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Souvent à la traîne dans le peloton des citadines turbulentes, l’Opel Corsa OPC nous revient avec la nouvelle génération accompagnée d’un autobloquant optionnel qui change la vie. Elle motrice en sortie de virage, le sous-virage est inexistant mais il faut tenir fermement le volant. Et ne pas déconnecter l’ESP sous peine de retrouver un train avant totalement hors de contrôle. Mais le confort est plutôt étonnant et la discrétion de son look appréciable par les temps qui courent.

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Pour transformer une Opel Corsa en une version OPC, la solution passe par les inévitables appendices sportifs. Parmi eux, on notera cette petite lèvre sur le capot à la manière d’une Porsche 911 GT3 RS, une double sortie d'échappement avec diffuseur, un gros becquet arrière, des jantes 18 pouces ou encore des étriers de freins 4 pistons Brembo (disponibles avec l’OPC Extreme Performance Pack avec l'autobloquant d'une valeur de 2.400€). Finalement c'est dans l'habitacle que la spécificité de la Corsa la plus sportive déçoit un peu. Car si l’on excepte la sellerie Recaro (820€), l'instrumentation, le volant à méplat, le pédalier et le levier de vitesse (trop gros et peu ergonomique), ça manque de fantaisie!

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Du souffle!
Cela n’est plus une surprise mais cela reste remarquable, ces petits moulins turbocompressés poussent fort. Identique à celui de la génération précédente, le petit 4 cylindres 1.6 Turbo développe désormais 207 ch à 5.800 tr/mn pour un couple de 245 Nm (280 avec Overboost) entre 1.900 et 5.800 tr/min, soit 15 ch et 15 Nm de plus qu'auparavant. Ce qui lui vaut des performances dans la moyenne du segment avec un 0 à 100 km/h abattu en 6″8 et une vitesse maximale de 230 km/h. Les plus écolos d’entre vous regretterons l'absence de Start&Stop et d'injection directe qui font grimper les émissions de CO2 à 174 g/km.

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Pour tout vous dire, nous on s’en moque parce que ce moulin convient parfaitement aux 1.293 kg de la bestiole. Pêchu à bas régime grâce à l'effet turbo et plutôt généreux dans l'allonge et les reprises (couple jusqu'à 5.800 tr/min), il ne s'essouffle qu'à l'approche des 6.000 tr/min. Un caractère vaillant mis en exergue par l'échappement Remus chantant et se laissant aller à quelques petites déflagrations au lever de pied. Nous aurions préféré une sonorité plus marquée mais il est vrai qu’au quotidien, cela peut vite devenir lassant.

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Comportement amélioré
Le point fort de la nouvelle Corsa OPC est incontestablement son comportement routier. Pourtant, la base est toujours celle de l'ancienne génération. Mais les modifications apportées au châssis sport et le nouvel amortissement mécanique auto-réglable Koni apportent une certaine rigueur à l’ensemble.
Le fonctionnement de ce système est simple; il agit presque comme un amortissement piloté en s'adaptant aux fréquences de rebonds enregistrées par la voiture. Terriblement efficace pour le dynamisme mais également pour le confort car même si le tarage reste ferme, c'en est fini de la planche de bois de l'ancien modèle.

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Et puis, la prise de roulis est inexistante tout comme le sous-virage. In fine, c'est l'effet du différentiel à glissement limité Draxler sur la direction qui surprend. Cette dernière étant précise mais plutôt légère, le système a tendance à guider le train avant dans les virages tout en assurant une motricité optimale véritablement bluffante. On se croirait au volant d’une quatre roues motrices tant le train avant accroche mais il faut tenir fermement le volant. Par contre, nous n’avons guère été convaincus par le mode Competition de l’ESP. Sur le réseau routier belge défoncé, l’Opel reprend ses mauvais travers et vous emmène dans des sous-virages inefficaces et le dosage à l’accélération redevient primordial.

