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J'aime bien

En reprenant le style du Cherokee, le Compass s'offre enfin un style digne de son rang de SUV moyen. On va vite oublier la version précédente, disparue du catalogue en 2012, et ses yeux de batracien. La ligne de toit surlignée d'un trait chromé n'est pas sans rappeler ce qu'Opel fait actuellement.

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Le 1.6 diesel de 120 chevaux s'est montré plutôt volontaire pour emmener les 1.500 tonnes du bestiau à un rythme qu'il ne connaîtra probablement jamais au cours de sa vie.

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L'habitabilité est du genre généreux aussi bien aux places avant qu'à l'arrière où le passager installé au milieu n'est pas trop sacrifié.

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Plutôt malin

Les aides à la conduite et les systèmes de sécurité sont nombreux et ils sont, de plus proposés dès le niveau d'accès "Sport". Et puis l'esthétique du Compass peut être facilement personnalisable à travers des revêtements intérieurs, des couleurs de carrosserie ou encore des jantes différentes.

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J'aime moins

S'il veut se battre contre les BMW X1 et autres Audi Q2, le Compass va devoir élever son niveau de jeu en matière de finitions parce que certains plastiques sont de piètre qualité. On a ainsi le sentiment d'être installé dans une Fiat 500x.

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L'interface UConnect propose un menu peu intuitif et il demande quelques heures d'accoutumance. Et puis, c'est frustrant d'avoir accès au Jeep Skills qui ne fonctionne pas avec notre version simple traction avant.

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Pourquoi je l'achète

Elle soigne son look, elle offre un confort appréciable tandis que son petit moteur diesel fait des miracles en termes d'agrément et de consommations. Et puis elle s'offre sous une marque qui possède une belle image en termes de confiance et de solidité. Son prix de base est de 28.700€, le même que celui du Nissan Qashqai 1.6 dCi 130.

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Pourquoi je ne l'achète pas 

La finition de son habitacle ne peut cacher ses origines roturières, sa base technique provenant de l'Alfa Giulietta datant déjà de 2010. On comprend mal l'intérêt d'acheter un SUV aussi typé 4x4 en se passant des quatre roues motrices.

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11:24 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, jeep, compass, 1.6, 4x2, diesel, 120, ch, 33.700, euros, prix | | |

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Alors que Dirt avait pris l'ascendant, l'année dernière, sur la série WRC officielle, cette dernière a parfaitement réagi. En effet, le septième opus de la série passe la vitesse supérieure, à l'image des vrais bolides du WRC estampillés 2017. Ca va très vite, le rendu est impressionnant de réalisme. Logiquement, toutes les voitures du championnat du monde des rallyes sont disponibles ainsi que les bolides du WRC2 mais aussi les Fiesta du Junior WRC.

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En mode carrière, on débute au volant de ces petites Fiesta avant de passer aux WRC2 où l'on a le choix entre diverses R5. C'est dès cette saison que l'on découvre de gros morceaux avec des secteurs chronométrés de plus de 15 minutes. Franchement, on s'y croirait! Personnellement, c'est dans les secteurs rapides que je prends véritablement mon pied parce qu'il faut constamment jongler entre vitesse et maîtrise de la voiture. Sur terre et sous la pluie, les tête-à-queue ne sont pas rares...

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Les sensations sont moins typées arcade que dans les précédentes éditions. On peut ainsi jour de l'appel contre appel et de la ré-accélération appuyée sur les roues arrière pour signer de jolies trajectoires. Il existe une multitude de réglages de hauteur de caisse, de dureté des suspensions, d'efficacité du frein à main et l'on peut également choisir le degré de difficulté face à la concurrence. Celle-ci peut également vous surprendre en abandonnant parfois dans des endroits inattendus mais cela ajoute une certaine dose d'aléatoire qui ajoute du piment au jeu.

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Dans les faits, par rapport aux années précédentes, on constatera que les pistes sont plus longues, plus bosselées, obligent à plus de prudence - y compris en ligne droite - et dopent véritablement le challenge. On sent que les développeurs ont pris le temps de construire chaque circuit avec soin, même si cela s'est fait au détriment d'autres éléments, comme la météo par exemple qui n'a pas vraiment d'influence sur la conduite. Au même titre que les dégâts qui n'influencent guère le comportement de la voiture comme cela peut être davantage le cas dans Dirt. Nous avons ainsi parcouru une spéciale de plus de 15 minutes du Rallye de Pologne avec le pneu arrière gauche crevé en signant le troisième temps...

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Plus beau, plus stable et surtout plus réaliste, WRC 7, réalisé par l'équipe lyonnaise de Kylotonn, offre d'excellentes sensations et parvient à trouver un compromis entre arcade et simulation particulièrement convaincant. Tout n'est pas parfait et il reste des efforts à accomplir mais l'alternative à DIRT n'est plus à prendre à la légère. Et si, comme nous, vous aviez fait l'impasse sur le 6, vous retrouverez avec plaisir ce jeu officiel du WRC!

20:30 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Jeux PS4, Rallye | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : test, essai, jeu, ps4, game, player, wrc7, simulation, rallye, kylotonn, licence, officielle | | |

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Lorsqu'un importateur choisit de faire confiance à notre site, cela donne un mail sympa reçu le vendredi 15 septembre émanant de BMW Belux. En clair, on nous propose d'essayer la dernière BMW M4 CS le week-end suivant et ce durant quatre jours. De quoi goûter, en primeur, à la dernière nouveauté sportive de la marque à l'hélice en attendant l'arrivée de la M5. Le bonheur! D'autant que la météo s'annonce particulièrement clémente.

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Impatients, nous découvrons la belle dans sa couleur inédite, appelée San Marino Blau et facturée 814 htva mais qui lui va à merveille. Les jantes forgées, couvertes d'une peinture Orbit Grey du plus bel effet, donnent également une impression de puissance d'autant que leur diamètre varie entre l'avant (19 pouces) et l'arrière (20 pouces). Leur poids unitaire est des plus contenu avec respectivement 9 kg à l'avant et 10 à l'arrière. Mais ce n'est pas tout, elles sont emballées par des Michelin Sport Cup 2 particulièrement proches de pneus pistes (BMW préconise néanmoins les Pilot Super Sport si vous habitez dans un pays pluvieux). Vous savez, le genre de gommes qui collent lorsque vous posez la main dessus après l'effort. Nous on adore! Mais ce n'est pas tout...

