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A l’image d’un autre constructeur japonais, Mazda a choisi le créneau des jeux vidéo pour rajeunir son image et tenter de faire le buzz autour de sa MX-5. Le tout s’accompagne d’une campagne mondiale appelée ″Friends of MX-5″ qui proposera quantité d’activités aux amoureux du petit roadster nippon. Mais la cerise sur le gâteau, c’est la participation à la prestigieuse finale de la MX-5 Cup disputée à Laguna Seca pour les cinq meilleurs iRacers. Explications.

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Visiblement, l’enthousiasme autour de la nouvelle Mazda MX-5 atteint un degré assez sidérant. Elue voiture mondiale de l’année, plébiscitée par une presse unanime, elle rencontre un joli succès. Et pour remercier tous les fans qui en ont fait une icône, en seulement 25 ans d’existence, Mazda a monté l’opération ″Friends of MX-5″. Des évènements sont ainsi organisés à l’attention des propriétaires mais aussi pour ceux qui partagent cette passion pour ce cabriolet deux place. Les domaines sont vastes et vont de la musique ou de l’art à la compétition automobile. C’est évidemment cette dernière qui nous intéresse plus particulièrement.

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Quatre ateliers

C’est sur le joli Parcmotor Circuit situé à Castelloli, à une centaine de kilomètres de Barcelone, que nous avons rendez-vous pour cette journée placée sous le signe de la MX-5. Malgré un encadrement chaotique - plusieurs agences évènementielles se partageant l’organisation de cette rencontre avec la presse -, nous sommes répartis en groupes pour découvrir quatre ateliers et le hasard faisant bien les choses, nous allons monter petit-à-petit en température pour terminer par l’essai sur le circuit. Mais ne brûlons pas les étapes.

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Le premier endroit ressemble à une piste de maîtrise automobile et lorsque nous nous installons au volant d’une MX-5 strictement de série, nous nous retrouvons à côté de David Dermont. Décidément, il y a toujours un belge quelque part. L’exercice est simple pour le propriétaire de propulsion que je suis, profiter de la maniabilité de l’auto en suivant un tracé constitué de cônes et se faire plaisir en jouant sur le transfert de masse pour s’offrir de grands travers se terminant parfois par un tête-à-queue. De quoi retrouver le côté joueur de l’auto mais aussi sa facilité d’utilisation.

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Piste de karting

Le second exercice a lieu sur la piste de karting avoisinant le grand circuit. Quatre instructeurs et quatre Mazda sont disponibles et les tours s’enchaînent à des vitesses un rien plus élevées que lors du premier atelier. Nos copilotes ne sont malheureusement pas tous franchement à leur aise. Quelques conseils sont donnés pour améliorer la position des mains sur le volant ou le point de corde. Parmi nos instructeurs, il y a le pilote américain Tom Long, pilote officiel en IMSA, le championnat d’endurance à la sauce américaine. Lorsque nous partons pour une série de tours en sa compagnie, les choses changent. Il est le seul à avoir déconnecté les aides à la conduite et il ne cesse de nous pousser à accélérer. Les tours de manège deviennent alors jouissifs et l’on parvient naturellement à enrouler joliment les courbes. Décidément, la mentalité américaine, cette attitude décontractée tout en faisant correctement le boulot, manque terriblement à notre vieille Europe.

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iRacer? Je passe mon tour

Nous l’avons évoqué plus haut, c’est à travers des compétitions virtuelles, organisées via le simulateur iRacing, que Mazda va sélectionner cinq participants à la grande finale de Mazda MX-5 Cup qui se déroulera sur le tracé très exigeant de Laguna Seca. Et le troisième atelier consistait, bien évidemment, à tester ce simulateur sur ladite piste américaine. Pour nous épauler, Mazda avait invité le jeune français Evan Maillard (22 ans), iRacer vu en Midjet 2.0 l’année passée. Ses conseils nous seront précieux mais vains. Difficile d’appréhender un simulateur aussi performant en dix minutes pour sortir un chrono correct. Un jeune compatriote a réussi le meilleur temps du jour mais l’histoire ne dit pas s’il a une chance de se qualifier pour le voyage aux USA…

