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Il y a un peu plus d'un an, à l'aube d'une nouvelle ère pour le WRC, nous avions eu l'occasion d'interviewer Stéphane Prévot pour AutoHebdo Belgique afin de tenter d'appréhender avec lui la saison 2017. En relisant cet entretien, douze mois plus tard, il s'avère que l'un des plus capés des lecteurs de cartes s'était montré moins doué pour lire l'avenir... dans les cartes. La faute à des Toyota performantes dès leur arrivée en WRC et à une Citroën C3 ratée alors que tout le monde la voyait jouer très souvent la gagne. Mais dans cet entretien, le Hutois que tout le monde tutoie, avait eu le nez fin pour prédire le succès de Sébastien Ogier, arrivé très tard chez Ford, en espérant que 2017 serait néanmoins l'année de Thierry Neuville. Nous savons ce qu'il en est advenu depuis.

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En 2018, les astres semblent moins bien alignés pour notre compatriote. Fort d'un cinquième titre de champion du monde, Sébastien Ogier est désormais le boss chez M-Sport puisque son équipier et gros adversaire en 2017, l'estonien Ott Tänak, a préféré signer chez Toyota. Et comme Ford a annoncé son intention d'apporter du budget à Malcolm Wilson, on peut imaginer que la Fiesta WRC, déjà la plus régulière en 2017, va encore s'améliorer. Seul bémol, Ogier ne pourra pas trop compter sur ses équipiers pour rafler de gros points à la concurrence.

Chez Toyota, après une saison pour apprendre, il semble bien que le moment est venu de jouer la victoire dans toutes les manches et le titre en fin de saison. A condition que les trois équipiers nordiques ne se mettent pas la pression mutuellement.

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Du côté de Citroën, il semble bien que rien n'ait vraiment changé. Les équipages, peu glorieux en 2017, ont été conservés, et la voiture n'a pas pu, réglementation oblige, être suffisamment transformée. On se réjouit de voir ce que Sébastien Loeb pourra en tirer lors des ses apparitions sporadiques mais on ne déborde pas d'optimisme. Autant dire que notre compatriote Yves Matton a choisi de quitter le navire juste à temps pour un poste à la FIA qui lui permettra de rester dans le milieu du rallye qu'il apprécie tant.

Enfin, pour Hyundai, 2018 devrait permettre de serrer les boulons sur une i30 WRC à la suspension trop peu solide et de jouer davantage le championnat du monde des constructeurs grâce à l'engagement de Mikkelsen. Un ami de Thierry Neuville qui pourrait bien lui faire de l'ombre à certaines occasions.

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Bref, avant de débarquer au Monte-Carlo, de nombreuses questions restent en suspens. Mais là où la majorité s'accorde parfaitement, c'est sur le fait que la première spéciale de cette 86e édition, disputée le jeudi soir, sera déjà LE piège à éviter avec des portions entièrement verglacées.

Toute la Belgique du rallye est derrière son petit écran pour suivre en direct ce premier chrono et c'est rapidement la désillusion lorsqu'on aperçoit la Hyundai de Thierry plantée longuement dans un bas-côté. Dès la première spéciale de la première épreuve, notre compatriote offre quatre minutes sur un plateau à un Sébastien Ogier impeccable. On aura beau évoquer, une nouvelle fois, la malchance, tout le monde est passé au même endroit, dans des conditions semblables et seul Thierry s'est fait avoir. Peut-on encore parler de chance? Ne serait-ce pas plutôt une fébrilité qui l'empêche de lâcher suffisamment de temps lorsqu'il le faut?

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Face à un métronome comme Ogier, on se doit d'être impeccable si l'on veut le battre un jour. Parce que comme tous les champions de son gabarit, Sébastien a toujours la chance avec lui, comme lors de cette petite erreur le vendredi où les spectateurs le sortent très vite de sa mauvaise posture. Toujours est-il que le gapençais s'est offert un sixième succès en Principauté, sans jamais forcer son talent, et entame de la plus belle manière le chemin vers un sixième titre même si la route est encore longue. On en fait d'ores et déjà notre favori et désolé pour le manque d'originalité!