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Laquelle choisir?
A l’heure du bilan, et en tenant compte de ses habituelles concurrentes, Ford Fiesta ST (21.850€/182 ch/1.286 kg), Peugeot 208 GTI (22.970€/208 ch/1.235 kg) et Renault Clio RS (25.200€/200 ch/1.279 kg), l’Opel Corsa OPC (22.350€/207 ch/1.203 kg) reprend des couleurs face aux françaises. La Peugeot est trop bourgeoise, la Renault trop consensuelle mais la Ford garde l’avantage à nos yeux grâce à son comportement précis, joueur mais sain. Cela dit, il faut souligner les progrès de cette Opel Corsa OPC qui encourageront les ingénieurs de la maison à l’heure de définir les réglages de la prochaine Astra OPC…

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+
Comportement en progrès
Look sympa et discret
Sièges Recaro
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Intérieur basique
Sonorité discrète

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15:40 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opel, corsa, opc, essai, test, roadtest, extreme, performance, pack, brembo, recaro, 207, ch, 1.6, turbo, traction, sportive, gti, 1.300kg, 22.350, euros | | |

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Pour ce premier numéro de sa 25ème année d'existence, autonews vous en offre encore un maximum! Jugez plutôt. Collant toujours à l’actualité, nous vous disons tout sur la nouvelle Hyundai i20 WRC que Thierry Neuville pilotera dès le Monte Carlo en janvier prochain. De WRC, il en est encore question avec les prix décernés, à la manière des Oscars, par Vincent Marique et la rédaction.

Et puis comme le veut une longue tradition, la rédaction s’est rassemblée pour attribuer nos traditionnels coups de cœur ou coups de griffes aux acteurs du Championnat de Belgique des Rallyes. Un exercice jamais évident qui demande de la diplomatie, de la clairvoyance et une petite dose de mauvaise foi. C'est notre façon à nous de dresser le bilan de la saison, avec en prime des tableaux récapitulatifs que vous ne trouverez nulle part ailleurs.

Nous revenons aussi sur le Monza Rally Show tandis que Guillaume Dilley revient sur sa carrière et nous confie ses espoirs pour 2016. Hugo Van Opstal a visité pour vous les installations de Kroon Oil, le sponsor de Demaerschalk et Kobus. Le rallycross n’est pas négligé avec un essai comparatif entre les montures de Kristof Bex et Jochen Coox tandis que le second sacre de Petter Solberg est venu clôturer la saison de WRX.

Une fois n’est pas coutume, on vous parle aussi de karting avec Stéphane Halleux qui vous a concocté un chouette dossier sur cette discipline servant bien souvent d’élan aux jeunes rallymen. Le cahier Histonews est consacré à Liège-Sofia-Liège, une épreuve renaissante que notre Rédacteur en Chef a eu la chance de vivre de l'intérieur. L’histoire ne dit pas s’il est maintenant prêt à s’élancer dans l’East African Safari… dont l’édition 2015 a couronné notre compatriote Stéphane Prévot qui copilotait Stig Blomqvist.

Ce mois-ci, les pages consacrées à l’industrie vous emmènent du côté d’Audi pour découvrir les technologies du futur. Nos essayeurs vous parlent également de la Renault Mégane 4, de la terrible Mercedes AMG C63S, de la Peugeot 208 GTi by Peugeot Sport avant de vous offrir un comparatif inédit de quatre breaks TDI très performants: Ford Focus ST - Peugeot 308 GT - Skoda Octavia RS - VW Golf GTD.

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Heureux propriétaire d’une Toyota GT86, il m’arrive d’aller drifter sur la piste de l’école de maîtrise automobile chère à Philippe Ménage près d’Hermalle-sous-Argenteau. C’est là que Vincent Radermecker m’a proposé, l’hiver dernier, de contacter Toyota Motorsport Gmbh pour voir si une participation au Spa Rally n’était pas envisageable avec leur GT86 CS-R3. Restés lettres mortes, mes mails n’ont guère abouti mais c’est bien mal me connaître que de croire que j’allais en rester là…

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Six mois plus tard, à la fin de l’été, je remets le couvert en m’adressant cette fois à l’importateur belge. Et là, ma proposition fait mouche. Il semble que TMG souhaite aligner la GT86 CS-R3, fraîchement homologuée, dans un rallye avant la fin de la saison pour en faire la publicité auprès d’éventuels clients pour 2016. Basée à Cologne, l’équipe choisit rapidement le Rallye du Condroz mais veut alors engager l’un de ses pilotes officiels. Je ne serai donc pas copilote du Liégeois pour cette première belge.