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Heureusement, notre prestation sur le simulateur ne conditionne pas notre essai de la vraie Mazda MX-5 Cup. Pour rappel, on retrouve sous son capot le 2.0 SkyActiv de 160 ch qui n’a pas droit au moindre bonus et seule la présence d’une barre stabilisatrice trahit la préparation course alors que la batterie est reléguée dans le coffre. Le son a été particulièrement soigné grâce à un collecteur d’échappement spécifique mais les modifications touchent aussi le boîtier électronique, le refroidisseur d’huile, le radiateur protégé, la suspension avec amortisseurs réglables et ressorts spécifiques. Les jantes taillent en 17 pouces et les pneus slicks sont des BF Goodrich g-Force. Les freins sont évidemment renforcés avec des plaquettes de course et des disques signés Brembo.

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Deux petits tours

Le moment est enfin arrivé. Nous nous installons à bord de cette Cup et notre 1m86 a un peu de mal, le casque coincé entre l’arceau et les ″oreilles″ du baquet. Mais le volant tombe parfaitement sous la main tout comme le levier de vitesse. Tout l’intérieur a été dénudé pour approcher le poids minimum exigé de 1.100 kg. Certes, les habillages du tableau de bord rappellent encore le modèle de route mais dès qu’on appuie sur l’accélérateur, le doute n’est plus permis. Non pas pour la poussée du moteur, mais plutôt pour la sonorité des échappements sublimée par l’air qui s’engouffre dans l’habitacle.

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Nous avons droit à deux boucles de ce circuit de 4,14 km très vallonné et aux courbes variées. Le pace-car qui nous devance est très soucieux des écarts et lorsque nous tentons de laisser plus d’espace entre notre MX-5 et celle du journaliste qui nous devance, il ralentit. De quoi compliquer fortement notre souci de jauger réellement des aptitudes de cette MX-5 Cup. Un circuit méconnu n’aidant pas non plus à se concentrer uniquement sur la voiture. Globalement, l’auto se révèle très facile à appréhender et constitue, sur ce point, une formidable école de pilotage. Sa puissance limitée et ses slicks permettent d’attaquer tout de suite, s’ils ont été chauffés au préalable évidemment. Comme toujours dans pareil exercice, nous ne prétendrons pas égaler les chronos des pilotes officiels mais disons qu’il y a moyen de se faire rapidement plaisir sans nécessairement se faire peur.

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Johnny joue au bad boy

Un troisième tour nous est alloué aux côtés de Johnny Herbert, ex-pilote F1 et surtout vainqueur des 24 heures du Mans sur la monstrueuse Mazda 787-B aux côtés d’un certain Bertrand Gachot, en 1991. Malgré un embonpoint indéniable, le jovial Anglais a conservé un joli coup de volant. Mais ses efforts pour nous impressionner resteront vains. L’auto manque définitivement de puissance et les rapports trop longs de la boîte de vitesses rendent les successions de virages monotones. Visiblement, les freins sont prévus pour encaisser de solides décélérations car c’est sur eux que Johnny se concentre pour tenter de nous effrayer. Il tape gaiement dedans et retarde ses freinages au maximum.

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Vous l’aurez compris, cette Mazda MX-5 Cup constitue un bel étrier pour mettre le pied à la compétition. Elle n’est malheureusement pas disponible à la vente, officiellement du moins, de ce côté-ci de l’Atlantique où elle est vendue 53.000$ (46.700€) et Mazda a révélé tout récemment que 100 exemplaires de cette Cup 2016 ont été construits alors qu'ils en prévoyaient 50.

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Mais la belle surprise, c'est que depuis cet essai légèrement frustrant, Mazda nous a invité à participer aux 24 Heures de Zolder en compagnie de quatre journalistes. Et comme il faut impérativement s'aligner à une autre course pour pouvoir y prendre le départ, nous débuterons à Zolder lors de la manche Belcar de 125 minutes disputée le dimanche 3 juillet! On a la licence en poche... Y a plus qu'à! On vous en reparle très bientôt sur la page du Rédacteur Auto!