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Certes, ses défenseurs souligneront que Neuville a entamé une solide remontée en accumulant les scratches (5 MT) et en faisant preuve d'un car control indéniable mais n'est-ce pas une raison supplémentaire de regretter le temps perdu dès l'entame du rallye? A force d'offrir de pareils cadeaux au Français, Thierry sera toujours dans la position inconfortable du chasseur au lieu d'être le chassé qui peut pousser son adversaire à la faute.

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D'autant que cette année, le pilote Hyundai devra composer avec d'autres adversaires comme le trio de Yaris WRC qui a marqué l'épreuve de son empreinte derrière l'inaccessible Fiesta. En prenant d'emblée la seconde place, Ott Tänak a démontré un solide sens de l'adaptation à sa nouvelle monture. Et peut-être bien libéré son équipier Latvala de la pression de leader de l'équipe. Jean-Marie s'offre ainsi une belle troisième place finale. Plutôt consistant lui aussi, Lappi a craqué le dimanche en plongeant au classement mais on n'en démordra pas, ce trio de Nordiques Volants va mener la vie dure à tout le monde en 2018 d'autant que la fiabilité des Toyota Yaris WRC est assez hallucinante et la marque japonaise occupe d'ailleurs la première place ex-aequo avec Ford au classement des constructeurs.

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Quatrième, Kris Meeke a fait ce qu'il a pu avec ce qu'il a entre les mains. Si l'on en croit le nombre d'erreurs en tous genres signées par les pilotes Citroën sur les routes souvent délicates de l'épreuve monégasque, la C3 WRC manque encore bel et bien de facilité d'utilisation et ce n'est pas le meilleur temps signé par le britannique dans l'ultime chrono qui viendra tempérer cette analyse. Il sauve de justesse son résultat face à Neuville qui échoue à dix secondes de sa quatrième place. Et que dire de la neuvième place de Craig Breen, lui non plus jamais à l'aise au volant de la française qui reste, à nos yeux la moins performante des quatre voitures jouant la gagne.

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Des doutes, il doit également y en avoir chez Hyundai qui n'a droit qu'à une seule voiture à l'arrivée. Le premier à sombrer définitivement, ce fut Andreas Mikkelsen, trahi par une courroie d'alternateur à l'heure de s'élancer dans l'ES4 le vendredi et alors qu'il occupait la troisième place provisoire du rallye (quand on vous dit qu'il va ennuyer Thierry plus souvent qu'à son tour). De son côté, Dani Sordo sortait pour le compte dans l'ES9 alors qu'il pouvait lui aussi envisager le podium final. Quand on compare au résultat de Toyota qui alignait elle aussi trois voitures, on peut se dire que ce fut la bérézina pour la marque coréenne qui n'est pas encore capable de mettre à disposition de ses équipages trois voitures identiquement préparées...

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Terminons cette analyse par le beau résultat de Guillaume de Mévius (Peugeot 208 T16 DG Sport) qui a terminé à une incroyable treizième place au général, la quatrième en R5, et la deuxième des pilotes inscrits en WRC2 derrière l'expérimenté Jan Kopecky (Skoda Fabia R5), alors que le pilote du RACB National Team découvrait le Monte-Carlo dans des conditions très difficiles. Malheureusement, le Namurois allait être pénalisé quelques heures après l'arrivée à cause d'un poids de batterie non-conforme...

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Voilà pour cette première épreuve. On retrouvera la caravane du WRC au Rallye de Suède, du 15 au 18 février. Et on espère de tout coeur que Thierry fera mentir le titre racoleur de cet article en prenant sa revanche sur 2017 de la plus belle des manières: la victoire!

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C’est désormais une tradition, chez BMW comme dans d’autres marques allemandes, le break succède à la berline dans les apparitions. Une bonne occasion pour votre blog préféré de goûter à nouveau à cette BMW 3 largement remodelée l’an passé. Cette déclinaison Touring est plutôt réussie avec une face avant reprise de la berline F30. Nous ne reviendrons pas en détail sur celle-ci. Sinon pour souligner que le pack M qui habille notre modèle d’essai lui donne un caractère plutôt affirmé qui nous plait davantage que les versions de base. L’arrière de cette Touring profite pleinement des traits plus marqués qui caractérise cette génération. Par contre, il devient très difficile de distinguer une 3 d’une 5 lorsqu’elles ne sont pas côte-à-côte. Un souhait manifeste de la marque qui souhaite uniformiser l’ensemble de ses lignes.

