A6100018_large.jpg

Après presque sept ans d'existence, la troisième génération de l'Audi A6 sera remplacée au prochain salon de Detroit. Et même si cela ne se voit pas au premier coup d'oeil, l'évolution est de taille. Les feux arrière sont bien plus fins et effilés qu'auparavant, alors que le regard se montre plus expressif. Les proportions changent également: avec ses 4,92 m de long, cette quatrième génération d'A6 rétrécit d'un centimètre, mais son empattement s'étire de sept centimètres. Et le conducteur ne semble pas avoir été oublié puisque cette A6 est basée sur la plate-forme MLB introduite par les actuelles A4 et A5. Cette routière soigne sa répartition des masses pour gagner en agilité, alors que l'utilisation plus large de l'aluminium lui permet de perdre du poids.

A6100029_large.jpg

Côté motorisations, les modifications sont conséquentes avec un objectif commun à toute la gamme: plus de puissance et moins de consommations. En attendant une déclinaison plus modeste, le 2.0 TDI débute ainsi à 177 ch. Si le 2.7 TDI disparait, le V6 3.0 TDI est proposé en deux puissances, comme sur les A7 et A8: 204 ou 245 ch. Quant aux inconditionnels de l'essence, ils devront se tourner vers deux V6 dans un premier temps: le 2.8 FSI atmosphérique, porté à 204 ch, et le 3.0 TFSI à compresseur, qui grimpe à 300 ch. Enfin, une inédite version hybride est d'ores et déjà annoncée: elle reprendra le quatre-cylindres 2.0 TFSI de 211 ch associé à un moteur électrique de 45 ch.

A6100039_large.jpg

Dans le viseur de cette nouvelle A6, les BMW Série 5 et autres Mercedes Classe E devront assurer. Car la liste des équipements disponibles sur ce nouveau fleuron de la marque aux qautre anneaux est longue: il sera notamment possible d'opter pour un affichage tête haute, une alerte de franchissement involontaire de ligne, un assistant au stationnement ou encore un système de vision de nuit. On retrouve aussi le système multimédia étrenné par l'A8, avec son pavé tactile qui permet d'entrer adresses et numéros du bout du doigt, une climatisation quatre zones et un éclairage entièrement constitué de diodes. Sans oublier une offre de transmissions sans équivalent sur le marché: outre la classique commande manuelle à six rapports, vous aurez le choix entre une boîte à double embrayage S tronic, une transmission à variation continue Multitronic et une automatique à convertisseur et huit rapports. Mais cette une diversité de l'offre aura, comme le veut une tradition chère à la marque un prix qu'il faudra assumer si vous êtes amateur!

A6100028_large.jpg

 

18:13 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : audi, a6, nouvelle, berline, 2011, génération, tfsi, tdi, moteurs, options, choix, présentation, salon, detroit | | |

side.jpg

Depuis que le collectionneur milliardaire, Jim Glickenhaus, a entrepris la construction d'une seconde Ferrari P4/5 en vue de l'aligner aux 24 Heures du Nürburgring en mai 2011, tout est permis en matière d'élucubrations totalement hors de prix. Ainsi, il semblerait que Michael Stotschek, l'homme qui est à la base de la renaissance de la Lancia Stratos, souhaite en aligner une version GT2 dans les compétitions réservées à ce genre d'engins où nous retrouvons déjà des Ferrari F430 ou des Porsche 911 GT3-RSR.

 

toprear.jpg

Ce travail aurait été confié à Danisi Engineering, société italienne déjà coupable de nombreuses transformations sur bases Fiat, Alfa Roméo, Iveco ou encore Pininfarina dans le cadre de compétitions de tourisme ou du Dakar.

lanciastratosgt2-top.jpg

21:21 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Circuit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lancia, stratos, gt2, piste, circuit, compétition, projet, développement, futur, le mans | | |

357097_60188for.jpg

Joli cadeau d’adieu

500 exemplaires de 350 chevaux

Lancée en 2009 pour célébrer les dix ans de la Focus et les 40 ans de la griffe RS chère à la marque à l’ovale bleu, la Focus RS a rencontré bien plus qu’un succès d’estime. Il faut avouer que son tarif démocratique et l’excellence de son train avant ont rapidement convaincu les nostalgiques des Sierra Cosworth RS et autres Escort Cosworth RS. En attendant la remplaçante de l’actuelle Focus, Ford offre une dernière tournée sous forme d’une fantômatique RS500.