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En détaillant la liste d'options, nous avons vu que ce modèle était équipé de freins M en carbone céramique facturés 6.136 euros htva en option. Le genre de galettes qui se montrent intraitables en toutes circonstances. Et c'est vrai qu'ils freinent fort! Wouaw. Au début, vous appuyez fort et l'auto ralentit beaucoup trop. Mais poursuivons notre tour du propriétaire avant de vous narrer nos impressions de conduite.

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Esthétiquement, la M4 CS se situe à mi-chemin entre une M4 normale et la très bestiale GTS. Ainsi, le bouclier avant échancré s'offre une lame en carbone tandis que le PRFC (composite fait de carbone et de plastique) est utilisé pour le capot, le toit - qui garde sa couleur gris foncé - et le couvercle de coffre. A l'arrière, on retrouve le diffuseur de la GTS et le volet Gurney en carbone sur le coffre. Le quoi? Le bequet! mdr

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Dans l'habitacle, l'ambiance est à la parcimonie mais pas partout, on vous rassure. En fait les portes ont été évidées de leurs bacs de rangement au profit de garnitures en fibres naturelles (du carton quoi) tandis que des lanière aux couleurs de M Motorsport remplacent les poignées habituelles. Pas toujours évident de retenir les portes à l'ouverture mais cela fait partie de l'ambiance. Pour le reste, la banquette arrière est toujours en place et l'on a moins le sentiment de se retrouver dans un bolide du DTM qu'à bord de la GTS qui peut également être "arceautée". Pour le reste, on retrouve de superbes baquets et le cuir et l'alcantara foisonnent dans l'habitacle. Certes, l'airco est manuel mais l'équipement est néanmoins complet. On n'est pas totalement fan de la jante épaisse du volant en alcantara M (option à 508 € htva) mais les amoureux de la marque en sont dingues!

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Sous la capot, on retrouve le 3.0 litres 6 cylindres en ligne biturbo développant 460 ch. C'est dix de plus que la dernière M4 mais toujours 40 de moins que la GTS ou la DTM Champion Edition. Avec un poids annoncé de 1.580 kg, on a droit à un rapport poids/puissance de 3,4 kg/ch semblable à celui d'une Porsche 911 GT3 RS de 2006. Pas mal non? La boîte DKG à double embrayage est imposée et couplée au différentiel Actif M qui fonctionne en binôme avec le contrôle de stabilité. La suspension Select Drive est de série et offre, comme à l'accoutumée, trois programmes: Confort, Sport et Sport+. Trois programmes qui s'appliquent également à la direction électromécanique et à la cartographie du moteur. Voilà, on en a fini pour le tour du propriétaire. Ah non, on a failli oublier les volets commandés électriquement pour libérer la ligne d'échappement sur demande.

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Nous l'avons dit plus haut, la météo est de notre côté durant ces quatre jours passés en compagnie de ce coupé sauvage. De quoi débuter notre prise en main sur un mode prudent. Au démarrage, la M4 CS se positionne avec les programmes Sport pour le volant et les suspensions tandis que le moteur est en mode confort mais vous pouvez configurer ce choix selon vos souhaits. Il y a également le bouton situé sous le levier de vitesse qui agit sur la réactivité de la boîte en passante en mode manuel sur demande. L'auto est bluffante en accélération et la différence avec la M2 que nous avions essayée au printemps est saisissante. On n'est bien sûr pas dans les mêmes sphères de budget. Mais ce qui va rapidement nous séduire, ce sont les freins. Ils se révèlent diaboliquement efficaces et mordent fort en toutes circonstances!

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Le premier jour, nous en profitons pour faire plaisir aux amis en les emmenant à bord, histoire de partager notre passion. Le dimanche matin, on quitte rapidement la ville pour nous échapper vers les routes tournicotantes de nos vertes Ardennes. Dès les premiers virolos, on opte pour les modes les plus extrêmes (bouton M2 sur le volant) sans couper l'ESP. On n'est pas totalement inconscients. L'auto se met à chanter bien plus fort et se révèle ultra-précise dans ses placements. Il faut jouer délicatement de l'accélérateur en sortie de virage car l'anti-patinage s'enclenche encore en 3è lorsqu'on accélère à fond! Impressionnant. L'auto pousse fort et les échappements pétaradent au lever de pied! Quel pied! Par rapport à la M2, qui reste notre dernière référence, les virages nous bondissent au visage et on est heureux de pouvoir compter sur les freins en carbone. Ils mordent et freinent sans jamais faiblir. C'est cher le carbone mais c'est vraiment incomparable.

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Le rythme est élevé et les pneus collent au goudron. C'est simple, on comprend rapidement que la vitesse de passage en courbe pourrait être encore plus élevée mais les platanes et les rails de sécurité ne nous permettent pas de dégoupiller totalement. C'est là qu'un petit détour sur circuit pourrait être instructif mais ce n'est malheureusement pas possible. Les traversées des villages nous permettent de laisser refroidir la bête mais les rares automobilistes doublés ce jour-là sur les routes doivent encore se demander quel est cet engin qui les a avalés en moins de deux...

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Une fois ces deux heures récréatives terminées, nous passons par la station-service pour remplir le réservoir de 60 litres qui était plein au départ. ça fait cher le quart d'heure détente mais on ne regrette rien. Cette auto nous a emmené au paradis durant 120 minutes de pur plaisir. Et le pire, c'est qu'elle a repris son rôle de coupé habitable pour rendre visite à belle-maman, le dimanche après-midi. Le coffre et ses 445 litres se révèlent utiles et les places arrière satisfont la jeune ado de la famille. Profitant alors du couple de 600 Nm, on adopte une conduite en bon père de famille sans trop en souffrir.

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Affichée à 122.000 € tvac, la M4 CS est une série limitée qui devrait plaire aux investisseurs. Notre voiture d'essai atteignait 134.390 € principalement à cause des freins en carbone (7.425 € tvac). Mais l'auto est pourtant bien équipée en série avec, entre autres choses, ses jantes spécifiques, la suspension adaptative, le système d'alarme, les sièges avant chauffants, le Park Distance Control, le Cruise Control, le High Beam Assist, le système de navigation Pro ou encore le M Driver package.

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Du côté des consommations, nous n'avons pas vraiment tenté l'economy run, vous l'aurez compris. Comptez 12 l/100 en moyenne avec des pointes pouvant atteindre les 20 l/100 en mode full attack. Les émissions de CO2 sont annoncées à 197 g/km. On émettra également quelques réserves concernant les freins en carbone. Certes, ils nous ont totalement séduits mais on s'est laissé dire qu'une célèbre marque allemande, réputée pour ses systèmes de freinage, préconise l'emploi de disques classiques avec des plaquettes compétition pour ses adeptes de sorties en circuit. Le coût des éléments en carbone et leur fragilité (grenailles...) ne parlent pas en leur faveur.