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Dans l’habitacle siglé lui aussi M, nous avons beaucoup aimé le petit volant à trois branches mais aussi le rappel de la couleur extérieure sur le tableau de bord, allié à un aspect aluminium brossé des plus réussis, sans oublier les très beaux sièges sportifs aux motifs reprenant ce fameux Estoril Blau. Le kit M Sport inclut encore la suspension du même nom. Un petit bouton sur la console centrale permet de choisir entre quatre positions: Eco Pro, Confort, Sport ou Sport +. Et les différences sont sensibles. En mode Eco, vous êtes priés de lever le pied en cas d’accélérations trop viriles et votre conduite vous est constamment dictée pour une optimalisation du rendement de la mécanique. Le mode confort est celui qui se remet automatiquement lorsque vous rallumez votre voiture. En mode sport, la conduite est soutenue par une direction plus ferme, une suspension plus précise et un moteur plus rageur. Entendons-nous, le diesel ne devient pas sauvage mais il répond à la moindre sollicitation et vous laisse grimper dans les tours.

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A l’arrière, la nouvelle Série 3 a bien progressé et l’habitabilité y devient vraiment correcte. Certes, la carrosserie Touring permet de conserver une belle hauteur de pavillon au-dessus de la tête des passagers mais les jambes de ceux-ci peuvent bouger sans craindre de donner des coups dans les dos des sièges. Le coffre voit sa capacité augmenter de 35 litres en frôlant dorénavant les 500 litres (495 dm³) tandis que banquette rabattue, le volume atteint les 1500 litres. Le hayon s’ouvre automatiquement en série. Par contre, vous devrez payer un supplément pour l’aide au stationnement arrière, le détecteur de pluie (pas trop réussi à notre goût), l’allumage automatique des phares ou encore le système de navigation professionnel. Comme toute bonne allemande qui se respecte, la 320d passée entre nos mains ajoutaient 9.561 euros d’options htva!

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Nous en avons un peu parlé, le comportement de cette auto se concocte à la carte en fonction de l’humeur du conducteur. Nous aimons les grands travers et il est toujours amusant de sortir d’une courbe comme un sourd pour faire décrocher le train arrière même si cela vous catalogue instantanément comme voyou sur les routes encombrées de notre petit royaume. Qu’importe, il est toujours rassurant, pour l’amateur de propulsion que nous sommes, de voir que les BMW ne perdent pas leur caractère malgré l’absence totale de fantaisie chez la plupart de ses acheteurs qui veulent avant tout paraître plus riche que le voisin. Et ce n’est pas l’arrivée prochaine d’un monovolume traction avant siglé de la fameuse hélice qui va nous faire sourire. Bref, cette auto profite de sa puissance pour se dégager au plus vite des nombreuses situations scabreuses rencontrées de plus en plus souvent sur nos routes à cause d’automobilistes qui font tout sauf conduire lorsqu’ils sont au volant, traumatisés par les radars et autres voitures banalisées…

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Bref, ce 2.0 turbo diesel délivre ses 184 chevaux de manière autoritaire et son couple de 380 Nm fait merveille lorsqu’il s’agit de se relancer sur un coup de gaz sans toucher au levier de vitesses. Le guidage de la boîte est pourtant parfait même s’il nous a décontenancé à quelques reprises par le verrouillage de ses rapports lorsqu’il s’agissait de rétrograder dans l’urgence. Et là où nous sommes particulièrement fiers, c’est que, sans jouer au héros de l’écologie à tout crin, nous avons enregistré une consommation de 6,5 l/100 de moyenne durant les 500 km de notre essai. Vous l’aurez compris, cet engin va faire le bonheur des flottes et des gros rouleurs, dans des finitions moins jolies et plus passe-partout, hélas, mais on devrait encore en voir un joli nombre sur nos routes dans les prochaines années à moins d’un changement de législation qui verrait enfin les avantages en nature plus taxés. Ah, nous allions en oublier l'essentiel: ce bel objet coûte, tel qu'il apparait sur les photos, 47.920 euros tvac.

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16:59 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, bmw, 320d, 320, série3, touring, break, new, nouveau, 2013, test, roadtest, confort, perfromance, m sport, kit, carrosserie, blau, estoril, allemand, diesel, 2.0, 184 ch | | |