test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

Comme toujours chez VW, on ne change pas une formule qui marche alors pour cette sixième génération, la Polo s'offre un dessin extérieur sans grandes évolutions. Dans certaines teintes, il est même difficile de distinguer la nouvelle de l'ancienne. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'elle a encore grandi. Plus longue et plus large, elle gagne 8 cm en longueur (4,05 m) et 7 cm en largeur (1,75 m). Deux adultes peuvent ainsi prendre place à l'arrière sans souffrir de claustrophobie. D'autant que cette nouvelle Polo n'existe plus qu'en 5 portes.

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

J'aime bien

Si l'on peut reprocher à l'extérieur d'avoir évolué trop timidement, l'habitacle lui a pris un sérieux coup de jeune grâce à un bandeau qui peut être coloré de la teinte de la carrosserie (à partir d'un certain niveau de finition) mais aussi à un écran tactile de 8 pouces agréablement réactif. L'équipement progresse également avec le freinage automatique d'urgence en série sur toute la gamme ou le régulateur adaptatif sur la finition haut de gamme. Vous l'aurez compris, il est possible de se constituer une Polo à l'équipement digne d'une Golf voir d'une Passat! La finition est au top même si certains plastiques ne trompent pas.

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

Plutôt malin

On l'écrit chaque fois qu'il passe entre nos mains mais c'est définitif, on aime ce petit 1.0 3 cylindres turbo parce qu'il se montre discret, en vibrations comme en niveau sonore. Seul bémol, il se conduit comme un Diesel et rechigne à offrir plus de puissance lorsqu'on monte dans les tours. Amateur de haut régime, passe ton chemin! Très souple, il tente de compenser la longueur de la boîte manuelle mais l'ensemble développe de bonnes aptitudes face au chronomètre et rend cette Polo agréable par sa polyvalence.

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

J'aime moins

Comme souvent avec les produits Volkswagen, je trouve la Polo horriblement chère! Jugez plutôt: la version Highline essayée s'affichait, options comprises, à 27.770€. On parle d'une Polo motorisée par un petit 3 cylindres de seulement 115 ch, pas d'une berline familiale Diesel. Pour ce prix-là, vous pouvez vous offrir une Skoda Octavia 1.6 CRTDI 150 équipée de la DSG ou encore une Peugeot 308 1.2 PureTech de 130 ch pour ne prendre que deux exemples! Alors certes, les progrès technologiques sont conséquents et cela se paie mais comme toujours chez les Allemandes, le prix est vraiment excessif.

 

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

Pourquoi je l'achète

Si vous avez horreur de vous faire remarquer, si vous êtes classique et sans surprise, cette nouvelle Polo vous conviendra à merveille. Confortable, habitable, aussi à l'aise en ville qu'à la campagne, elle se révèle une compagne très agréable au quotidien. Pour les amateurs de dynamisme, il faudra revenir goûter à la GTI. Cela dit, même avec cette version, on profite d'un châssis parfait et de suspensions bien réglées. Le potentiel est là, reste à mettre des chevaux sous le capot!

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

Pourquoi je ne l'achète pas

On vous a parlé de son prix trop élevé plus avant, l'autre défaut qui nous pousserait à ne pas l'acheter se situe du côté des consommations. Les miracles n'existent pas, dès que vous demandez un surplus de cavalerie, la Polo 1.0 TSI 115 vous le facture à prix fort. Enfin, personnellement, on aurait aimé davantage de fraîcheur au niveau du look extérieur. Il va vraiment falloir se bouger chez VW parce que les Asiatiques mettent, depuis quelque temps, les bouchées doublent en matière de charme...

test,essai,roadtest,volkswagen,vw,polo,1.0,tsi,115,bm6,highline,atous,points,faibles,défauts,qualités,prix,2018

11:08 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : test, essai, roadtest, volkswagen, vw, polo, 1.0, tsi, 115, bm6, highline, atous, points, faibles, défauts, qualités, prix, 2018 | | |

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

Le charme discret de la bourgeoisie

Elle n’a l’air de rien cette 508. Desservie par un style bien plus discret que celui de la 407, elle passe un peu inaperçu. Pourtant, lorsque nous avons reçu l’exemplaire dont nous disposions pour l’essai, nous avons éprouvé un premier coup de cœur à la vue de sa jolie teinte Bleu Bourrasque joliment soulignée par des jantes de 18 pouces au dessin très réussi. Et le reste ne nous a pas déçus. Voici l’histoire d’une bourgeoise qui voulait être reine… de son segment.

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

La présentation de la 508, au dernier Salon de Paris, n’a pas soulevé l’enthousiasme des observateurs du monde de l’automobile. Chargée de remplacer à la fois les 407 et 607, cette berline a choisi la voie de la discrétion et de la sagesse. Pourtant, en y regardant de plus près, ses lignes sont parfaitement travaillées et le centre de style de la marque a plutôt réussi le difficile exercice de succéder à Pininfarina. La calandre a pris des proportions bien moins bestiales et le porte-à-faux réduit est également salvateur. Le pli des ailes avant et du capot ne suffit pourtant pas à donner une vraie personnalité à cette 508 qui joue le clin d’œil nostalgique avec ses trois ’’barrettes’’ de feux arrière rappelant les feux de la 402.