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Conclusions

Avouons-le, on a parfois du mal à adhérer à la logique mercantile de BMW qui vend des SUV comme des petits pains et des Active Tourer aux propriétaires de Corolla Verso et autres Picasso même si on ne peut lui donner tord. Et puis il y avait eu l'essai de la berline M3, à l'époque, qui nous était apparue désormais plus sage que les AMG d'en face habituellement plus "papyesques". Seulement voilà, BMW reste BMW et son célèbre Freude am fahren est loin d'être enterré. Totalement déraissonnable, cette M4 CS fait un bien fou en ces temps d'obscurantisme où tout plaisir devient sacrilège. On a enfilé nos gants, on a pris un pied pas possible, on a consommé de la 98 sans crier gare et qu'est-ce que ça fait du bien. A quelques jours de nos 45 ans, BMW Belux nous a offert un bien beau cadeau! C'est quand vous voulez pour oxygéner vos chevaux...

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Plus

Efficacité absolue

Freinage inépuisable

Caractère à tous les étages

Moins

Tenue sous la pluie

Objet de spéculations

Consommations

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22:25 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, exclusif, bmw, m4, cs, clubsport, 6, cylindres, ligne, belux, importateur, roadtest, coupé, allemand, 460, ch, 600, nm, 2017, sportif, essence | | |

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Il est vraiment particulièrement stylé ce nouveau SUV italien. Certes, nous l'aurons attendu au sein de la gamme Alfa mais on ne regrette pas cette longue attente lorsqu'on en fait le tour. Tout est parfaitement dessiné, il n'y a pas un seul point qui pourrait contrarier le regard. Il y a d'abord cette face avant agressive sans excès avec le V central et ses deux projecteurs en pointe surlignés par les feux de jours en virgule.

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Le capot est "enchâssé" dans la face avant comme sur la Giulia. Puis la ligne des flancs est continue jusque l'arrière, tracée d'un trait de crayon sans interruption, sans plis inutiles si ce n'est deux lignes qui partent des ailes avant pour donner une dynamique aux flancs. Long de 4,69 mètres pour 1,90 m de large, l'Alfa Romeo Stelvio est au final, un beau bébé. Sa ceinture de caisse haute, sa faible hauteur de pavillon et ses flancs musclés lui donnent beaucoup de caractère.

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Si vous appréciez l'habitacle de la berline, vous ne serez pas dépaysés à bord du Stelvio. La planche de bord est pratiquement identique, à quelques détails près. Comme pour l'extérieur, Alfa joue la carte de la sobriété de bon goût. Et force est de constater que la finition marque de nets progrès par rapport aux anciennes productions d'Alfa. Cuir de qualité, plastiques moussés, vrai bois... L'ensemble est bien réalisé et n'a plus vraiment à rougir de la comparaison avec la concurrence germanique.

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Certains détails font la différence, comme ce volant à méplat et à jante fine, ce démarreur digne d'une voiture de course et ces compteurs analogiques du plus bel effet. Sans oublier les grandes palettes métalliques derrière le volant qui ressemblent à ce que l'on peut trouver à bord de voitures de course. Sincèrement, certaines marques allemandes feraient bien de s'en inspirer. L'équipement est aussi digne des meilleures routières: sellerie en cuir pleine fleur, Jantes de 20 pouces avec des Michelin Latitude Sport 3, GPS à cartographie Europe, régulateur de vitesse adaptatif...

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Les places arrière sont accueillantes mais on y est moins choyés qu'à l'arrière de la Giulia. Le coffre n'est pas énorme avec ses 525 litres mais ses formes régulières permettent un chargement facile. Mais clairement, la facilité d'utilisation n'a pas été sa priorité malgré son appartenance à la catégorie des SUV.

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Pas totalement aveugles, on soulignera l'aspect un peu daté du système de navigation et la résolution discutable de la caméra de recul, d'ailleurs indispensable en raison de la visibilité très moyenne vers l'arrière. Notre exemplaire d'essai comptait déjà plus de 10.000 km et sur les routes pavées et bosselées de la région liégeoise, quelques bruits de mobilier se faisaient entendre mais on précisera qu'on a la vilaine manie de rouler très souvent sans musique.

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Non pas que le bruit du 4 cylindres 2.0 turbo essence soit particulièrement envoûtant. A sa décharge, il faut avouer qu'il pousse fort. Avec 280 ch annoncés et 400 Nm à 2.250 tr/min, il fait vite oublier les Diesel. Et certains concurrents ne peuvent en dire autant à l'exemple d'un Porsche Macan n'offrant que 250 ch. Mais là où Alfa marque encore plus de points à nos yeux, c'est sur le chapitre du poids puisqu'il est donné pour 1.660 kg à vide grâce à l'usage d'aluminium et de fibre de carbone. Le surpoids généré par la transmission intégrale Q4 se limitant d'ailleurs à 60 kg.

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Moteur puissant, masse contenue, mais aussi une excellente boîte automatique ZF à 8 rapports permettent au Stelvio de montrer ses muscles. Les accélérations sont impressionnantes, d'autant que les passages de rapports sont extrêmement rapides en mode Dynamique bien sûr. Seules 5"7 sont nécessaires pour abattre le 0 à 100 km/h. On connait un anglais qui a voulu faire le malin à bord de sa Mitsubishi Lancer Evo8 très bruyante mais qui a dû abdiquer. La facilité avec  laquelle ce SUV atteint des vitesses répréhensibles est bluffante.

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Bon, ne nous faites pas écrire ce que l'on ne pense pas. Il ne s'agit en rien d'un véhicule sportif. La mécanique est plus linéaire que rageuse et le poids, même contenu, vous rappelle à l'ordre en cas d'excès d'optimisme en virage. Par contre, son couple et sa puissance linéaire ne dépayseront pas les intoxiqués au mazout. Comme toujours, la consommation de ce moteur turbo est à la carte: raisonnable aux allures usuelles (environ 9 litres aux 100 km), mais bien plus élevée en jouant avec le rupteur (15 litres aux 100 km).