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Snijers et ses contacts

Mais au début du mois d’octobre, Patrick est contacté par d’anciens membres de l’équipe avec qui il est resté en contact depuis son passage chez Toyota au siècle passé. Ils sont demandeur de son analyse technique et savent que le Limbourgeois est un as de la propulsion. Mais Snijers hésite, il se fait prier. Parce qu’il n’est pas question pour TMG, qui est avant tout une équipe de développement et non d’exploitation, d’engager l’auto en course. Il s’agit de participer à ce 42è Rallye du Condroz en voiture ouvreuse. Le coupé ne fait que 232 chevaux et Patrick est habitué aux 400 pures-sangs de son habituelle Porsche 911. Enfin, le grand Limbourgeois n’est pas sûr de pouvoir caser sa carcasse dans le petit coupé Toyota. Finalement, tout s’emboîte et le quinqua accepte de jouer les représentants de luxe pour TMG auprès du public, de la presse et des éventuels clients.

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Succès de foule

Les choses sérieuses débutent le jeudi soir avant l’épreuve, au garage Famenne Motors à Marche où l’une des voitures de développement est exposée. Le public répond en masse, il y a plus de 300 personnes et les membres de TMG avouent déjà être impressionnés par le succès de Patrick Snijers auprès du public. Il faut dire qu’il se prête de bonne grâce aux selfies et autres portraits.

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Le lendemain matin, nous sommes invités à quelques kilomètres de là, à Bois-et-Borsu pour accompagner le multiple champion de Belgique des rallyes lors d’un de ses runs. A 57 ans, Patrick n’a décidément rien perdu de son talent. Son copilote du week-end, Jean-Pierre Delmelle, est épaté de voir qu’en deux aller/retour, l’homme a déjà jaugé le freinage et les capacités de la voiture. Le ballet des invités peut alors commencer. Le terrain choisi est parfaitement représentatif de ce qui l’attend durant tout le week-end. Du sinueux étroit au milieu des champs, de la boue, des épingles et des virages à angle droit, Patrick peut s’en donner à cœur joie pour le plus grand plaisir de ses accompagnateurs.

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Comme en vrai!

Lorsque mon tour est enfin venu, je suis prié d’enfiler une combinaison et un casque avec Hans, s’il vous plait! C’est qu’on ne badine pas avec la sécurité chez TMG. Cela dit, je suis ainsi parfaitement plongé dans l’ambiance et nos casques sont même raccordés. Cela dit, je ne vais pas oser parler à Patrick durant les quelques kilomètres parcourus. J’ouvre grand les yeux et je profite au maximum de ce moment. La voiture est très précise, il la place au millimètre et elle motrice plutôt bien pour une propulsion. Certes, les rapports de boîte semblent un peu longs mais c’est surtout en première que Patrick manque de couple. Les dérives sur la boue sont faciles à entretenir et on sent que tout en assurant le show, il ne prend aucun risque. Et puis nous avons le sentiment que la Toyota GT86 CS-R3 ne perd pas beaucoup plus de temps qu’une traction sous-vireuse en sortie de virage glissant… Bref, l’auto est bien née et même s’il lui est interdit de dire le contraire, Snijers semble se régaler.

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En course en 2016?

D’ailleurs les passages en glisse auxquels nous assisteront durant l’épreuve en seront la preuve. Et le bilan dressé par Patrick à l’issue des 240 kilomètres disputés contre le chrono ne trompe pas tandis que les chronos relevés par les membres de TMG semblent parfaitement les satisfaire.

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″J’ai tout de suite été séduit par son comportement et sa motricité assez impressionnants, nous confiait le Limbourgeois. L’auto est très stable et l’on sent tout de suite qu’ils ont bien travaillé. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir au volant de cette voiture inédite en Belgique. Bon, si je veux être honnête avec vous, j’avouerai que le couple est trop limité et que le premier rapport est trop long pour les routes belges. Mais l’ingénieur japonais qui était présent avec nous durant tout le week-end sait ce qu’il peut encore faire pour améliorer cela. L’équipe est jeune mais je suis prêt à m’aligner en course avec eux en 2016! Et je peux déjà vous dire que les discussions sont engagées puisque Ypres et l’East Belgian Rally ferait partie de leur Coupe Rallye la saison prochaine.″

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Affichée à 84.000 euros htva, cette Toyota GT86 CS-R3 n’est pas offerte mais il faut y voir le prix d’une originalité indéniable face aux petites tractions qui pullulent dans cette catégorie et puis vous ne devez rien investir dans les pièces détachées puisque TMG sera présent sur les manches de la Coupe avec un camion qui en sera rempli.

