retrouve sous le capot de la dernière Mini. Car l'i8 est la première BMW animée par un moteur 3 cylindres. D'une cylindrée de seulement 1,5 litre, ce nouveau bloc développe, grâce à un turbocompresseur de taille généreuse, la bagatelle de 231 ch, soit la plus haute puissance spécifique des moteurs BMW actuels avec 154 ch/l. Ajoutez-y les 131 ch du moteur électrique entraînant les roues avant et vous obtenez un coupé 4 roues motrices disposant de 362 ch et 570 Nm pour déplacer moins de 1.490 kg. De quoi revendiquer un 0 à 100 km/h en 4″5, selon BMW. Pas mal! De plus, les quelque 100 kg de batterie lithium-ion logés dans le tunnel central de la coque en carbone confèrent à l'i8 une autonomie 100 % électrique de 35 km. Cette batterie peut être rechargée en moins de 2 heures sur le boîtier mural de 3,5 kW vendu par BMW ou en un peu plus de 3 heures sur une prise domestique de 220V 8A.

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Finition light

Le premier contact avec l'i8 est déstabilisant. Elle semble tout droit sortie d'un film d'anticipation avec ses flancs sculptés en soufflerie - elle revendique un Cx de 0,26, record pour la catégorie - et ses immenses roues de 20 pouces très étroites afin de réduire sa résistance au roulement. Un caractère étrange accentué par la cinématique exotique de ses portières, à mi-chemin entre les "papillons" d'une Mercedes SLS AMG et les élytres d'une Lamborghini Aventador. Bref, impossible de passer inaperçu et les questions fusent aussi vite que les gsm pour photographier l’engin. Vous avez tout intérêt à bien connaître le sujet si vous voulez être en mesure de répondre à toutes les interrogations que ce coupé suscite.

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L'accès à bord reste néanmoins plutôt aisé tandis que l'habitabilité profite de la largeur généreuse de la carrosserie (1,94 m). À l'avant en tout cas. Car les strapontins faisant office de places arrière sont à peine suffisants pour de jeunes enfants. Cet espace sera donc le plus souvent utilisé pour caser des bagages, un complément bienvenu aux 154 litres du minuscule coffre arrière. La position de conduite est inhabituellement basse pour une BMW, mais en tout point parfaite. Complétée par un système à visée tête haute, l'instrumentation principale change en fonction du mode de propulsion sélectionné, passant d'une partition classique avec compte-tours rouge en mode sport, à un traitement plus futuriste centré sur un indicateur de puissance bleu le reste du temps. L’ambiance est donc à la hauteur des formes uniques de l’i8.

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La finition est correcte mais plus légère que celle des BMW traditionnelle. Un peu à l’image de ce que l’on trouve dans l’i3 où le constructeur justifie cela par la recherche du poids minimum mais aussi l’utilisation de matériaux recyclables. Reste qu’à bord d’une voiture affichée à 141.000€, on est en droit d’exiger mieux.

Une vraie BMW

Par défaut, l'i8 est une traction avant électrique à basse vitesse. Deux rapports de transmission sont alors disponibles. Le rapport court est exclusivement utilisé en Emode 100 % électrique pour autoriser de meilleures accélérations et reprises, mais sa plage d'utilisation est limitée à 120 km/h. Dans ce cas, le 3 cylindres essence n'est démarré qu'en situation d'urgence, lorsque le conducteur écrase l'accélérateur (kick down). Mais l'i8 se montre alors très convaincante et permet d'envisager sereinement une utilisation zéro émission, et donc zéro consommation d'essence au quotidien. Nous avons ainsi effectué un trajet périurbain en mode full électrique sans jamais avoir gêné la circulation par des comportements artificiels. Et en respectant les limitations de vitesse comme la majorité des usagers, l’autonomie annoncée d’une trentaine de kilomètres est absolument réaliste. Déjà rien que pour cet usage, la BMW i8 est particulièrement aboutie si nous pensons à des produits japonais, récemment essayés, qui ne permettent toujours pas de rouler normalement en réussissant à conserver le mode 100% électrique.

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Le rapport long est utilisé en permanence en mode hybride afin de permettre au moteur électrique de participer à l'effort de propulsion jusqu'à la vitesse de pointe de 250 km/h de l'i8. Mais là où ce coupé BMW est très fort, c’est lorsque vous passez en mode sport. La direction se fait plus lourde, l'amortissement est durci pour augmenter l'agilité du châssis et, surtout, la logique du système de propulsion est inversée. Ce n'est plus au moteur essence d'épauler le moteur électrique lorsque le besoin s'en fait sentir, mais au moteur électrique d'abonder de ses 131 ch les 231 ch du 3 cylindres constamment sollicités. La réponse à l'accélérateur est aussi radicalement différente. Alors que l'i8 vous incitait à une conduite apaisée et coulée en mode hybride confort, elle bondit à chaque pression sur l'accélérateur en mode sport, accompagnée d'un jappement rageur du 3 cylindres BMW évoquant parfois celui d'un Flat-6 Porsche, si pas d’un V8 Chevrolet!