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21:22 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Circuit, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, course, mazda, mx-5, cup, propulsion, parcmotor, tom, long, laguna seca, i racing, 160ch | | |

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Face au scepticisme de certains à son arrivée, l’Audi R8 n’a pas tardé à opposer l’implacable vérité des chiffres pour s’imposer dans le monde des GT. Avec 27.000 exemplaires produits en huit ans, elle écrase la Lamborghini Gallardo, sa sœur de sang, construite à 14.000 exemplaires en… dix ans. Mais que va bien pouvoir apporter cette seconde génération? (Photos: www.alexisbernard.com)

Ne nous voilons pas la face, les évolutions stylistiques de cette deuxième mouture de la R8 sont subtiles. Certes en y regardant de plus près, on peut dénombrer de nouvelles plissures dans la carrosserie, les poignées dissimulées dans les flancs tandis que l’écope latérale est plus imposante et que le tout est élargi de 4 cm pour une longueur et une largeur inchangées. Cette version Plus est reconnaissable à son aileron arrière en carbone mais aussi à ses freins en carbone-céramique montés d’office.

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Un V10 sinon rien
Par rapport à sa devancière, la nouvelle R8 n’est plus disponible qu’avec un V10 atmosphérique. Un moteur comme on n’en fait plus, disponible en 540 ou 610 ch dans le cas qui nous occupe. Le vilebrequin à manetons décalés et l’ordre d’allumage spécifique lui donnent un tempérament digne d’une mécanique de compétition avec des envolées orgasmiques dans les très hauts régimes. Le rupteur se déclenche à 8.900 trs/min mais s’il est atteint à des vitesses vertigineuses cela se produit sans brusquerie. Il est accouplé à la boîte robotisée à double embrayage et sept vitesses. Celles-ci s’égrènent en programme auto D ou S et en fonction du mode choisi (confort, auto, dynamique ou individuel) sans oublier le bouton orné d’un drapeau à damier (mode Performance) qui vous propulse dans une autre dimension au niveau de la vitesse de passage des rapports, du comportement relâché ou encore du son. Vous pouvez également opter pour les palettes, une nouvelle fois trop courtes à notre goût, pour reprendre la main sur l’automatique.

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Performances ahurissantes
Incroyable! Certes, nous ne testons pas des V10 toutes les semaines mais de mémoire d’essayeur, nous avons rarement goûté à un moulin aussi performant. Et si la météo n’était pas avec nous durant notre essai trop bref, les chronos annoncés par Audi semblent néanmoins parfaitement plausibles. En effet, le 0 à 100 km/h annoncé en 3″2 est jouable tandis le km DA est parcouru en 19″6. Les autoroutes allemandes nous ont permis de grimper brièvement mais très rapidement à 280 km/h réels ce qui laisse à penser que les 330 km/h promis ne sont pas utopiques. Bref, cette R8 V10 Plus est un engin stratosphérique qui vous propulse à des vitesses largement prohibées en moins de temps qu’il n’en faut pour vous en rendre compte. Dans un confort et avec une facilité déconcertante. Il faut d’ailleurs se forcer pour ne pas oublier que les automobilistes que vous doublez n’imaginent même pas que l’on puisse se déplacer à pareilles vitesses. Mais là où cette R8 devient véritablement diabolique, c’est sous la pluie.

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Aquaplanage aux abonnés absents
Forte de ses quatre roues motrices, elle se joue des conditions délicates avec une facilité déconcertante. Il faut dire que notre exemplaire était chaussé de ContiWinterContact (245/35 ZR19 et 295 à l’arrière) ce qui facilitait le dialogue entre la route et la machine. Cela nous a rappelé cette aventure vécue à bord de la Viper V10 première du nom que nous avions rentrée chez l’importateur dans les mêmes conditions mais à 100 km/h tellement elle nous échappait à la moindre accélération. Ici, la R8 s’est véritablement jouée du vent et de la pluie.

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Sur le sec, son comportement est neutre dans la majorité des cas. Seuls des réglages plus affinés permettent de libérer quelque peu le train arrière. Notamment en optant pour le mode Performance qui offre alors un mordant étonnant et des placements millimétrés. On retrouve l’équilibre typique d’un coupé à moteur central mais l’avant ne nécessite pas d’être chargé pour pivoter et le sous-virage ne fait pas partie de son vocabulaire. Toujours avec ce mode extrême, les passages de rapport sont ultra-rapides, les coups de gaz au rétrogradage font de l’effet et si vous libérez l’échappement, vous êtes sûr de voir les voies se libérer à votre approche tellement elle impressionne.