 

Au crépuscule de la carrière de l’actuelle Focus, dont la 3e génération, déjà dévoilée lors du dernier salon de Genève, n'arrivera qu'au 1er trimestre 2011, la série limitée RS500 a été accueillie comme sa devancière et il a fallu se battre pour obtenir l’un des 500 exemplaires construits. A tel point qu’en Grande Bretagne, Ford UK s'est vu contraint de proposer une préparation mécanique sous forme d'évolution adaptable à la version classique afin de consoler les retardataires, à l’image de ce qui se fait chez Abarth avec les kits Essesse disponibles sur les bombinettes marquées du Scorpion.

 

Digne héritière

Car les fidèles des Ford sportives l'ont rapidement compris, la RS500 se pose en digne héritière de la Sierra Cosworth RS500, rendue célèbre sur la piste par ses nombreuses victoires et dans la rue par son aileron monumental. L'exclusivité de sa descendante est garantie par sa production limitée à 500 unités, sa teinte noire mate spécifique - en l'occurrence un film adhésif conçu par 3M appliqué à la main sur chaque exemplaire à sa sortie de l'usine allemande de Saarlouis -, ses jantes noires de 19 pouces, sa puissance portée de 305 à 350 ch et son tarif rehaussé qui n'a visiblement pas refroidi les ardeurs des candidats-acheteurs! A bord de l'engin, le rouge s’affiche; un coloris faisant écho aux étriers de freins que l'on retrouve sur les irréprochables sièges Recaro mais aussi pour les surpiqûres du volant, du levier de vitesse et des contre-portes sans oublier l'incontournable plaque numérotée au tableau de bord. Une fois parfaitement installé à bord, nous avons une nouvelle fois été surpris par le caractère très lyrique de sa mécanique. Son échappement prolixe en gargarismes, grondements et pétarades et son turbo sifflant à tout-va et régurgitant gaiement les gaz sous pression au lever de pied font de sa conduite une expérience unique.

 

357091_60188-g-for.jpg

 

Avion furtif?

Pour la bande son, la RS500 ne se distingue guère de son homologue de 305 ch. Par contre, le ton monte lorsque nous abordons le chapitre des accélérations. Éloquentes sur le modèle classique, elles deviennent explosives sur cette série limitée une fois passés les 2.500 tr/min. Et cela semble interminable avec l'entrée en action retardée de la soupape de décharge du turbo. La souplesse y gagne encore: plus que jamais, il apparaît inutile de brutaliser le 5 cylindres pour en tirer la quintessence. Celui-ci relance l'auto avec une énergie folle quel que soit le régime ou le rapport engagé. Revolve Technologie, en charge de cette préparation, n'a pourtant retravaillé le 5 cylindres 2.5 que dans le détail en revoyant à la hausse le format de son échangeur air/air et de son boîtier d'admission, en recalibrant sa gestion électronique et en renforçant la pompe à carburant, plutôt qu'en retouchant à la pression de suralimentation du turbo, toujours fixée à 1,4 bar. Restait à vérifier la capacité du châssis à encaisser sans défaillir les 350 ch obtenus. Trois pilotes se sont relayés afin de boucler 500 tours non-stop du Nürburgring et le verdict est clair: bonne pour le service!  