Ambiance sportive

Bref, on est alors loin du côté 100% vert de l’auto et le plaisir de conduire redevient prioritaire. Comme dans toute autre BMW, vous pouvez déconnecter les aides à la conduite et là, cela devient franchement marrant. En jouant avec les palettes et en choisissant le bon rapport, vous pouvez facilement entretenir de belles dérives, bien aidés par les pneus étroits, des Bridgestone Potenza S001 en 215/45 R20 à l'avant, 245/40 R20 à l'arrière. Une monte critiquée mais justifiée et totalement dans l’esprit de l’engin. Pour notre part, c’est dans les longues courbes rapides et régulières que nous avons ressenti un léger flottement peu rassurant. Du côté des consommations, vous pouvez tabler sur des chiffres tournant autour des 9 l/100 km. Mais à condition de ne pas vouloir faire chanter le petit trois pattes à la moindre occasion!

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Finalement, cette BMW i8 affichée à 141.000€ représenterait presque une bonne affaire. Parce que pour ce prix-là, vous roulez dans un véhicule à la pointe de la technologie, qui suscite de nombreuses marques de sympathie et qui est, en plus, particulièrement bien équipé. Vous bénéficiez en effet de l’alarme, des sièges électriques et chauffants, du Park Distance Control, du Driving Assistant, le Head-Up display, le Harmann-Kardon sound system ou encore la téléphonie confort avec connectivité smartphone étendue. Sachez encore que le modèle que nous avons eu en prêt s’équipait des phares laser à 9.660€ mais notre essai nocturne ne nous a pas réellement fait comprendre l’intérêt d’une telle dépense. (Photos: http://www.alexisbernard.be/)

Caractéristiques techniques BMW i8

Moteurs                              3 en ligne turbo central, 1 électrique avant

Cylindrée                             1499 cc

Puissance combinée maxi    362 ch à 5800 t/min

Couple cumulé maxi             570 Nm à 3700 t/min

Transmission                       aux 4 roues; automatique 6 rapports

Suspension av./arr.              Ressorts hélicoïdaux, doubles triangulation/essieu multibras

Freins av./arr.                      disq. ventilés (340 mm)

Poids à vide                         1485 kg

Coffre                                  154 litres

Performances                      Top: 250 km/h. 0-100 km/h: 4"5.

Consommat°: moy. du test   10,0 l/100 km. Réservoir: 42 l

Emissions                           49 g de CO2/km

Prix de base                        141.000 €

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11:48 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, bmw, i8, exclusif, new, coupé, gt, électrique, hybride, 3 cylindres, 362 ch, 140.000, euros, prix, roadtest, allemand, sportive | | |

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Versions musclées de la petite Fiat 500, apparue, rappelons-le, en 2007, les Abarth profitent du turbo accolé au 1.4 essence pour offrir des puissances de petites sportives. Ainsi, la version classique de l’Abarth 500 dispose de 135 ch mais comme si cela ne suffisait pas, il existe une 595 Competizione qui pousse le petit moulin à 160 canassons pour 230 Nm! Autant dire que le train avant ne chôme pas. Surtout dans des conditions hivernales. Appuyez sur la pédale des gaz et le TTC (Traction Torque Control, soit le différentiel électronique) tente de transmettre, de la manière la plus efficace la puissance, toute la puissance sur le sol humide et gras de nos routes belges. Les accélérations sont viriles, la mécanique chante à plein poumon tout en lâchant des détonations effrayantes via les échappements Monza. Bref, l’ambiance y est et le tout se montre sympathique. La direction, précise, pointe le train avant sur les cordes et les freins puissants (étriers Brembo) ne faiblissent jamais. Il faut dire que l’ensemble ne dépasse guère la tonne et ne nécessite guère des moyens démesurés. Vous l’aurez compris, cette 595 Competizione nous a largement séduits.