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Contrairement aux idées reçues, même si on est journaliste automobile, on n'est pas totalement idiot et on se doute bien que ce n'est pas cette super version essence de 280 ch qui va connaître le succès chez nous. Pourtant, on reste persuadé qu'un SUV en-dessous de 200 ch n'est pas vivable au quotidien... Plus sérieusement, c'est évidemment le 2.2 diesel de 150 ch (39.550€) que l'on risque de croiser le plus dans nos rues. La version essence qui nous était gentiment confiée par l'importateur coûte 50.550€. Ah oui, Alfa Romeo envisage de venir taquiner les M de BMW et les AMG de Mercedes avec un Stelvio Quadrifoglio équipé du 3.0 V6 de 510 ch emprunté à la Giulia. Miam, miam! Plus de photos ici

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12:09 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alfa, romeo, stelvio, 2017, essai, test, route, essence, 2.0, turbo, 280, belgique, 4x4, suv, style, classe, sportif, dynamique | | |

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Version rehaussée de la Mercedes Classe A, la GLA tente de se montrer encore plus SUV depuis son dernier restylage effectué à mi-carrière. Pour notre essai de cette nouveauté, Mercedes nous avait réservé la version Diesel la plus cossue.

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La GLA 220d 4-MATIC est en effet le haut de gamme des motorisations mazoutées puisqu'il s'appuie sur un 2.2 de 177ch accouplé à la boîte de vitesses automatisée 7G-DCT à double embrayage. Autant vous dire que les bornes ont été avalées en toute décontraction, d'autant plus facilement que ce modèle est équipé de bien des éléments empruntés aux gammes supérieures.

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La finition AMG qui était la nôtre reste relativement discrète et cette fois, contrairement à la Classe C break que nous avions essayée deux ans plus tôt, il ne sera pas permis au quidam de la confondre avec une vraie GLA45 AMG.

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Certes, les jantes de 19" sont badgées des trois lettres magiques mais c'est tout. Le reste de la carrosserie est réussi mais sans le moindre élément sportif. Bref, il s'agit avant tout d'une compacte bourgeoise rehaussée de 30 mm par rapport au modèle qu'elle remplace grâce au pack de suspensions Confort off-road.

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A l'intérieur, la finition est très soignée grâce aux inserts décoratifs AMG en carbone, au cuir brun noisette des sièges ou encore au cuir qui recouvre le haut du tableau de bord. La position de conduite est parfaite, grâce aux réglages électriques des sièges, et le volant est agréable à manipuler.

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On s'habitue rapidement à la commande de la boîte automatique placée au volant et pour ceux qui veulent, des palettes sont disposées de chaque côté du volant. Par contre, les espaces de rangement ne sont pas très nombreux et les places arrière sont habitables mais la visibilité n'y est guère accueillante, entre les vitres étroites et les sièges avant enveloppants...

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Nous l'avons dit, cette voiture est très agréable sur longue distance. Elle se révèle plutôt confortable et ses aides à la conduite soulagent le travail du conducteur qui peut s'appuyer sur l'assistant de trajectoire, le système de prévention d'accident ou encore l'aide au parking active. La puissance est bien présente lorsque le besoin s'en fait sentir et l'on se fond facilement dans la circulation, qu'elle soit fluide ou dense.

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Comme toute Mercedes qui se respecte, la GLA offre trois types de conduite: Confort, Sport ou Eco. Nous avons opté la plupart du temps pour la première proposition correspondant le mieux à la définition de ce petit SUV appelé à affronter les BMW X1 et autres Audi Q3. Il est également possible d'opter pour des réglages personnalisés en matière de suspensions, de direction ou encore de répondant moteur.

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Du côté des gadgets à nos yeux, cette GLA était équipée de l'éclairage d'ambiance (120€), du système sono Harmann Kardon (685€), le toit ouvrant panoramique (1190€) ou encore les pneus avec possibilité de roulage à plat (210€). Telle que nous l'avons essayée, la GLA 220d est facturée 60.645€ prix catalogue. Une fameuse somme pour ce qui reste une compacte surélevée. Mais la voilà suffisamment rajeunie pour patienter jusqu'à la relève.

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+

Confort assuré

GPS intelligent

Puissance agréable

-

Espace et visibilité à l'arrière

Cruise control pas adaptatif

Prix excessif 

22:02 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mercedes, gla, 220d, 4-matic, essai, test, longue, distance, confort | | |

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A la veille de cette 69è édition des 24 Heures de Francorchamps, BMW Belux a réuni, autour de quelques journalistes, les pilotes qui seront alignés ce week-end. Parmi eux, le Bruxellois Maxime Martin avait évidemment les faveurs de l'auditoire et comme souvent, dans pareil cas, le dernier vainqueur belge de l'épreuve spadoise n'a pas totalement adopté la langue de bois. Pour notre plus grand plaisir.

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Maxime, vous êtes le seul équipage déjà vainqueur ici à être totalement renouvelé. Est-ce un avantage?

"Certainement. Je connais parfaitement mes équipiers Alexander Sims et Philipp Eng, et nous sommes devenus des amis. L'ambiance au sein de notre équipage est détendue même si nous nous comportons toujours comme des professionnels une fois que les choses sérieuses commencent."

La BMW M6 GT3 alignée par le Team Rowe est-elle identique à celle de 2016?

"Totalement puisqu'en GT3, les voitures sont homologuées pour deux saisons. Et pour nous, c'est une bonne chose. Cela signifie que la fiabilité est éprouvée et que les cartes sont sur la table chez nos concurrents. Seul Porsche constitue l'inconnue de cette édition mais ce n'est qu'une marque parmi tant d'autres qui sera notre concurrente cette année. Le plateau est démentiel, la qualité des équipages est des plus élevées et il s'agit sans doute de la plus grande course de GT au monde! C'est génial qu'elle se déroule chez moi, dans mon pays, devant tous mes fans. C'est toujours quelque chose de particulier pour moi..."

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D'autant que vous avez enfin décroché le Saint Graal, l'an passé, pour votre dixième essai!

"C'est vrai que cela m'ôte un poids. Une certaine pression qui était là, insidieusement. Cela ne veut pas dire que je serai plus détendu au départ parce qu'il s'agit d'une course éprouvante parce qu'il n'y a guère de temps mort sur la piste. Il y a soixante voitures qui se valent et il vous arrive de rester calé derrière un pilote qui tourne quatre secondes plus lentement que vous mais qui profite d'une meilleure vitesse de pointe en ligne droite pour vous empêcher de le doubler. Ici, tous les dépassements sont accomplis de haute lutte, ce n'est jamais facile!"

Est-ce que, comme certains de vos collègues, vous déplorez le niveau de pilotage de certains?