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15:35 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai, Rallye | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toyota, gt86, cs-r3, essai, snijers, patrick, co-driver, huy, condroz, rallye, brc, tmg, 2016, coupe, cologne | | |

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Alfa Romeo. C’est la marque qui nous vient à l’esprit lorsque nous dressons le bilan de cette semaine passée en compagnie de la nouvelle Jaguar compacte. D’abord à cause d’un comportement dynamique inattendu à bord de cette diesel à boîte automatique. Mais aussi par ses imperfections qui font tout son charme. De là à prétendre qu’elle va pouvoir se hisser au niveau de la concurrence essentiellement allemande, il y a un pas que nous ne franchirons pas encore.

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Souvenez-vous. Nous sommes au début des années 2000 et Ford achète Jaguar et tente de placer la marque au félin dans le segment des familiales accessibles. Mais la Jaguar X-Type est un désastre. Le châssis n’est pas bon, et les diesels qui la motorisent sont issus de la gamme Ford: un 2.0d de 130 ch et un 2.2d de 155 ch. Ces moteurs ont été remaniés par les ingénieurs Jaguar mais cela ne suffit pas. L’opération est un fiasco et même si certaines sociétés de location la prennent dans leur gamme, l’image de la marque en prend un sérieux coup. Le modèle est abandonné lors du rachat par les Indiens de Tata. Et puis en 2015, c'est le retour de la marque au félin dans le segment des familiales compactes avec l'arrivée de la XE.

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Air de famille

Le plus gros reproche que certains font à la petite dernière, c’est de ressembler au reste de la gamme. Un comble lorsqu’on sait que c’est la politique d'une certaine concurrence où il est souvent bien difficile de reconnaître les modèles entre eux. La XE a droit à une face avant assez agressive accompagnée ligne de toit effilée et d’une poupe manquant de personnalité. Mais l’ensemble est une réussite malgré tout. Malheureusement, cette ligne de toit en pente douce complique l’accessibilité aux places arrière où la hauteur est comptée si vous mesurez plus d’1m85. A l’avant, l’habitabilité est correcte. Et pour en terminer avec l’espace à bord, pointons le coffre au volume correct mais aux formes irrégulières, transmission arrière oblige. Vous l’aurez compris, la XE n’est pas la voiture la plus pratique du marché.

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La conduite en exergue

Nous sommes probablement les seuls essayeurs à le faire mais nous roulons très souvent sans musique. Et là, le verdict est souvent sans appel. Alors comme tout diesel qui se respecte, le 2.0d de la Jaguar, propriété du groupe JLR, est bruyant à froid mais il se montre aussi très présent, en bruit et en secousses, lors des redémarrages du start & stop. Par contre, la puissance de180 ch et le couple de 430 Nm sont bel et bien présents. La boîte automatique ZF à huit rapports est plutôt plaisante en usage quotidien mais si vous souhaitez du répondant, laissez-la toujours en position S. Une position Sport qui concerne aussi l’électronique. Et là, c’est une bonne surprise qui nous attendait.

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Nous étant retrouvés sur une route très sinueuse au beau milieu de la nuit, nous avons pu goûter pleinement à la légèreté de la voiture (coque à 75% en aluminium) et à son train arrière propulseur. D’un splendide équilibre, la XE se laisse guider du bout des doigts, direction très directe et précise oblige, et enchaîne les virages à la manière d’une sportive, sans prise de roulis et en se calant parfaitement sur ses appuis. Bref nous avons découvert une vraie voiture à conduire comme l’étaient les Alfa du siècle passé… Vivement l’essai d’une version essence au caractère plus affirmé.