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Freins carbone/céramique sifflants
Seul bémol à notre courte lune de miel, les freins sifflaient constamment alors que nous n’avons guère poussé le système dans ses derniers retranchements. Certes, la R8 V10 Plus mise à notre disposition était déjà passée entre les mains de collègues amateurs de sorties sur circuit mais vu le prix des galettes et le peu de kilomètres parcourus par cette voiture de presse, on a bien du mal à lui trouver des excuses. Et pour avoir testé les freins après une petite séance de pilotage au milieu des champs, nous n’avons guère été impressionnés par les distances de freinage.
Plus étonnant, cette GT utilise les artifices habituels pour diminuer la consommation moyenne. Stop & Start, CoD (cylinder on demand) soit la coupure en alternance de chaque banc de cinq cylindres ou encore technique de roue libre lorsqu’on évolue en mode Confort tentent de maîtriser au mieux la consommation. Ce qui ne nous a pas empêchés d’être à 20l/100 durant un essai de trois jours où la belle allemande a largement été sollicitée.

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Confort de berline
Comme les Audi les plus récentes (TT et A4 pour ne citer que celles-là), la R8 reçoit une instrumentation totalement digitale avec laquelle vous pouvez opter pour plusieurs vues. Deux indicateurs avec GPS central, cartographie imposante ou encore données liées à la radio ou aux données de conduite. La position de conduite est parfaite, surtout avec les sièges sport montés sur notre exemplaire et le volant nous a plu. Comme nous l’avons dit plus haut, les palettes auraient pu être plus généreuses mais les boutons rappelant ce que l’on peut trouver chez certaines italiennes nous ont séduits. En fait, le luxe et le confort de cette GT atteignent un niveau aussi époustouflant que ses sensations. A faible allure, en ville, la R8 se révèle agréable à vivre et pour vous donner une idée, alors que les véhicules sportifs accrochent souvent leur spoiler avant sur la rampe menant à notre garage, la R8 n’a absolument pas raclé le sol. Le compromis hauteur/confort/sportivité semble pertinent.

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Notre R8 V10 Plus gris Daytona perlé s’offrait 28.800 euros d’options portant le total à plus de 215.000 euros (prix de base: 186.500 €)! Parmi les options nous avions droit à l’échappement sport (2.268 €), les phares au laser (4.000 €), le cuir étendu dans l’habitacle (3.678 €), divers encarts décoratifs en carbone sans intérêt mais tout aussi coûteux (2.147 €) sans oublier le garnissage en carbone Sigma du compartiment moteur à 4.000 euros... (Photos: www.alexisbernard.com)

+
GT diaboliquement confortable
Performances hors norme
Multimédia et connectivité

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Freins carbone/céramique
Consommation élevée
Style sans charme

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11:41 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, roadtest, audi, r8, plus, gt, v10, allemande, 2016, nouvelle, new, 186.500, euros, 610, ch, exclusif, premium, unique, scoop | | |

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Enfin! Sorti sur PC en décembre dernier, DIRT Rally, le titre-phare de Codemasters, arrive sur console et c’est sur PS4 que nous y avons goûté. Ayant choisi récemment WRC5 à la place de Sébastien Loeb Rally Evo, nous avons découvert un jeu n’ayant rien à voir avec les deux titres cités. Plus proche du simulateur que de l’arcade, il nous entraîne à un niveau de réalisme assez bluffant.

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Ainsi, en début de carrière, vous devez accumuler de l’argent en débutant par les plus petites catégories. L’occasion de nous lancer en Rallycross, une discipline bien plus sympa que les séances de drift à la Ken Block imposées par les précédentes moutures de DIRT Rally. Le réalisme est assez bluffant et votre voiture s’améliore en fonction de vos résultats. Ayant accumulé assez de fonds, nous avons pu nous lancer dans une saison de rallye à bord d’une Lancia Stratos. Et force est d’avouer que cela n’est vraiment pas simple au départ. Par contre, nous avons adoré le réalisme des murs de neige ou encore le fait que le moindre écart en dehors de la bonne trajectoire se paie en fortes pénalités.