"Absolument pas. Cela fait partie de la course, c'est à nous à nous adapter et à nous méfier. Nous repérons très rapidement, dès les essais libres, les voitures dont les pilotes ont un sens de la trajectoire particulier et nous nous en méfions durant toute la course. Mais c'est comme sur la route, si vous roulez plus vite que l'ensemble de la circulation, c'est à vous à vous méfiez des autres. Et puis si certains gentlemen-drivers n'étaient pas présents, cela voudrait dire que le plateau serait bien moins fourni. Non sincèrement, je n'ai rien contre leur présence!"

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Beaucoup d'équipes se sont plaintes des pneus Pirelli mis à votre disposition cette année. Est-ce aussi votre cas?

"En 2016, c'était des bouts de bois. Cette année, il semblerait qu'ils s'usent très vite. On parle de 45 minutes sur le sec ce qui représente des relais particulièrement courts. Mais si tout le monde est à la même enseigne, cela ne devrait pas être un problème. Et puis cela fait partie des données prises en compte lors de l'établissement des stratégies. Vous savez, vous pouvez passer le Raidillon à fond, à bord de nos GT3, mais si vous ne soulagez pas légèrement, cela veut dire que vos pneus avant, dans la cas de notre BMW dont le moteur pèse lourdement sur le train avant, s'useront encore plus rapidement."

Par rapport aux autres courses d'endurance que vous avez disputées, où classeriez-vous Spa?

"Je vous l'ai dit, c'est une course chère à mon coeur parce que je suis le troisième Martin à m'y être imposé, parce que c'est en Belgique, parce que le plateau est fou. Le Nürbürgring est plus fatiguant en attention mais comme les équipages sont formés de quatre pilotes, on se repose davantage. J'ai aussi participé deux fois aux 24 Heures du Mans et cela m'avait semblé facile. Evidemment, je ne jouais pas pour la victoire mais en termes de concentration, Franco demeure le must!"

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Pour en revenir à ce week-end, est-ce facile de gérer vos différences de réglages sur la voiture mais aussi dans l'habitacle?

"On trouve un compromis qui convient à tout le monde et qui rend l'auto confortable dans la plupart des situations. En ce qui concerne la différence de taille, le baquet et le volant sont fixes mais on joue sur la distance du pédalier ce qui est plus facile. Pour le reste, nous avons l'air conditionné à bord et nous sommes également tenus au courant, en direct de notre chrono. Avec les différences en plus ou en moins par rapport à celui que nous avons choisis lors de nos réunions stratégiques. Avec le trafic de Francorchamps, cela peut s'avérer utile même si nous comprenons tout de suite quand on perd du temps..."

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Vous avez été le premier à piloter la future M8 qui sera engagées en LM GTE PRO au Mans en 2018. Quelles ont été vos impressions?

"J'ai en effet eu la chance d'effectuer deux journées de déverminage, au Lauzitsring, de la future BMW M8. Mais je vous avouerai qu'il est très difficile pour moi d'émettre un avis sur l'auto. Comme toujours dans pareil cas, il y a des choses qui fonctionnent bien et d'autres qu'il faut régler. Mais si le moteur est une évolution de celui qui équipe la M6, tout le reste a été développé en vue de la course, ce qui n'est pas le cas de celle-ci. Un peu comme ce que Ford a accompli avec sa GT. La position de conduite est plus centrée, encore plus en arrière que dans la M6 et l'ensemble devrait se révéler consistant. D'ailleurs, c'est la première fois que BMW présentera simultanément la nouvelle M8 de course et celle de route..."

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Lundi, Mercedes a annoncé qu'elle quittait le DTM, fin 2018, pour la Formula E, était-ce attendu dans le milieu?

"Absolument pas! Je connais des gars qui bossent chez HWA, le team qui fait courir les Mercedes, et qui l'ont appris en même temps que moi. C'est un coup dur pour la discipline et je ne sais pas encore de quoi mon avenir sera fait... mais je reste concentré sur 2017 et je compte bien améliorer ma cinquième place actuelle au classement du championnat et conserver, surtout, la première place des pilotes BMW!"

Vous vous verriez en Formula E à l'avenir?

"Sincèrement, sportivement, cela ne m'intéresse absolument pas. Quand vous imaginez que les pilotes pourraient se parler entre eux sur la grille de départ tellement c'est silencieux... pour moi, ce sont de gros karts électriques qui s'affrontent sur des pistes totalement artificielles. Mais je dois avouer que le concept séduit de plus en plus de marques parce que les courses se déroulent dans des grandes villes, même si c'est, dans la plupart des cas très loin des centres-villes, et qu'en termes de marketing, ils ont appliqué des solutions qu'on n'avait jamais vues en F1. Peut-être que dans quelques années, ce championnat sera devenu la nouvelle F1 et qu'il faudra y être mais pour l'instant, cela ne fait clairement pas partie de mes choix de carrière."

C'est sur ces paroles on ne peut plus limpides que nous avons pris congé de Maxime Martin non sans lui souhaiter une nouvelle victoire dimanche, sur le coup de 16h30...

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12:50 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Circuit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spa, 24, heures, francorchamps, interview, exclusive, maxime, martin, bmw, motorsport, rowe, racing, vainqueur, sortant, m8, essai | | |

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Le même refrain

Pour son dépoussiérage de mi- carrière, la Lexus IS s’est offert un bouclier avant bien plus agressif, le regard se veut encore plus félin pendant que l’arrière s’est vu légèrement corrigé à travers un bouclier redessiné et des feux revus. Rien de révolutionnaire mais en s’accompagnant de jantes noires (qui restent pour moi définitivement associées aux roues des pneus hiver qui enlaidissent tant les voitures), elle renvoie une impression de sportivité auprès des amateurs qu’il faut immédiatement contredire.

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Mais avant de parler de son comportement, installons-nous à bord pour découvrir un intérieur lui aussi retravaillé. Comme toujours chez Lexus, les lignes se multiplient et cela nuit à la pureté des lignes de la planche de bord. Il faut un certain temps avant de comprendre le fonctionnement du système multimédia caractérisé par un grand écran qui, dans la version 2017, est utilisé dans son entièreté. Le joystick s’avère bien pratique et tout se commande, finalement, depuis la console centrale.

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La position de conduite est bonne et le conducteur se retrouve parfaitement installé dans son cocon avec, face à lui, deux cadrans indiquant d’un côté la vitesse et de l’autre, à la place du compte-tours qui n’apparaît qu’en mode Sport, un indicateur du mode de conduite. Malheureusement, il n’est toujours pas possible d’afficher la vitesse réelle en chiffres ce qui devient rare de nos jours.