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

Régime minceur

Comparée à la 407, la 508 est 10 cm plus longue, 4 cm plus large et 1 cm plus haute. Ses voies ont également été élargies, tandis que l'empattement s’offre 9 cm supplémentaires. Malgré cela, la 508 2.0 HDi affiche en 70 kg de moins sur la bascule ce qui n’est pas négligeable. Le coefficient de pénétration dans l'air progresse également, avec une valeur remarquable de 0,27 pour le modèle qui nous occupe. Sur la route, ce n’est pas ce qui saute aux yeux. La voiture n’est guère joueuse. Mais elle impressionne par ses vitesses de passage en virage et même en mimant les mauvais conducteurs qui entrent trop vite dans les courbes sur une erreur d’appréciation, la 508 reste sereine, l’ESP se chargeant de la remettre discrètement dans le droit chemin. Dans sa configuration 136 ch, le 2.0 HDi met davantage l'accent sur la souplesse que sur la performance pure. Linéaire et onctueux, son caractère s'accorde parfaitement à celui de la suspension, capable de procurer beaucoup de plaisir de conduite tout en garantissant un confort 5 étoiles.

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

Les bienfaits des compromis

Si nous faisons confiance à notre mémoire, les suspensions de la nouvelle 508 se montrent plus souples que celles de la 407. Cela s’explique en partie par les pseudo-McPherson du train avant qui autorisent des débattements plus importants que les doubles bras parallèles réservés à la finition GT. L'amortissement filtre à merveille les inégalités du revêtement mais il montre ses limites face aux grosses déformations. Malgré son empattement agrandi, la 508 est davantage une 4 places spacieuse qu’une véritable 5 places. Notons encore que l'insonorisation est très soignée et que vous pouvez, si vous avez l’oreille mélomane, profiter d’un système hi-fi JBL optionnel. Bref, les passagers et le conducteur se retrouvent dans un environnement particulièrement agréable et les kilomètres seront avalés avec plaisir. La finition a réellement accompli des progrès même si les Français en général utilisent encore trop de plastiques différents à notre goût. Mais les bruits de mobilier ont disparus et l’ensemble donne un sentiment de qualité et de robustesse ayant fait dire à notre épouse: «on se croirait dans une Allemande!»

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

Affaire de goûts

Elle présente bien cette planche de bord. Sobre, joliment courbée, soulignée par des ouïes de ventilation simples et efficaces, elle contraste fortement avec les dessins torturés de certaines réalisations récentes. Et les encadrements des compteurs en alu mat lui donnent un côté sérieux. Le bloc central en noir brillant apporte une touche de fantaisie contenue tandis que les boutons sont simples d’accès et de compréhension. L’ordinateur de bord se contrôle à l’aide d’un joystick placé devant le levier de vitesses et n’est pas sans s’être inspiré des meilleures réalisations d’outre-Rhin. Un défaut? Non, deux! On se demande toujours pourquoi il faut ouvrir un tiroir à gauche de la planche de bord pour accéder aux boutons commandant l’ESP, l’aide au parking ou le projecteur d’indications sur le pare-brise. Et puis il y a ce volant bardé de boutons dont nous n’avons utilisé qu’un huitième et qui incite trop fortement à la distraction. Et puis vous ne nous ferez pas croire qu’il n’est pas là avant tout pour conduire. Or, celui de la 408 est peut-être le seul élément de la voiture qui ne nous as pas donné envie de conduire pour le plaisir. Autre détail qui ne manque pas de sel, le bouton d’allumage du moteur se trouve… à gauche du volant. Il faut s’y faire!

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,huat de gamme

Tarifs honnêtes

Les formes du coffre à bagages ne facilitent pas l'exploitation des 473 l de volume; les charnières du couvercle se montrent trop intrusives. De série, les dossiers de la banquette peuvent se rabattre asymétriquement. Dans l'habitacle, les espaces de rangement sont plutôt comptés mais la modularité ne faisait probablement pas partie des priorités des concepteurs. Par rapport à ses rivales directes, la 508 bénéficie d'une tarification intéressante, d'autant que sa dotation de série n'a rien de pingre. Le second niveau de finition (Active) nous semble le plus intéressant (jantes alu et climatisation automatique de série). Dans cette finition, la 508 2.0 HDI s’affiche à 27.580€ là où la Renault Latitude 2.0 dCi 150 s’affiche à 32.500€. Chez les Allemandes, vous trouvez une Opel Insigna 2.0 CDTi 130 à 26.899€ tandis que la vieillissante Ford Mondeo 2.0 TDCi coûte encore 27.750€ dans une finition intermédiaire.

Peugeot,508,HDI,essai,test,2.0,136 ch,diesel,track,route,road,qualités,défauts,prix,consommation,lion,française,berline,statutaire,haut de gamme

Retrouvez cet essai dans le mensuel AUTOnews n°235 de juillet 2011.

20:08 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peugeot, 508, hdi, essai, test, 2.0, 136 ch, diesel, track, route, road, qualités, défauts, prix, consommation, lion, française, berline, statutaire, haut de gamme | | |