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Par la suite, nous avons pu nous essayer à des voitures plus puissantes sur les bosses de la Finlande ou dans les forêts galloises et nous avons été bluffés par la sensation de vitesse ressentie. Quel pied de voler de bosses en bosses au milieu des arbres! En mode carrière, vous grimpez les échelons et si l'on peut regretter qu'il n'y ait pas plus de rallyes disponibles, les spéciales se multiplient au fur et à mesure que vous grimpez dans la hiérarchie.

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Si WRC5 réussit mieux la sonorité des freinages ou encore la conduite délicate sur le verglas du Monte-Carlo, tout le reste est bien plus réaliste chez Codemasters à l’exception de la vue cockpit qui manque de finesse. Quoi qu’il en soit, il s’agit indéniablement du jeu de rallye à choisir impérativement. Bon, on vous laisse, on a un championnat à terminer…

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15:13 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Rallye | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaming, jeux, video, simulation, rallye, dirt, rally, ps4, xbox, consoles, avis, essai, super, 1010 | | |

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Prenez l’équation par n’importe quel côté, la résolution est identique: au-delà d’une certaine puissance transmise au seul train avant, il n’est plus possible d’offrir une efficacité suffisante. Avec sa nouvelle Focus RS, Ford a pris ses responsabilités en la dotant de la transmission intégrale. Hérésie ou coup de génie?

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En 1992, Ford dévoile l’Escort RS Cosworth. Une voiture qui va marquer son époque avec un 2.0 turbo qui propose à l’époque 220 ch répartis sur les quatre roues motrices. En rallye, la Gr.A était annoncée officiellement à 300 ch. De quoi légitimer pleinement l’arrivée de cette troisième Focus RS et de ses quatre roues motrices. Donné pour 350 ch, le 2.3 EcoBoost est celui que nous avions découvert à bord de la Mustang. Un moteur assemblé en Espagne, à Valence justement, à quelques kilomètres du circuit sur lequel nous avons pu goûter à loisir à l’auto. Mais nous y reviendrons. Le couple maximal de 440 Nm est délivré entre 2.000 et 4.500 trs/min et peut même atteindre 470 Nm pendant 15 secondes durant les fortes accélérations.

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Design fonctionnel

Appui et refroidissement sont les deux impératifs qui ont reçu toute l’attention des ingénieurs lors de la conception de cette RS III. La face avant s’est ainsi radicalisée avec une large calandre trapézoïdale et des ouvertures latérales échancrées pour refroidir au maximum les freins. Ils en ont bien besoin comme vous le lirez par après. L’arrière est marqué par un diffuseur chargé d’optimiser le flux d’air sous le véhicule pour réduire la traînée tandis que les deux sorties d’échappement enserrent le feu antibrouillard central à la manière de certains bolides de course. Le spoiler arrière reste relativement discret si l’on se souvient de la ″pelle à tarte″ montée sur le hayon de l’Escort RS Cosworth.

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Dans l’habitacle, vous trouverez peu de fantaisie. Certes, les sièges Recaro sont au programme et maintiennent parfaitement les occupants des sièges avant tandis que le conducteur découvre un nouveau volant à méplat gainé de cuir là où nous aurions préféré le nubuck. Le pédalier est évidemment en alliage et le tableau de bord reçoit une rangée de petites jauges additionnelles au-dessus de la console centrale pour indiquer la pression de turbo, la température d’huile et la pression d’huile. Enfin, des surpiqûres tentent d’agrémenter le tout mais cela reste plutôt léger mais en rapport avec le prix de l’engin.

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Un seul différentiel à l’avant

Le problème de toutes les quatre roues motrices, c’est le sous-virage peu gratifiant mais inévitable qui survient à l’approche des limites d’adhérence. Pour limiter au maximum cet inconvénient, les équipementiers ont développé des systèmes dits à répartition vectorielle de couple, mais leur coût les limitait aux catégories supérieures (Audi RS4 ou BMX X6 pour n’en citer que deux). Développé par GKN, le système Twinster utilisé par la Ford Focus RS pourrait bien modifier la donne. Sa principale astuce réside simplement dans le fait de n’utiliser qu’un seul différentiel sur le train avant là où les autres n’hésitent pas à les multiplier.