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Comme toujours avec les modèles hybrides de la marque, le démarrage se fait en électrique. Le moteur thermique se met en route assez rapidement par la suite mais le silence global demeure impressionnant et participe grandement au confort général offert par la voiture. Le tout incite à une conduite calme et tranquille parfaitement raccord avec la circulation actuelle.

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Ce qui nous pousse à nous interroger sur la pertinence du mode Sport qui cohabite avec les modes Eco et Normal. Il est également possible de désactiver l’ESP mais l’on a vite le sentiment de brusquer la mécanique. Les pneus crissent même si le châssis est bon et les palettes au volant ne gomment pas la sonorité déconcertante de la boîte. Il faut dire que la voiture pèse 1700 kg et que la puissance n’est jamais que de 223 ch. Bref si vous aimez vous éclater de temps en temps au volant, passez votre chemin.

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Mais soyons sérieux, le public-cible de cette voiture est plutôt âgé et adopte majoritairement une conduite tranquille. Le conducteur et ses passagers profiteront au mieux du confort général de la voiture. Les sièges tissus-cuir qui équipaient la voiture essayée proposaient un confort certain sans être des champions du maintien. A l’arrière, la place n’est pas exceptionnelle mais le coffre propose une contenance assez intéressante de 450 litres avec un dossier de banquette arrière rabattable ce qu’il faut souligner si l’on tient compte de la présence des batteries Ni-Mh.

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Du côté des consommations, il faut tabler sur 7,2 l/100 avec, pour notre part, de longs déplacements rapides sur autoroute et des trajets 100% urbains. Il s’agit de chiffres assez intéressants même si la baisse des tarifs de l’essence est encore beaucoup trop lente par rapport au prix du Diesel pour soutenir pleinement la démarche de Lexus. L’annonce récente de Volvo concernant l’arrivée de l’électricité sur tous ses modèles à partir de 2019 semble pourtant donner raison au précurseur nippon.

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Au rayon du tarif, si Lexus précise qu’il y a déjà une Lexus 300h pour 31.900€, il faudra compter 37.490 euros pour acquérir cette version et si vous ajoutez quelques options comme la finition Dynamic Line qui était la nôtre, le toit ouvrant, la peinture métallisée et le Premium Navigation Pack, vous atteindrez 49.150€! Un prix qui reste raisonnable face à la production allemande visée par la berline japonaise.

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Conclusions

Cette nouvelle IS300h ne révolutionne pas l’espèce des berlines hybrides. Et cette maudite boîte de vitesses de type CVT continue à nous irriter. De quoi gâcher tout plaisir de passer en mode Sport et de tenter de jouer avec les palettes au volant. Tout est trop aseptisé, linéaire. Et l’on revient à la position normale du bouton commandant les modes de conduite. C’est finalement celle qui convient le mieux à la Lexus IS300h. Elle lui permet de profiter de sa puissance si le besoin se fait sentir tout en jonglant parfaitement entre l’utilisation du système hybride pour recharger la batterie en descente, se déplacer en tout électrique en ville ou encore utiliser toutes ses ressources sur demande. Le mode Eco est, à l’image du mode Sport, trop extrême et donne très vite un sentiment de danger à cause d’une lenteur excessive.

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Lignes originales

Grand confort

Prix et conso contenus

-

Plaisir absent

Habitabilité arrière

Poids de l’ensemble

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16:52 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lexus, is, 300h, essai, test, semaine, volant, confort, consommation, dimensions, chiffres, berline, japonaise, 2017, raodtest | | |

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La nordique attitude

Que de chemin parcouru par la marque suédoise depuis son acquisition par les Chinois de Geely en 2010. La gamme a été entièrement renouvelée et autant dire que Volvo joue désormais avec de nombreux atouts dans ses mains. A l’image de cette berline S90 particulièrement statutaire dans la variante Inscription très riche en équipements.

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Elle en impose cette suédoise dans sa robe noire et chaussée de jantes de 20 pouces. Elle dégage une classe folle face à des concurrentes allemandes parfois trop ostentatoirement vulgaires. Certes, les lignes sont un peu taillées à la hache d’un bûcheron nordique mais en mouvement, elle est plutôt réussie cette S90. Et puis sa signature lumineuse est incomparable.

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L’intérieur est à la hauteur des prétentions haut de gamme de la voiture avec des matériaux flatteurs comme le cuir et le métal. Les ajustages sont soignés et si la voiture de presse qui nous a été confiée affichait 20.000 km, il faut avouer qu’elle a plutôt bien résisté aux traitements de mes collègues.

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Dans l’habitacle, l’ambiance est chaleureuse et on apprécie le grand écran tactile vertical de série. Il faut un peu de pratique avant d’en maîtriser l’usage mais les geeks apprécieront son fonctionnement très typé tablette Apple. Le démarreur est situé entre les sièges avant, comme sur certaines Saab, mais se passe de clé.

Très bien équipé, notre modèle d’essai avait droit à une sono délirante de 1400 Watts signée Bowers & Wilkins, capable de rendre le son comme dans un studio ou une salle de concert selon vos envies… A l’arrière, l’espace est généreux pour deux adultes et j’ai facilement pu caser mon 1m86 derrière ma place sans changer les réglages ce qui est plutôt rare. On aurait juste apprécié des portières un peu plus larges pour faciliter l’accessibilité. Le coffre frôle les 500 dm3 et atteint la moyenne de la catégorie mais il faudra y plonger pour en atteindre le fond. Son ouverture est bien sûr électrique.

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Son 2.0 à 4 cylindres diesel se montre plutôt discret sauf à froid ou si vous grimpez dans les tours, ce pour quoi il n’est logiquement pas conçu. L’insonorisation est bonne dans l’absolu. Ce D5 à turbos séquentiels reprend fort dès 1500 tours/min et ne faiblit pas avant 4500. Rappelons qu’il développe ici 235 ch pour 480 Nm de couple. Un couple particulièrement généreux qui fournit des relances toujours faciles, même sur autoroute, mais cette S90 ne fait guère mieux qu’une E220d de 194 ch face au chrono. La faute à son poids élevé annoncé à 1815 kg. Mention bien pour le confort de notre modèle d’essai doté de suspensions pilotées en mode confort. Le mode sport change sensiblement la voiture en gommant pas mal de mouvements de caisse mais si la vivacité de la mécanique se trouve accrue, elle n’en devient pas pour autant sportive même si ses quatre roues motrices devraient vous conduire partout en tous temps.

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Parfaitement dans son époque, la S90 est dotée d’une multitude d’aides à la conduite qui donne lieu à des concerts de bruits en tous genres lors des manœuvres en ville. Sans parler de ce freinage d’urgence qui s’enclenche très souvent en ville en prenant les voitures stationnées pour des véhicules à l’arrêt! Heureusement qu’il est désactivable.