 

357092_60188-b-for.jpg

 

L'efficacité atteint des sommets

Il faut dire que le train avant à pivots découplés et l'autobloquant de cette Ford accomplissent de nouveaux miracles. La cavalerie n'a en effet pas plus de mal à passer au sol que sur la RS classique, malgré les 45 ch et 20 Nm de couple supplémentaires (soit 460 Nm disponibles entre 2 500 et 4 500 tr/min). Certes à pleine charge, des hésitations légèrement plus sensibles du museau dans le maintien de cap sont inévitables mais les effets secondaires rencontrés sur les grosses tractions sont à nouveau parfaitement contenus. Face au chronomètre, les progrès n'ont rien de spectaculaires mais confortent la Focus au sommet de la catégorie face aux Mazda3 MPS, Seat Leon Cupra R et autres Renault Mégane RS. Le 0 à 100 km/h gagne ainsi 0,3 secondes à 5’’6, et la vitesse maxi 10 km/h pour pointer à 265 km/h. Moins concerné par les quelques améliorations de cette préparation, le châssis de la RS500 reste fidèle à lui même: exceptionnel. L'amortissement rigoureux mais jamais brutal, le train avant rivé au sol, l'arrière volontiers mobile au lever de pied et les commandes fluides et précises participent au plaisir intense éprouvé au volant. On regrettera seulement, à nouveau, la position de conduite un peu trop haute et la finition pas toujours à la hauteur de l'engin.

 

357093_60188-c-for.jpg

Objet de culte

Futur objet de collection, cette série limitée fera sans peine le bonheur de ses 500 heureux propriétaires qui épancheront largement leur soif d'exclusivité. Inutile de préciser qu'il sera vain de se précipiter en concession pour en décrocher un exemplaire, tous les modèles ayant déjà été attribués. Pour les retardataires, il restera donc le marché de l'occasion, où le prix déjà salé de cette machine exceptionnelle pourrait bien s'envoler.

21:35 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essai, ford, focus, rs500, noire, sportive, rare, 500 exemplaires, 350 chevaux | | |

63848.jpg

Vous trouvez la Mercedes SLS AMG trop féminine? Le préparateur Brabus dispose peut-être de la solution pour viriliser la supercar de la marque à l'étoile avec un kit aérodynamique baptisé "Widestar". Celui-ci comprend de nouveaux spoilers avant et arrière, un diffuseur inédit et des passages de roues élargis. Les ingénieurs allemands ont modifié les bas de caisse afin d'optimiser l'écoulement de l'air entre les essieux. Brabus s'est rendu en soufflerie pour tester tous ses éléments en carbone. Les clients auront le choix entre une finition matte ou brillante.

63851.jpg

Techniquement, l'assiette a été abaissée de 30 mm et une nouvelle suspension ajustable est de la partie, développée en partenariat avec Bilstein. Sous le capot, le 6.3 litres V8 reçoit un échappement en titane, qui fait passer la puissance de 571 chevaux à 581 chevaux.

63857.jpg

15:40 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mercedes, sls, amg, brabus, préparateur, tuning, allemand, nouveauté, kit, carrosserie, préparation, moteur, v8, 6.3, 581 ch | | |

384467_NMGB_365_10.jpg

Le moins que nous puissions écrire, c'est que la voiture életrique est loin de faire l'unanimité. Ainsi, lors de l'élection de la voiture de l'année 2011, de nombreux jurés ont classée la Nissan Leaf dernière alors que celle-ci l'emporte au final. mais le caractère innovant de cette japonaise entièrement conçue pour une propulsion électrique et l'homogénéité de ses prestations ont fait oublier ses inévitables défauts: autonomie faible, tarif élevé et long temps de recharge. La compacte nipponne a aussi relégué loin derrière les seuls autres modèles "branchés" de ce vote: aussi coûteux mais bien moins habitable, le trio Mitsubishi i-MiEV/Citroën C-Zero/Peugeot iOn ne s'était même pas qualifié pour la phase finale.

X_14079_1.jpg

La Nissan Leaf a obtenu 257 points. La deuxième est l'Alfa Romeo Giulietta avec 248 points. En troisième position, on trouve l'Opel Meriva avec 244 points. Les autres finalistes ont obtenu les scores suivants: Ford C-Max/Grand C-Max (224 points), Citroën C3/DS3 (175), Volvo S60/V60 (145) et Dacia Duster (132). Nissan avait déjà remporté ce titre une fois auparavant, en 1993, avec la Micra.

X_14457_4.jpg

 

12:05 Écrit par Benoît Lays dans Actualité, Industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nissan, leaf, électrique, voiture de l'année 2011, voiture, année, 2011, nouvelle, élection, vote, jury, palmarès | | |