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Les fonctions des habituels différentiels central et arrière sont assurées par deux embrayages multidisques à bain d’huile, un sur chacun des arbres de roues arrière. Le glissement ainsi maîtrisé permet d’éviter le ripage des pneus en virage tout en faisant office de différentiel à glissement limité. Et puis ce système Twinster utilise un rapport de pont arrière légèrement plus long qu’à l’avant. Ainsi, en modulant la pression de fermeture des embrayages, on peut envoyer jusqu’à 70% du couple aux roues arrière. C’est grâce à cela que le mode Drift a pu être proposé puisqu’il permet de provoquer et d’entretenir un véritable survirage de puissance en imitant une bonne vieille propulsion.

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Rally Addict    

Les travaux pratiques commencent par une petite séance de conduite très dynamique sur les petites routes de la région de Valence. Notre équipier du jour a pris le volant pour les premiers 70 km proposés. Pilote à ses heures, il passe rapidement en mode Sport et là, la route défile très très vite. L’asphalte est parfaitement adhérant et il est impossible de prendre l’auto en défaut. L’arrière enroule les courbes et l’avant se montre accrocheur en entrée de virage. Il est plus pataud en sortie si vous entrez trop sur le train avant mais la puissance vous expédie hors des courbes sans attendre. Quelle efficacité! Et lorsqu’on pense que cette voiture propose une puissance de 350 ch bien supérieure aux Gr.A d’il y a 20 ans, on se dit que nous vivons encore une période formidable. A l’arrivée au point stop où nous devons échanger nos places, les freins fument. Il faut dire que notre collègue ne leur a rien épargné. ″Je me verrais bien prendre le départ d’un rallye avec cette auto″ concluait-il avant de nous tendre les clés.

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Une fois au volant, les sensations sont naturelles et l’auto est diablement efficace. Elle vole de courbe en courbe et avale les irrégularités de maîtresse façon. En bon élève, nous n’osons pas utiliser le mode Track et préférons attendre le lendemain pour y goûter à loisir. Certes, le parcours se termine, comme toujours, par de trop longues portions d’autoroute et de parcours en ville mais le peu de kilomètres parcourus dans les collines proches de Valence nous auront mis l’eau à la bouche et l’envie folle de regoûter très vite à cette Focus RS sur nos routes habituelles. Ce qui est sûr, c’est qu’au prix où elle s’affiche, il n’y a personne qui peut la suivre. Peut-être une Renault Mégane RS Trophy mais en ligne droite, elle verrait la Focus s’échapper définitivement…

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Drift au menu

Le deuxième jour, Ford nous convie sur le circuit Ricardo Tormo à une vingtaine de kilomètres de Valence. Un circuit habituellement dévolu à la moto mais qui a déjà accueilli la F1 durant des tests hivernaux. Les gradins qui encerclent véritablement la piste en dévers sont impressionnants et on imagine l’ambiance lors d’une manche du Moto GP. Malheureusement, les aficionados Espagnols ne sont pas présents pour assister à nos tours de piste mais c’est peut-être préférable…

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Le premier atelier nous emmène à l’écart du paddock pour tester le launch control et le mode drift. Nous sommes accompagnés d’un essayeur maison qui nous donne quelques explications avant de nous donner le feu vert. Nous ne sommes guère impressionnés par le démarrage qui nous donne juste l’impression de faire souffrir l’embrayage exagérément pour réaliser une opération que nous sommes encore capables d’effectuer correctement. Pour le drift, il faut lancer la voiture vers la corde avant d’écraser l’accélérateur à fond pour provoquer le survirage. Et limiter les mouvements au volant au maximum. Bizarrement, ce dernier opte pour les réglages les plus tendres alors qu’une direction précise nous semble mieux adaptée aux corrections millimétrées qu’il faut lui apporter pour maintenir le survirage. Certes cela fonctionne et les pneus arrière en savent quelque chose mais l’opération a un petit côté artificiel qui nous déstabilise.