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Sur un tracé de plus de 800 km, nous avons consommé 7.4 l/100 en mixant des parcours autoroutiers à vitesse soutenue et des trajets urbains. Quant au tarif, il est voisin des grosses berlines allemandes qui sont en ligne de mire de la S90, à équipement équivalent. Ce haut de gamme est facturé 56.350 € auxquels il faut ajouter 3.900 € pour la finition Inscription et ses nombreux chromes extérieurs mais aussi son superbe cuir nappa et ses inserts en métal.

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Confort royal

Finition luxueuse

Moteur puissant

-

Profondeur du coffre

Systèmes de sécurité trop intrusifs

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10:33 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : volvo, s90, d5, 4wd, bva, 8 rapports, diesel, 4 cylindres, 2.0, essai, test, semaine, 235 ch, 480 nm | | |

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Ceux qui me lisent régulièrement le savent, les SUV et moi, c'est la guerre ou presque! Heureusement que mon épouse est là pour me forcer, de temps en temps, à accepter les propositions malhonnêtes de certains importateurs toujours pressés de me refourguer leur camelote soiffarde, peu discrète et tellement ennuyante à conduire... Pourtant, cette fois, c'est moi qui ai appelé Renault pour demander à essayer leur dernière création, j'ai nommé le Scenic de quatrième génération.

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Depuis 1996, le monovolume compact de Renault trône en maître dans cette catégorie faisant le bonheur des pères de famille et autres bobos. Mais avec la concurrence des SUV, son étoile a un peu pâli. Le quatrième de la lignée tente donc de renouveler le genre en s’offrant une robe plus affriolante, clairement inspirée de celle de son grand frère l’Espace, avec des faux airs de SUV. Et je vous avoue que je craque! Joliment potelé et parfaitement assis sur ses grandes roues, le Scenic qui me fut confié durant une semaine ne m'a pas mis la honte comme pouvait le faire l'ancien, carré et peu gracieux, loin de mon image BCBG.

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Par contre, je reste toujours un fervent opposant à la politique des petites motorisations (downsizing) dans des voitures lourdes et peu aérodynamiques. Avec le petit 1.5 diesel qui équipait ma voiture d'essai, annonçant 110 chevaux, associé pour l’occasion à la boîte de vitesses à double embrayage EDC, je n'étais pas optimiste à l'heure d'en prendre le volant.

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Dans l'habitacle on retrouve quelques bonnes idées pratiques comme, par exemple, le vaste rangement coulissant entre les sièges ou la modularité des places arrière mais je ne suis vraiment pas fan des sièges. Leur assise est trop molle. Et si l’ergonomie des commandes est évidente, l’écran du GPS est positionné trop loin, et surtout, il est trop petit. Comme je privilégie toujours la position la plus basse au volant, je ne vois absolument pas les limites du véhicule à l’avant à cause de la profondeur importante de la planche de bord.

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C’est dommage car la visibilité périphérique est par ailleurs excellente, avec un angle mort de ¾ avant très limité. En revanche, c’est moins bien vers l’arrière. Les importantes surfaces vitrées apportent aussi une agréable luminosité: c’est agréable, mais je trouve la présentation un peu terne.

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Ce Scénic IV a tout de même quelques arguments à faire valoir: un confort de suspension plutôt prévenant en ville, malgré ses grosses roues de 20 pouces, et surtout une très bonne boîte à double embrayage, parfaitement adaptée aussi à un usage urbain. Mais il manque vraiment un moteur capable d’emmener l’ensemble. Le Scénic est tout de même assez lourd et là, c’est limite dangereux lorsqu'on tente des dépassements sans attendre une visibilité parfaite loin devant. Ou plus simplement lorsqu'on traverse un carrefour en pensant qu'on a le temps.

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Son seul atout passe évidemment par la consommation qui reste, pour beaucoup, le seul argument valable même si un moteur diesel coûte bien plus cher à l'usage qu'un essence. La tenue de route est saine, sans souci, mais le freinage n’est franchement pas terrible sur sol humide.

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A son volant, madame a apprécié la visibilité vers l'avant et la position de conduite élevée. Elle découvrait également les derniers systèmes d'assistance à la conduite présents sur ce Scenic à l'image du régulateur de vitesse adaptatif entre 50 et 160 km/h, d’un système de freinage actif d’urgence opérationnel de 7 à 160 km/h, de l’alerte de franchissement de ligne qui vient donner une vibration au volant, de l’alerte distance sécurité, de l’alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux ou encore de l’avertisseur d’angle mort. Bref, un véhicule qui sonne de partout et qui pousse le conducteur à s'occuper de tout autre chose que de sa conduite mais c'est un autre débat!

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Le prix de cette version du Renault Scenic est fixé à 28.900 euros tvac.

14:28 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, renault, scenic, dci, 110, edc, automatique, robotisée, traction, suv, monovolume, français, roadtest | | |

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Si le Rédacteur Auto a longuement patienté pour vous parler de la BMW M2, c’est qu’il souhaitait à tout prix la confronter à sa devancière, la terrible 1M. L’occasion s’est présentée il y a peu et c’est une nouvelle fois sur la piste de Philippe Ménage, à Hermalle-sous-Argenteau que les deux M se sont retrouvées. Dans des grands travers mais aussi sur les petites routes ardennaises pour découvrir si la nouvelle venue est mieux que l’ancienne…

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Au départ, en mettant les deux voitures l’une à côté de l’autre, on trouve que la M2 donne un coup de vieux à la 1M surtout de face. Mais finalement, en regardant plus longuement les deux voitures, on finit par apprécier davantage l’arrière de la 1M avec ses ailes élargies de 55 mm et son becquet arrière. La M2 possède également ses quatre sorties d’échappements et ses ailes bodybuildées mais cela donne une impression plus policée à l’arrière en tous cas.

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Au niveau des mensurations, la 1M se révèle plus courte, moins large et aussi haute que la M2. L’exemplaire de la 1M que nous essayons s’offre un superbe toit en carbone, les rétroviseurs assortis et des jantes anthracite qui lui vont à ravir. La M2 est moins chanceuse de ce côté-là, BMW Belgique ayant choisi de la doter de pneus hiver au diamètre fortement réduit. Autrement, les deux voitures s’offrent la même monte pneumatique en 245/35 & 265/35 (Z)R19.