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Légères contrariétés

A l’intérieur, les espaces de rangement sont suffisamment nombreux mais la qualité de finition laisse encore à désirer pour une voiture dite «premium». Il subsiste trop de plastique sur le tableau de bord et l’absence de garnissage de la partie inférieure de la plage arrière est inexcusable à ce prix. Nous ne sommes pas non plus convaincus par l’emplacement des commandes de lève-vitre ou encore par les deux tiges cachées dans le coffre (que nous avons longtemps cherchées) et qui servent à déverrouiller le dossier (1/3-2/3) de la banquette arrière. Si le volant et la commande de boîte qui se lève au démarrage appartiennent désormais à la marque, le reste de la planche de bord est dépourvue de cette touche anglaise si présente dans d’autres modèles.

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Comme pour justifier sa place sur le marché, la Jaguar XE n’est pas donnée (37.490€ pour la finition Pure, modèle d’accès de la 2.0d en boîte auto). Heureusement, sa dotation de série est nettement plus riche que chez ses concurrentes allemandes et l’entretien est gratuit pendant 3 ans! On appréciera aussi les 4 exécutions et les options à prix plus intéressants qu’ailleurs. Et si Jaguar prévoit 3 ans de garantie, sa valeur résiduelle inconnue va lui compliquer la vie au sein des flottes; compte tenu du faible rejet de CO2 et de l’image de marque, elle devrait pourtant être bonne.

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Super châssis, plaisir de conduite

Proposition originale

3 ans de garantie et d’entretien gratuit

Consommations contenues (6,5 l/100 km)

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Finition perfectible

Moteur sonore

Habitabilité moyenne

09:27 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jaguar, xe, 2.0d, diesel, berline, anglaise, essai, test, roadtest, new, 180ch, 430nm, propulsion, 37.490, euros, prix, tarif | | |

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Sur quelques semaines de temps, on a baissé le rideau sur la plupart des championnats de rallye, tant sur la scène internationale qu'en Belgique. Avant la très courte trêve du WRC, Autonews revient sur les deux dernières manches disputées en Espagne et en Angleterre. L’une a salué la première victoire d'Andreas Mikkelsen tandis que l’autre a permis à Sébastien Ogier de terminer l’année en beauté en renouant avec ses bonnes habitudes. Une saison que Thierry Neuville tentera d’oublier au plus vite pour aborder 2016 dans de meilleures dispositions.

Chez nous, cette fin de saison a vu Cédric Cherain s’imposer dans son rallye en optant de manière opportune pour une WRC pour avaler au plus vite les spéciales condruziennes. Vincent Marique et Hugo Van Opstal vous disent tout sur cette épreuve toujours aussi exigeante envers les hommes et les machines.

Un terrain propice à la découverte pour TMG qui avait réquisitionné Patrick Snijers afin de promouvoir sa GT86 CS-R3 dans laquelle Benoît Lays s’est installé durant un court run, comme passager, pour constater son efficacité.

Et puis votre magazine favori est allé à la rencontre de deux jeunes espoirs avec les interviews de Stéphane Lefebvre, ce jeune Nordiste qui devrait se voir offrir une saison complète en WRC par Citroën pour mieux préparer 2017 et le retour officiel de la marque au plus haut niveau, et d’Andy Dewallef, le champion Junior du BRC qui semble avoir la tête bien faite du haut de ses 19 ans.

Retrouvez également les dernières nouvelles des épreuves communautaires mais aussi des circuits nationaux et internationaux.

Le cahier Histonews est pour sa part consacré à l’annexe historique du Rallye du Condroz mais aussi au Tour de Corse et au Rallye du Portugal réservés aux VHEC.

Enfin nos essais du mois concernent les découvertes de l’Audi A4, des DS 4 et DS 4 Crossback, de l’Infiniti Q30, de la Renault Talisman ou encore de la Seat Ibiza Cupra. En Belgique, nous avons plus longuement testé les Hyundai Tucson 1.6 T-GDi et 1.7 CRDi, la Lexus NX 2.0T, la Mercedes GLE Coupé 350d ou encore l’Opel Corsa OPC.

Voilà de quoi remplir vos soirées au coin du feu en attendant le retour des beaux jours.

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