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A l’intérieur, pourtant, tout est question de compromis. La position de conduite est archaïque avec de superbes sièges signés Sabelt mais qui ne se règlent pas en hauteur. Et comme la colonne de direction ne bouge que sur le plan vertical, il n’est guère évident de trouver une position de conduite appropriée si vous dépassez 1m85. Et puis il y a une finition très moyenne et un meuble de bord qui ne cache plus ses rides à l’image du combiné central qui ne dispose que d’un tout petit écran. Et nous tairons le rayon de braquage digne d’un chalutier et la suspension peu charitable envers nos vertèbres. Mais heureusement, ce n’est pas pour cela que vous craquerez pour cette Abarth boostée. Il existe un petit bouton Sport sur la console centrale qui libère l’échappement et offre davantage de souffle au moteur. Si vous en abusez, vous verrez l’autonomie de l’engin décliner rapidement mais quel bonheur de faire gicler cette petite bombinette qui n’est pas vite impressionnée face à des engins autrement plus virils. Ce bout de nerf est disponible contre 23.540€!

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08:00 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abarth, 595, competizione, test, essai, roadtest, traction, 160 ch, 230 nm, bombe, gti, jeune | | |

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Elle boit et elle gueule mais vous allez tout lui pardonner

Quelle ligne! Ce coupé Jaguar est une beauté absolue. Il n’y a rien à jeter. Quel que soit l’angle, il se révèle réussi et nous sort de la banalité des coupés allemands qui ne se renouvellent guère. Avec un 3.0 V6 sous le capot et un habitacle très bien dessiné, le F-Type possède tous les atouts pour séduire. Ou presque.

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En bon Anglais qui se respecte, le Jaguar F-Type se distingue du commun des mortels par de petits détails mais aussi par un dessin des plus réussis. Son long capot, ses arches de roues voluptueuses et son postérieur joliment rebondi le rendent irrésistible et même la teinte grise de notre exemplaire d’essai ne nous a pas aidé à passer inaperçus. La rareté des exemplaires croisés en Wallonie, qu’ils soient coupé ou cabriolet, le rendent d’autant plus désirable.

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Mise en scène

Pour pénétrer dans le F-Type, vous appuyez sur le petit bouton de la poignée et celle-ci, siglée Jaguar, sort de son logement pour que vous puissiez l’utiliser. Vous vous installez dans les jolis baquets et pouvez alors contempler la planche de bord. L’atmosphère est des plus exclusives. Le ciel de toit est recouvert de noir mais vous pouvez le faire glisser pour profiter d’un toit panoramique. La lumière envahit l’habitacle et vous permet alors de mieux détailler les petites touches originales.

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Le cuir est omniprésent, les boutons et les commandes se partagent entre éléments propres au coupé et d’autres, déjà vus dans les berlines de la marque. La console centrale regroupe l’écran du GPS et les commandes multimédia. Sous celui-ci, les trois commodos réglant l’airco. Alors que le pommeau de vitesse a disparu sur les dernières productions de la marque, il est ici bien présent pour animer la boîte automatique. A côté de celui-ci, un petit levier vous permet de choisir votre mode de conduite entre pluie/neige, normal et race. En optant pour ce dernier, vous déclenchez le surround en ouvrant largement les papillons de l’échappement actif. Enfin, il est encore possible de désactiver l’ESP, de supprimer le stop&start ou encore de relever l’aileron même à faible vitesse. Voilà de quoi nous donner l’envie de démarrer sans tarder.

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Explosion des sens

Vous appuyez sur le bouton Start, doré, et… les aérateurs centraux sortent du haut de la planche de bord. Pardon, ce n’est pas cela le plus impressionnant. Mais plutôt le V6 qui donne de la voix en rugissant instantanément. Impossible de démarrer votre F-Type sans le faire savoir à tout le voisinage. Les m’as-tu vu vont apprécier. Une fois le levier de vitesse en position D, vous démarrez sur un filet de gaz. On se sent bien à bord. Devant vous le long capot et ses branchies noires participent à la dramatisation de la scène comme disent les anglophones. Vous appuyez sur la pédale de droite une fois la voie libre et là, c’est un pur bonheur. Les 6 cylindres chantent à tue-tête et c’est l’extase. L’aileron arrière apparait dans votre rétroviseur, vous réduisant encore la visibilité vers l’arrière. Mais qu’importe. A ces allures-là, plus personne ne suit.

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Vous profitez de la moindre occasion pour faire hurler le moteur et pourtant, vous n’avez pas encore enclenché le mode dynamique. Allez, soyez fous! Wouaw, une nouvelle dimension s’ouvre à vous. Le caractère du F-Type est hallucinant. Le moteur gronde sourdement, les commandes se font plus fermes, plus précises, le contrôle de stabilité se veut plus permissif et les échappements libérés vous ouvrent la voie! Les automobilistes et leurs « déplaçoirs » s’écartent promptement. Il faut dire que les rugissements du V6 et les blop-blop au lever de pied jouent pleinement leur rôle. A la limite, la bande-son est plus impressionnante que la poussée en elle-même.