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A l’intérieur, les années qui séparent les deux produits munichois ne sont peut-être pas nombreuses mais elles sont plutôt marquées à la charge de la 1M. Certes, la finition est soignée et les ajouts en alcantara lui vont bien. Pour le reste, c’est signé BMW donc c’est sérieux et costaud. Des surpiqûres rouges viennent mettre de la couleur dans l’ensemble et la jante du volant, plus épaisse que dans la M2 nous plait davantage. Les sièges auraient pu être plus étroits pour mieux nous maintenir mais ils ont ainsi l’avantage de correspondre à tous les utilisateurs ou presque.

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Cette 1M affiche un petit 30.000 km au compteur et il faut avouer qu’elle a bien vieilli même si son propriétaire en prend particulièrement soin. Ce qui est amusant, c’est que la M2 de presse affiche plus de kilomètres. Son habitacle est plus bling-bling, comme le veut la mode actuelle qui privilégie les m’as-tu vu, mais en y regardant de plus près, la qualité n’est pas nécessairement meilleure que dans l’ancienne. Certes, la console centrale est redessinée, les boutons de l’airco et de la radio se sont inversés et le tout se veut plus dynamique dans le style mais pour le reste, l’évolution n’est pas flagrante. Ici,  les surpiqûres sont bleues. Toutes deux offrent de vraies places arrière ce qui n’est pas le cas de bon nombre de coupés. Leur coffre est également fonctionnel avec 370 litres pour la 1M et 390 pour la nouvelle.

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Sous le capot de ces deux monstres, nous retrouvons un six en ligne de 3.0 litres mais il est à double turbo en parallèle dans le cas de la 1M pour une puissance de 340 ch à 5.900 trs/min. Il est accompagné d’une boîte manuelle au sixième rapport inutile si ce n’est d’abaisser le régime pendant les fameux cycles d’homologation. Du coup, la troisième connaît une chute de régime avec laquelle il faut composer mais le couple fait alors des miracles. La solution du double turbo permet de développer une puissance plus élevée à haut régime en se débarrassant du fameux temps de réponse propre au turbo unique sans parler d’un encombrement moindre par rapport au gros turbo nécessaire pour atteindre pareille puissance.

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Pour la M2, BMW fait appel à un turbo à double entrée (twin scroll) qui est alimenté en gaz d’échappement par deux conduits séparés jusqu’à la turbine. Celle-ci reçoit ainsi une pulsation à chaque combustion du moteur pour un temps de réponse réduit à bas régime. La bleue propose ainsi 370 ch à 6.500 trs/min. La boîte de vitesses manuelle de cette voiture de presse était plus que fatiguée car nous avons rarement conduit une BMW avec un levier aussi peu ferme avec une fourchette de rapports à la sensation plus que floue…

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Le freinage a souvent été critiqué chez BMW et c’est vrai que dans le cas de la 1M, les disques ventilés et percés sur bol en aluminium sont malheureusement pincés par des étriers flottants. Autant dire qu’ils chauffent vite et qu’il ne faut pas compter sur eux trop longtemps. Une nouvelle fois, avec la M2 et malgré ses énormes disques pincés par des étriers à quatre pistons à l'avant, nous avons dû composer avec un système de freinage passablement éprouvé mais qui a toujours répondu présent lors de notre habituel parcours d’essai sur lequel nous attaquons très fort!

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Et c’est véritablement là que la M2 se révèle. Plus légère que la M4, plus compacte aussi, elle se révèle très efficace sur la route. Son comportement est naturellement sous-vireur et la teutonne est insensible au lever de pied ou au placement aux freins. Reste son comportement sur le bosselé qui ne nous a pas contraint à lever le pied mais qui nous a soudainement fait comprendre que certaines routes de notre habituel tracé étaient particulièrement défoncées.

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Notre passager d’un jour aura eu son lot de sensations fortes mais jamais la BMW ne s’est retrouvée en mauvaise posture! En fait, cette sportive est policée avec des systèmes d’aides à la conduite dignes des Série 1 diesel qui polluent nos routes. Nous avons ainsi été particulièrement surpris lorsque la M2 a freiné à notre place lors d’un dépassement retardé à l’extrême sur l’autoroute. Un comble pour une voiture avant tout destinée aux amoureux de pilotage et surtout, à ceux qui savent encore conduire sans gsm à la main ou autres babioles distrayantes… heureusement, ces bretelles électroniques sont encore déconnectables.

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Le bosselé, c’est également ce qui pose problème à la 1M. Son propriétaire nous a raconté qu’il avait été contraint de laisser filer une 120d sur des petites routes tortueuses de la province du Luxembourg, sa 1M ayant tendance à exploiter toute la largeur de la route dans le bosselé. Plus rigide que la M2, la mamy se veut plus extrême, plus pointue. Elle s’adresse aux vrais spécialistes de la propulsion qui ne seront pas effrayés par d’éventuels coups de raquette car elle se révèle bien moins prévenante que la nouvelle arrivée. Le freinage de l’ancienne est également moins efficace mais les rapports de sa boîte manuelle se montrent mieux verrouillés. Et la poussée du moteur de la 1M est également plus extrême, plus violent avec un véritable coup de pied aux fesses lorsqu’on accélère à fond. La M2 est nettement plus linéaire mais sa sonorité est plus réussie!

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Conclusions

Vous l’aurez compris, même si elles sont affiliées, ces deux BMW se révèlent bien différentes. La M2 répond à une époque où tout est davantage aseptisé, où l’on tente de ne froisser personne. Elle s’équipe de tous les systèmes de sécurité en vogue, coupe même son moteur aux feux et peux se montrer discrète en fonction de la couleur qu’elle adopte. Mais elle reste une belle machine à plaisir lorsque le terrain s’y prête et enchantera son propriétaire par le son de sa mécanique, le côté joueur de son comportement ou encore sa relative fonctionnalité. Mais la boîte manuelle peu précise et son freinage peu endurant terniront le tableau. Par contre, nous n’avons rien à reprocher à la direction qui manquerait de sensibilité selon certains collègues.

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En face, l’ancienne ne manque pas d’arguments. Plus extrême, plus tranchée, plus virile, elle procure un plaisir révolu à celui qui la maîtrise. Celui de dompter une machine de caractère même si certaines aides électroniques sont déjà présentes. Comptez 50.000 euros pour acquérir une voiture qui devrait devenir collector, BMW n’en ayant produit que 2.700 unités!

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08:50 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bmw, m2, 1m, match, rencontre, test, essai, double, allemande, 6 cylindres, nouvelle, ancienne, moderne, biturbo, coupé, sportif | | |