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Pour le deuxième exercice du jour, nous avons droit à 3x3 tours du circuit en passant toujours par la pit-lane mais sans être obligé de porter un casque. Nous sommes le premier de la file et même si le préposé à la sortie des stands régule la circulation sur la piste, cela nous arrange bien. Chaussées en Pilot Sport Cup2 optionnels, nos Focus RS se révèlent sous leur meilleur jour. On se prend même à chauffer les gommes lors du premier run avant d’enchaîner les deux autres tours à fond en mode Track. Très efficace, la Focus attaque les cordes avec appétit mais et nous prenons un plaisir maximal à jeter l’auto à 140 dans le premier gauche là où nombre de collègues montent sur leurs freins.

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Le gauche suivant se resserre fort et là, la lourdeur de l’auto coûte du temps. Il vaut mieux freiner plus tôt pour vite accélérer que retarder son freinage au maximum. Après, les courbes sont plus naturelles et nous exploitons rapidement les vibreurs. Quel bonheur! Les gommes collent réellement au goudron et quel bonheur de freiner au panneau trop tard avant l’ultime gauche où la piste très large vous permet d’arriver en vrac sur la corde! Ce n’est pas très académique mais cela permet de constater à quel point cette auto est faite aussi bien pour le circuit que pour la route. Nous avons droit à trois tours supplémentaires mais bizarrement, à la fin de ceux-ci, notre auto est discrètement retirée de la file…

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Prix cadeau

Affichée à 39.300 euros tvac, cette Ford Focus RS est véritablement une affaire. Ses cinq portes vous permettront de justifier votre achat auprès de madame tandis que sa robe relativement discrète vous aidera à faire croire à vos collègues qu’il s’agit d’une vulgaire TDCi. Prévoyez toutefois un budget carburant en conséquence. Nous étions à 50l/100 sur le circuit, à 20 sur les petites routes et comme le réservoir n’est pas grand (51 litres), les passages à la pompe seront fréquents. Mais n’est-ce pas là un défaut bien léger en regard du plaisir offert par cette Focus RS?

20:58 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, test, ford, focus, rs, awd, 4x4, 2.3, 4 cylindres, 350 ch, track, raodtest | | |

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La saison 2016 est désormais lancée avec le Rallye de Suède où Sébastien Ogier s’est à nouveau imposé sans trop d'opposition. De la concurrence, il y en avait davantage pour Freddy Loix, qui a remporté sa quatrième victoire au Rally Haspengouw le week-end dernier mais ce fut au terme d’une solide bagarre avec Kris Princen et Chris Van Woensel. Espérons que le spectacle soit aussi agréable à suivre lors des autres manches du BRC.

Ce mois-ci, autonews a rencontré un copilote discret mais néanmoins talentueux, Bram Eelbode qui a été contacté par l’entourage de Kevin Demaerschalk pour apporter un peu de sérénité au jeune talent qui sera pilote DS cette saison. L’occasion de revenir sur une carrière riche en rencontres et en résultats. Et puis notre spécialiste des épreuves communautaires fête à sa manière les 10 ans du Challenge Bruno Thiry en prenant des nouvelles des anciens lauréats.

Du côté du cahier réservé aux épreuves historiques, vous aurez droit au compte-rendu complet des Legend Boucles de Bastogne et du Rallye Neige et Glace, mais aussi à une visite très intéressante des ateliers de MY Vintage sans oublier un dossier sur les Datsun 160J/Nissan 240 RS signé par notre encyclopédie vivante, Vincent Marique.

Pour terminer, nos pages 'Industrie' vous proposent les prises en mains de la Hyundai i20 Active, du Kia Sportage, de la nouvelle Lexus GS et de la version 200t du superbe coupé RC, ainsi que de la Toyota Prius de 4ème génération et les essais de la BMW 340i Xdrive, des DS 4 1.6 THP 210 & 2.0 HDi, de la Ford Mustang 2.3 EcoBoost convertible, de la Jaguar XF 3.0 D, de la Peugeot 308 GTi by Peugeot Sport 270 ch et du Renault Kadjar dCi 130. Vous l’aurez compris, toute l’équipe s’est à nouveau coupée en quatre pour vous offrir le meilleur. Bonne lecture!

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