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380 chevaux de feu

Mais ce n’est qu’une impression. Parce que le F-Type pousse fort et signe des chronos hallucinants en accélérations comme en reprises. Rien ne lui résiste. Certes, la boîte automatique à huit rapports n’est pas aussi vive que les meilleures productions allemandes mais elle colle bien avec le caractère de l’engin, plus GT que sportive. Il y a l’encombrement qui n’aide pas à vous mettre en confiance sur les routes de campagne où se croiser peut poser problème et nous ne vous parlons pas du poids. A 1600 kg, le coupé anglais n’est pas une ballerine mais elle profite d’une structure en aluminium tandis que les panneaux latéraux emboutis en une seule pièce sont produits sur la plus grande presse d’Europe!

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C’est donc sur des nationales bien dégagées et aux courbes régulières que vous apprécierez le plus votre acquisition. Là, le F-Type se révèle impérial. Les suspensions raffermies, le différentiel mécanique et la double triangulation aux quatre coins le collent à la route. Tant et si bien qu’il semble impossible de le faire décrocher sur route ouverte. Sur le sec. Parce que sous la pluie, il vous faudra être plus que circonspect. Ou totalement maître du jeu en déconnectant le contrôle de stabilité mais là, gaz à fond, les dérobades du train arrière à l’accélération sont vives. Même en ligne droite. Avec le pack Super Performance qui offre l’échappement Sport, vous avez également droit à des freins plus costauds avec des disques de 380 mm (contre 354 pour le simple V6).

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Des défauts? Bien sûr!

Vous l’aurez compris, nous sommes tombés sous le charme de cette belle Anglaise. Toutefois, nous lui avons trouvé quelques défauts. Certes le choix d’une simple deux places peut se comprendre. Mais les rangements dans l’habitacle sont vraiment trop peu nombreux et vous n’avez aucun espace pour glisser une veste ou un sac derrière les sièges. Le hayon, qui peut être automatisé, donne accès à un vaste coffre de 407 litres permettant de loger deux sacs de golf et une grosse valise, ce qui n’était pas le cas du roadster. Mais il y a cette gêne constante occasionnée par le bas de l’appuie-tête intégré qui scie littéralement le haut du dos! Et lorsque vous dépassez 1m85, pas moyen de modifier suffisamment la position de l’assise pour éviter ce gros défaut.

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Et puis il y a le chapitre de la consommation. Difficile d’avoir le pied léger avec cet engin. Vous tournerez systématiquement aux alentours des 12 l/100 voire beaucoup plus en libérant toute la cavalerie. Certes, nous profitons toujours au maximum des quelques jours durant lesquels nous pouvons goûter à ce genre de joli coupé mais même en tentant de rester calme sur une trentaine de kilomètres sur autoroute, la moyenne ne descend guère sous les 10 litres mais l’acheteur de pareil joyau s’en soucie-t-il? Pas sûr. Parce que la voiture telle que vous la voyez sur les photos est affichée à 100.000 euros tvac. Avec un prix d’appel, pour le F-Type S à 80.400 euros nous voilà au niveau d’une Porsche 911. Pour nous, il n’y a pas photo. L’Anglais est cent fois plus désirable. Ne fut-ce que par ses lignes inimitables, le son furieux de ses six cylindres ou encore son équipement complet en piochant dans le liste des options. Et si nous ajoutons qu’il est moins cher que sa version découvrable et sensiblement mieux finie, qu’attendez-vous pour craquer? (Photos: un grand merci à Jacques Letihon)

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Caractéristiques techniques F-Type S

Moteur                               essence, 6 cyl. en V

Cylindrée (alésage/course)   2995 cc (84,5 / 89 mm)

Puissance maxi                   380 ch à 6500 t/min

Couple maxi                        460 Nm de 3500 à 5000 t/min

Transmission                     propulsion; boîte auto 8 vitesses

                                          différentiel à glissement limité

Suspension av/arr.             Double triangulation

Freins avant                       disq. ventilés 380 mm, étriers 4 pistons

             arrière                    disq. ventilés 325 mm, étriers 2 pistons

Poids à vide                       1594 kg

Coffre                                 407 litres

Performances                     Top: 275 km/h. 0-100 km/h: 5"00

                                          Repr. 60-90 / 90-120 en D: 1"9 / 2"3

Consommat°: moy. du test 14,1 l/100 km. Réservoir: 72 l

Emissions                          213 g de CO2/km

Prix de base                     80.400 €

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Plus

Lignes de toute beauté

Châssis à la hauteur

Un V6 dopé comme un V8

Echappements ravageurs

Moins

Confort à faible vitesse

Espaces de rangement limités

Consommations exagérées

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14:09 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jaguar, f-type, s, coupé, test, essai, roadtest, english, 2014, new, performance, prix, coût, photos, letihon, v6 | | |